LES LIVRES

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Paru fin octobre 2013 : une brochure intitulée "Chouans : sujet tabou ?", en complément à l'ouvrage "Qui a tué Poulain-Corbion ?"
aux éditions Montagnes Noires, 32 pages, 5€

couvertures-brochure

 Paru en avril 2013 aux éditions Noires des Ragosses (Apogée Rennes)

(distribution Cap-diffusion Ouest-France) 

Roman noir,   204 pages, 11 €

couverture

Un reportage de France 3 Bretagne sur ce livre,
réalisé par Séverine Lebreton et monté par Gwénaël Hamon
: ici 

***
La critique de Bretagne Ile de France (juin 2013), signée Luc Jaume :
"Jean Kergrist nous offre là un polar qui, mine de rien, aborde des problèmes de notre époque et cela en un polar plein d'humour, de situations cocasses, truffé de bons mots et truculent en diable... Un régal !"

***
La critique de Patrice Verdure ( Cri de l'ormeau ) : ici
"on se marre bien et on est content à la fin quand les affreux passent à la casserole."

La critique de Claude Nocher : ici
"Même si l'on n'est pas familier des chemins vicinaux bretons, des panoramas offerts par les Monts d'Arrée, des localités citées ici, ça n'a finalement aucune importance. Le décor n'est là que pour évoquer le devenir de l'agroalimentaire dans cette région"

La critique d'Yvon Eireann : ici
"Des hommes politiques et quelques industriels passés à la moulinette par l'auteur, et par-ci, par là des gens du cru....ainsi que quelques belles poulettes élevées aux grains de sel, bien entendu !"

La critique du Télégramme (Roselyne Veissid) : ici 
"L'ouvrage n'est pas un manuel de sociologie centre-bretonne. Généreusement assaisonnée de clins d'oeil gentiment moqueurs aux deux quotidiens locaux mais joyeuse, loufoque et enlevée, comme sait si bien en trousser l'auteur, cette noire comédie s'intitulle "Trousse cocotte."


La critique d'Ouest-France (29/05/13) :
"Jean Kergrist, auteur prolifique, s'offre une parenthèse dans le futur"


La critique du Courrier Indépendant (10 mai 2013) :
"Jean Kergrist file les métaphores pour notre plus grand régal, avec une langue verte et l'art du détail. Ceux qui ont aimé son précédent livre "Grosse déglingue" auront beaucoup de plaisir avec ce nouveau roman noir, très noir."

Paru à la mi-avril 2012 aux éditions des Montagnes Noires, 190 pages, 16,90€
Distribution Coop Breizh
couverture
    Dans la nuit du 4 au 5 brumaire an VIII (26 au 27 octobre 1799), un détachement de plus de 1000 chouans, venus de tous les coins de Bretagne, envahit Saint Brieuc - à l’époque Port Brieuc - pour attaquer la prison.

    Gardes républicains et militaires sont vite débordés. Les chouans, en fin de nuit, parviennent à libérer les prisonniers. Au matin, une dizaine de cadavres gisent sur le sol, dont celui de Poulain-Corbion, 56 ans, Commissaire exécutif du Directoire. S’est-il retrouvé, cette nuit-là, par hasard, sur la route des chouans ? Serait-il un fuyard victime d’une balle perdue ? Voulait-il, au contraire, défendre sa ville et son idéal républicain ? Était-il déjà connu de ses exécuteurs ? Depuis deux siècles, les opinions divergent à ce sujet.

    Le 18 brumaire, treize jours plus tard, le Consulat de Napoléon sonnera le glas de la première chouannerie. Cette histoire constitue le dernier grand affrontement armé entre chouans et républicains en Bretagne. Un face-à-face dans lequel plongent toujours nos racines antagonistes.

La critique d'Alain-Gabriel Monnot dans Bretagne Actuelle :
http://www.bretagne-actuelle.com/republicains-et-chouans-en-bretagne-selon-jean-kergrist/livres/essai/227-1-19

Républicains et Chouans en Bretagne selon Jean Kergrist
Qui a Tué Poulain Corbion? / Editions des Montagnes Noires/ Avril 2012 / 192 pages


Jean Kergrist publie aux récentes Editions des Montagnes noires ( Gourin) une passionnante étude au sujet des rapports conflictuels entre Républicains et Chouans dans les Côtes-du-Nord de la toute fin du XVIIIè siècle. Un ouvrage très documenté, vrai plaisir d'historien soutenu par une langue vive et somptueusement colorée. Un régal !

Il faut souvent prendre les clowns au sérieux. Jean Kergrist en est la preuve sans contredit. Lui qu'on a connu saltimbanque, clown atomique, clown agricole, batteur d'estrades, est aussi - mais qui ne s'en doutait ? - un penseur, un historien dévoreur d'archives, bref un intellectuel au sens le plus riche et le plus fondé du terme. Qui a tué Poulain-Corbion ?, étude historique serrée consacrée à la mort du Commissaire exécutif du Directoire de Saint-Brieuc ( alors Port-Brieuc) dans la nuit du 4 au 5 brumaire an VIII ( 26 au 27 octobre 1799 ) confirme cette aisance et ce talent. L'ouvrage, à la fois thèse savante et saga historique truculente, revient dans les moindres détails sur cette nuit agitée qui vit un millier de Chouans investir Saint-Brieuc pour y attaquer la prison.

On a plaisir réel à revenir deux siècles en arrière et à comprendre avec Jean Kergrist que, sans renier aucunement l'oeuvre révolutionnaire, on peut se pencher avec intérêt sur les motivations des Chouans, lesquels, loin d'être tous des obscurantistes soumis à Dieu et au Roi, luttaient à leur façon obstinée contre certains abus et profits malhonnêtes de certains nouveaux maîtres du temps lesquels saisissaient le commode prétexte révolutionnaire pour tirer indécent profit des expropriations des certains paysans accusés de "mal penser".

Somme toute, le livre nous renvoie à nos " racines antagonistes" et c'est à juste titre que Jean Kergrist cite Mona Ozouf qui évoque dans son magistral essai Composition française ( Gallimard, 2009) nos "pensées belliqueuses et contradictoires". Car, au-delà des idéologies, ce qui passionne toujours Jean Kergrist ( et nous comme lui), c'est la révolte de l'homme humble, spolié par le pouvoir en place et qui n'a à la pensée ou à la bouche que cette phrase qui sera durant toute l' Occupation allemande la fière devise de Jean Guéhenno : " Mais la servitude finira".

On lit donc un ouvrage dense de près de 200 pages, sans l'ombre jamais d'un ennui ou d'une lassitude. Sous la plume enjouée de l'auteur déjà remarqué des Bagnards du canal de Nantes à Brest, Saint-Brieuc et ses campagnes environnantes deviennent passionnément modernes. On y retrouve des lieux-dits inchangés, des rues familières. On se plait à ce récit épique de combats souvent maladroits, désordonnés. On y lit par dessus tout la volonté farouche des hommes de se libérer du joug de ceux qu'ils jugent être leurs oppresseurs - en tous temps, en tous lieux. En cela, Kergrist touche vraiment au but : son insoumission permanente nous séduit - infiniment.

Alain-Gabriel Monot.
publié le 17-08-2012


peuple breton
Peuple breton juin 2022, page 29

Ormeau

article Télégramme
Article du Télégramme qui a mis le"feu aux poudres".
Il résume bien la problématique…. même s’il comporte quelques petites approximations et jugements.
Il est l’œuvre d’une journaliste, non de l’auteur. Vive la liberté de la presse, conquête des Lumières et de la Révolution française !

Rôle de l'historien :
Il est différent de celui du journaliste. Il ne soit pas risquer l'anachronisme en s'encombrant de jugements  moraux, car les sociétés évoluent.
Son rôle consiste avant tout à rechercher et à vérifier les faits (critique interne et externe).

Libre ensuite à chacun de se faire son jugement moral.


***

NOTE D’HISTOIRE, EN MARGE DE CETTE PUBLICATION


I - Faut-il reconstruire la statue de Poulain-Corbion
place Général De Gaulle à Saint-Brieuc ?



Répondre à la question de la reconstruction de la statue à Poulain-Corbion, sculptée par Pierre Ogé en 1889 et détruite par les Allemands en 1942 - comme beaucoup me le demandent déjà - ne constituait pas l’objet initial de ma recherche aux archives. Encore moins du film que je prépare. Je n’entends donc pas entrer en polémique à ce propos… même si j’aborde, très accessoirement, cette question à la fin de mon ouvrage.


platre
le douuble en plâtre, sculpté pat Pierre Ogé.
Il manque encore les clefs dans la main droite





Ma recherche historique s’appuie sur des références précises à des documents d’archives et chacun pourra, à partir de ces documents - et des 258 notes de bas de page - ainsi que de sa sensibilité, se faire une idée personnelle sur le sujet. La question de la statue semble tenir davantage de la symbolique sociale et politique que de l’histoire proprement dite… une symbolique revue, corrigée, fin 19ième siècle, par la nécessité, à cette époque, de renforcer l’unité nationale autour d’une troisième République encore fragile.


***

Après quatre ans de recherche et de confrontation aux documents, je me permets toutefois, comme éventuelle aide à la décision, d’avancer quelques considérations pour le moins nuancées.
Tout dépend, en effet, du but recherché :


1- S’il s’agit d’honorer un citoyen briochin, délégué aux Etats Généraux de 1789 ayant voté
l’abolition des privilèges ainsi que la déclaration des droits de l’homme, on a le choix entre deux personnalités : Jean Poulain de Corbion, (1743-1799) né à Quintin, et Julien Palasne de Champeaux, (1736-1795) né à Saint Brieuc. La place des droits de l’Homme serait, dans ce cas de figure, un lieu approprié à une telle commémoration.

2- S’il s’agit d’honorer un ardent défenseur républicain de la ville, c’est une statue au capitaine Denbrine qui naturellement s’impose : c’est lui qui avait caché la clef de la poudrière - située à l’intérieur d’une des tours de la cathédrale - dans un trou au pied de son lit de camp, à la caserne des Ursulines, et qui a fait courir les chouans toute la nuit sans leur révéler son secret.
Le jeune Le Provost, 14 ans, fils d’un des administrateurs de la ville, a également fait montre d’un grand courage en protégeant la fuite de son père et en s’interposant entre sa mère et les fusils des Chouans en criant « Vive la République ! »

3- S’il s’agit d’honorer la victime la plus connue de cette nuit tragique du 4 au 5 brumaire an VIII où les chouans ont envahit la ville pour libérer les prisonniers : c’est manifestement Poulain-Corbion, commissaire du Directoire de la ville, qu’il faut mettre en avant, même s’il n’a pas été la seule victime, côté républicain. En effet, six gardes, défendant leur ville les armes à la main, et dont on possède les noms, ont été aussi tués cette nuit-là par les Chouans.

4- S’il s’agit - au nom du régionalisme, de la réconciliation ou du recul historique de plus de deux siècles - de tourner la page sur cette guerre civile en honorant tous les morts des deux camps, il faudrait, en ce cas, y associer aussi les 10 chouans, dont l’histoire n’a pas retenu les noms, tués en ville ou a proximité, ainsi qu’une quarantaine d’autres au château de l’Hermitage Lorge, lors de leur repli.

5- S’il s’agit, dans la perspective d’idéaux inspirés des Lumières et de la Révolution française, d’honorer l’intégrité morale et civique ou le courage républicain, Poulain-Corbion, juge au tribunal de commerce de février 1792 à mars 1795, puis procureur syndic jusqu'en octobre 1797, qui a largement mis à profit ses fonctions officielles pour acheter de nombreux biens nationaux, dont quatre métairies alentour - j’en dresse une liste précise, nominative et circonstanciée dans mon ouvrage - n’est sans doute pas le mieux placé pour incarner ce rôle symbolique, d’autant plus que, prévenu de l’attaque des chouans, il avait fait publier la veille, par crieur public, une « bannie » recommandant aux briochins de ne pas sortir cette nuit-là de leurs maisons.


statue
Poulain-Corbion, représenté par Pierre Ogé en dandy élancé,
repoussant les Chouans d'une main
tenant "les" clefs de la ville de l'autre.

et
Ci-dessous son buste (moins gratifiant)
dessiné à Paris en 1789, lors de l'assemblée constituante.


II- Pourquoi cette légende d’un Poulain-Corbion « héros républicain » ?
buste

Trois principaux facteurs ont contribué à la propagation d’une telle légende :

1- L’affaire de la clef de la poudrière
Cette clef (il n’y en avait qu’une seule) a très vite servi de support à la symbolique des clefs de la ville (défense de la cité). La commande passée à Pierre Ogé en 1889, pour la statue commémorant le centenaire de la Révolution, la met largement en avant. Or la clef de la poudrière était de compétence militaire et dépendait du commandant de la place, le général Casabianca. Elle avait été confiée au capitaine Denbrine, capitaine du 3ième régiment d’infanterie, en garnison aux Ursulines. La symbolique tient difficilement quand son support matériel s’effondre.

2 - La naissance de la légende du héros
Le lendemain de la nuit tragique du 4 au 5 brumaire an VIII, les Briochins sont tellement ulcérés qu’ils accusent leurs administrateurs de trahison. D’où l’urgence pour les autorités de reprendre la situation en main. Ce sont ces administrateurs - Le Provost, Barbédienne, Brichet, Loncle, Delaunay, commissaires municipaux et Denoual, commissaire départemental - réunis d’urgence, qui créent alors, de toute pièce, par une longue déclaration publique, le mythe de la mort héroïque de Poulain-Corbion, devenu un exemple pour tout militant républicain.


3 - La supposée disparition de Poulain-Corbion de la vie publique en 1792  
 
La quasi-totalité des historiens, sans doute influencés par ce mythe, ont ensuite avancé que Poulain-Corbion avait disparu de la vie publique à son retour de Paris fin 1791, allant jusqu’à refuser son élection à la mairie. Si ce refus est bien vérifié, son acceptation début 1792, trois mois plus tard, de la charge de juge au tribunal de commerce, puis, en octobre 1797, de procureur syndic, institution à qui la Directoire a confié la charge d'inventorier puis de vendre aux enchères les biens nationaux, est étrangement passée sous silence. Il n’était pourtant pas bien sorcier de chercher aux archives la liste des jugements et actes passés par Poulain-Corbion lors de ses années d’exercice.


 JK le 21/03/12

Ces quelques notes ne sauraient prétendre résumer un livre de 190 pages, truffé de 258 références.

Conférence pour la sortie du livre
à la bibliothèque municipale de Saint-Brieuc
le vendredi  20 avril à 18h30
 
Voir aussi, à ce sujet, la rubrique à l'affiche et  page coups de gueule (j'y fais une autre proposition)

et aussi, contradictoirement, le site de l'association republicaine Poulain-Corbion


 Paru fin janvier 2012 aux éditions Noires des Ragosses (distribution Édilarge Ouest-France) 

Roman noir,  couverture de Jean René Ghéroldi 223 pages, 11,40 €

couverture grosse déglingue

    Petite ville de province. Les élections municipales approchent. Chris Ratoustra, maire sortant, ancien vidangeur de latrines, est persuadé que les élections se gagnent en faisant la tournée des bars. Le thème de sa campagne : « Santé et propreté urbaine ». Un cinquième mandat lui est acquis.
    Yvonne, mémé de 84 ans, adepte de la marche à pied et du pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, glisse sur une crotte de chien et se casse le col du fémur. Furieuse, elle décide d’attaquer la municipalité pour négligence, avec demande d’indemnités à la clef. Pour son avocat, tous les moyens sont bons. Il embauche sa charmante nièce, Kat, pour séduire le Maire. Malheureusement, durant le carnaval, ce dernier est poignardé dans le dos. Des suspects ? La ville en est remplie…

« Sous le soleil de Satan, le chaudron à boudin réclamait chaque matin sa ration de sang frais. Dieu avait perdu les pédales. La créature en profitait. Le grand trou noir accélérait goulûment sa succion spiroïdale, aspirant la planète vers son néant initial. »

Une première critique du Cri de l'Ormeau :cri ormeau

Pour feuilleter les 20 premières pages : editions-apogee

-Une critique sautant au plafond sur le site eireann

-"Ce roman noir compose un coktail propre à faire passer une nuit blanche au lecteur" Télégramme 23/01/12

-"Une satire parfois féroce et humoristique du milieu politique" Ouest-France 26/01/12

-« Ça tient de la satire sociale à la Chabrol, du dézingage anar style Pierre Siniac ou de la gaudriole rappelant les dialogues salés du film Les Galettes de Pont-Aven. »
Lire la suite de l'article de Jérôme Hervé dans Le Mensuel de Rennes (mars 2012)

-un interview le 17/02/12 dans l'oeil en coin du Télégramme

-La critique d'Alain-Gabriel Monot dans bretagne-actuelle

"...On s’amuse avant tout chez Kergrist. On pense, le lisant avec délectation, au titre potache et cependant empli de vérité douloureuse de Boris Vian : Et on tuera tous les affreux. Le vernis de l’ordre et de la respectabilité n’en reviennent pas d’être ainsi mis à mal par l’auteur installé en Kreiz Breizh, lequel fustige avec allégresse toutes les hypocrisies et tous les autoritarismes des potentats locaux qui régentent nos villes et nos campagnes. Trahisons, lâchetés, malhonnêtetés inondent donc pour notre plaisir indigné ces pages sulfureuses et désopilantes."

-Ce qu'en dit Claude le Nocher, spécialiste du polar, sur son site : Bel hommage grinçant aux dirigeants de notre monde, qu’ils ont rendu bordélique par “leur incompétence, leur imprévoyance et leur avidité.” Face à une sinistre actualité planétaire, rebondissantes péripéties et embrouilles diverses sont au rendez-vous dans cette histoire provinciale. On rit beaucoup grâce à cette noire comédie policière, délicieusement déjantée et idéalement écrite.

Paru en octobre 2009 à La ligne pourpre  (essai rigolo, 168 pages, 15€)

nouveauxconseils

Cher Gogo,

Comme tu sais, je suis ton conseiller en conseils, ton expert en expertises, ton consultant en consultations. En un mot, ton coach.

Il y a quelques années, je t’ai dégraissé tes boyaux du crâne, pour t’aider à monter ta petite start-up. Mais tes possibilités sont immenses et tu peux faire nettement mieux.
Mes premiers conseils visaient juste à te sortir de Petite Cochonnie où tu traînais tes sabots.


Aujourd’hui, pour ton entrée en Vaste Connerie, c’est la grosse Bertha qui t’attend. Quand le risque est planétaire, l’enjeu est illimité. T’as le profil idoine pour ramasser sans te baisser un max de picaillons. Je vais programmer ton cortex pour t’aider à passer la vitesse supérieure. Prépare-toi à entrer dans la cour des grands fauves.

    Mes anciens conseils sont au début. Mes nouveaux à la fin. Comme dans la bible. Manque encore l’Apocalypse, qui, si tu suis mes conseils, ne devrait pas tarder. Lis-les. Suce-les. Rumine-les. Quand tu les auras bien digérés, j’aurai fait de toi un enfant de salaud, mon neveu.

Voici le ton, Des nouveaux conseils à Gogo, qui plus que jamais dénonce de manière corrosive toutes les cochonneries d’aujourd’hui : économie productiviste, agriculture intensive, délocalisations, politiciens sans scrupules...

"Écrits sur un ton cru à l'humour corrosif, "les nouveau conseils à gogo" dénoncent toutes les cochonneries d'aujourd'hui. Jean Kergrist donne sa vision, en deux ou trois pages cinglantes à chaque fois, des sujets et figures de l'actualité, de l'absurdité du monde." Ouest-France Carhaix, 23/10/09

"Une compilation de textes courts, nerveux. À la façon de billets d'humeur déclinés en forme de fausses réponses pratiques" Télégramme Carhaix 24/10/09

et sur le web : http://eireann561.canalblog.com/archives/2009/10/31/15633936.html


 Paru en mars 2008 chez Coop Breizh

"La cordillère des jambes"  roman (poche, 10 euros)

Le mythe de Manon du Faouët revisité par une voleuse au grand cœur. Le roman de la Bretagne intérieure.

Pour assurer la pérennité de son trône sur la petite île de Béni Tanb, le cheik Al Fayed Kamal Koutchma, dit l'émir de Langoëlan, cherche une mère porteuse en Bretagne. Albert le Gall, manipulateur au CIA (Centre d'Insémination Animale) de Plounévézel, va lui donner un sérieux coup de main.
couvcordTableau de couverture : Jean René Ghéroldi
(La dame en rouge)

EXTRAIT

Nos deux héros sont arrêtés à un barrage d'agriculteurs protestant contre une rave.  

    Laissèrent la R5 en équilibre instable sur la glissière. Rampèrent, par-dessus le talus, jusqu'à un champ de maïs sous plastique. Dernière technique en vogue pour faire filer plus rapidement les pesticides vers la rivière. Coupèrent ensuite par une étendue de genêts. Enfin la protection hospitalière d'un chemin creux. La nuit tombait. La journée avait été rude. Décidèrent de souffler un peu. Se glissèrent à l'abri d'une vieille souche.
    -Si je comprends bien, vous avez, vous aussi, vos Talibans !
    -Au début on n'a pas vu le coup venir. Les gars du barrage, même les plus rupins, même le grand binoclard à la barre à mine, sont que des pauvres types. Manipulés jusqu'à la corde par tout un système qui quadrille les campagnes. Les coopératives, celles que nous avions mises en place avec notre idéal de Jeunesse Agricole Catholique, avec l'idée de partager les risques, nous ont peu à peu échappé. De coopérateurs, nous sommes progressivement devenus employés. Les directeurs de coopérative sont devenus les vrais patrons. La course au rendement nous a happés. Leurs techniciens, payés par les boîtes d’aliments et d’engrais, passaient deux fois par semaine. Fallait faire toujours mieux que le voisin. Acheter le tracteur le plus gros. Construire le poulailler le plus grand. Doper tes vaches au soja pour leur faire pisser le lait comme curé ses prières. C'était ça ou crever.
    Venaient nous seriner à l'oreille qu'un paysan sur deux allait disparaître. Que c'était une loi de la nature. Incontournable. Alors, au lieu de jouer la solidarité, on a joué la concurrence. Épié le voisin par-dessus le talus. Diviser pour régner.  À chaque fois que l'un de nous buvait la tasse, les autres serraient les fesses. Tout faire pour ne pas être de la prochaine fournée. La banque, elle, s'en sortait toujours. Plus il y avait d'éclopés, plus elle récupérait en hypothèques et ça repartait pour un tour du manège. Avec d'autres naïfs qu'ils dressaient à pédaler pour eux.
    Tu fermes ta gueule et ils te nomment administrateur de la banque, de la coopérative ou du syndicat. T'as le privilège de monter en cravate à la tribune lors de l'assemblée générale, avec kir cacahouètes et casse-croûte gratuit. C'est comme monter à la première marche du podium des jeux olympiques pour chercher ta médaille. Leurs élections se bricolent toujours à candidats choisis et liste bloquée. De toute façon personne n'est capable de foutre le nez dans leurs bilans. T'es assommé par des pages de chiffres auxquels tu comprends rien. Une fois administrateur, tu deviens une huile locale respectée. Un intouchable. Dans la foulée, t’es élu conseiller municipal. Tu vends tes vaches plus chères que la moyenne. Tu gagnes tous les concours de comice agricole. Pour annoncer ton enterrement, dans le journal c’est au moins vingt faire-part des conseils d’administration bidons auxquels t'appartiens.
    -Personne ne résiste ?
    -Sur le tard, les écolos nous ont un peu foutu la frousse. Notre merde devenait trop voyante. Le saccage trop généralisé. On se sentait presque un peu fautifs d’avoir rasé les talus. Bousillé toutes les zones humides à grands coups de drainage. Pour nous reprendre en main, nos patrons n'ont pas tardé à trouver la parade. Se sont regroupés avec les marchands de tracteurs et produits chimiques pour inventer un nouveau truc : l'agriculture "raisonnée". Un cache-sexe pour continuer comme avant. Surtout rien changer. Sous couvert de diminuer les doses de poison.cordil
    -T'as jamais essayé de réagir avant ?
    -Que veux-tu faire quand toute ton énergie est utilisée à pas crever ? Tu dors mal. Tu sors presque plus. Tu vois que des collègues, et encore ! Des années sans mettre le nez dans un bouquin, à part l’annuaire téléphonique. Tu deviens plus taciturne que tes bêtes. Plus con que tes pieds. Tu parles plus qu'à ta fourche. Et gare à celui qui se met en travers ! Devient la cause de tous tes malheurs. Arrivés à ce stade, on est tous prêts à cogner. D’ailleurs certains s’en privent pas. Ça commence sur les animaux. À coup de fourche. Si les vétérinaires dénonçaient les sévices dont ils sont témoins, la ligue de protection des animaux ne saurait plus où donner du procès.
    -Et ta femme ?
    -Encore plus conditionnée que moi. C'est elle qui tient la bourse. Me pousse au cul quand le compte vire au rouge. Parle toujours de se jeter sous un train. Heureusement y a plus de trains. Ont tout misé sur le TGV. Désormais faut aller à perpette pour trouver une micheline. Et comme ma femme n’a pas son permis…
    -Vous avez quand même réussi à élever sept gamins.
    -J'appelle pas ça élever. Ou alors comme on élève des poulets. En batterie. En gavant les canards pour qu'ils ferment leur gueule. Au lycée agricole, on t’apprend à connaître par cœur toutes les marques de tracteurs, mais, sorti de là, t’es incapable de leur aligner deux idées qui tiennent debout. Deviennent tous aussi cons que leurs pères.

QUATRIÈME DE COUVERTURE :

Le mythe de Marion du Faouët est ici revisité avec humour. Ça débute comme un polar, ça flaire le roman régionaliste, puis ça vous propulse aux quatre coins cardinaux. C'est avant tout un Kergrist, drôle, impertinent, émouvant, jubilateur, ravageur. Culs et chemises flirtent avec larrons en foire dans une quête du Graal où la belle Manon, voleuse au grand cœur, se dérobe à la vitesse du big bang. 

 CRITIQUES :

-SITE EIREANN http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/04/14/8813942.html

-OUEST-FRANCE, Lorient (26 avril 2008) : 
"Jean Kergrist interroge l'origine du monde. Le comédien-écrivain publie "La Cordillère des jambes". Il nous conte la quête rocambolesque d'un émir en Bretagne intérieure.
Jean Kergrist tire sur tout ce qui bouge. Le créateur du Théâtre National Portatif ne baisse pas la garde, n'édulcore pas son verbe. Qu'il aurait plutôt tendance à corser. Dans "La Cordillère des jambes", l'auteur saute en sabots dans la mare aux bien-pensants. Tout le monde en prend dans le buffet : État, préfet et gendarmes, syndicats agricoles et coopératives, cultureux et cul-terreux, technocrates et banquiers, poseurs de bombes et leurs juges, Allah, Dieu et presque tous les saints... 
Où donc va se nicher un sujet de bouquin ? Dans l'Origine du monde du peintre Gustave Courbet ? Sous les jupes des filles, répondent Souchon et Jean Kergrist. Car ici l'intrigue prend chair devant une photo sur laquelle Marion, jolie femme du Faouët, soulève son cotillon devant l'objectif d'un photographe black et banlieusard...
Jean Kergrist a dû passer ses vies antérieures dans une roulotte à courir le monde avec une troupe de comédiens. Quand il puise à la source, ses héros battent le pavé en quête de sublime. Désespérés ou cyniques, "avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu" aurait chanté Brel, à jeun ou au coin du bistrot, ils crachent à la face du soleil leurs grandes et petites misères. Donquichotesques !"
Christian Gouérou

-LE TELEGRAMME, St Brieuc (29 avril 2008)
"Kergrist tricote l'histoire récente du Centre-Bretagne avec une fiction si bien plantée dans le décor qu'elle parait authentique. Bien sûr, tout n'est pas totalement inventé, et bien des figures locales se reconnaîtront, à peine déguisées, dans ce roman qui ressuscite l'Émir de Langoëlan. La seule évocation de ce noble personnage fait naître des larmes de rire et de nostalgie chez tous les quinquas de la région de Carhaix, penchés sur leurs déjà lointaines années quatre-vingt... Mais les Briochins ne seront pas dépaysés : ils retrouveront l'humour incomparable de Jean Kergrist."   
Roselyne Veissid

-LE CRI DE L'ORMEAU (Mai 2008)
"Dans ce pays, siège des rencontres de Clarinettes de Glomel, on est habitué à des rencontres exotiques et on aime bien observer la confrontation d'un lama tibétain avec un éleveur de porcs.... signalons aussi une certaine dose d'érotisme (pas désagréable) à laquelle on n'était pas habitué chez cet auteur très en verve."
Patrice Verdure

-LE POHER (14 mai 2008)
" Drôle et jubilatoire, "La Cordillère des jambes" entraîne les lecteurs dans un road-movie rocambolesque en Kreiz Breizh... Ici tout est affaire de style. À l'instar de David Lodge, dont il revendique le haut patronage littéraire, Jean Kergrist balance, page après page, des vérités avec l'air de ne jamais y toucher... Derrière ce roman, aux allures de western rural et rigolard, ce texte révèle bien autre chose : une peinture de la Bretagne intérieure pas piquée des hannetons et de ses habitants... Du grand Kergrist !"
Régis Plescop

 Paru en février 2008 chez Keltia Graphic  

"Chronique brouillonne d'une gloire passagère"essai/mémoires

couverture
 

15 euros

175 pages + cahier de 65 photos

Préface de Jean Bernard POUY

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Qui n’a croisé un jour, en Bretagne ou ailleurs, le clown atomique, le clown agricole, le conteur de Saint Lubin ou des bagnards de Glomel ? Près d’un demi-siècle que Kergrist, l’inventeur de « la gavotte du cochon », nous fait rire ! Pourquoi a-t-il enlevé son nez rouge ? Pourquoi a-t-il quitter la scène ?
    Il nous livre ici ses enthousiasmes et ses colères, ses blessures et ses secrets. Il démonte aussi au passage quelques rouages de la machine à créer les larbins car, pour Kergrist, « l’art naît de la résistance » (A. Gide).
    Ces dizaines d’années d’un parcours atypique appartiennent à l’histoire de la Bretagne. En lisant ces pages, beaucoup y trouveront leurs propres repères.

photo de couverture : Béatrice Legrand


 CRITIQUES :

-SITE EIREANN :
http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/03/19/8385190.html

-OUEST-FRANCE (page Bretagne, 25/02/2008)
"Sorti de la scène, Kergrist vide son sac... sa "Chronique brouillonne" témoigne d'un mordant intact, comme à l'époque où il flinguait les lobbies, nucléaire et agricole." Alain Guellec

-LE CRI DE L'ORMEAU (Mars 2008)
"Ça balance un maximum, et certains risquent de ne pas aimer. Surtout le premier chapitre, intitulé "sus aux cons", dont je ne vous parlerai même pas." Patrice Verdure

-ARMOR MAGAZINE (Avril 2008)
"Depuis son entrée sur la planète, il y a 68 ans,sous le nom bien breton de Hamon, il n'a pas pris le temps d'être triste, même si la vie ne lui fut pas toujours drôle. Ce fut d'abord un enfant pieux et sage, mais il devint vite le loustic qu'il a toujours été."

-LE TÉLÉGRAMME (30/03/2008)
"Quand Jean Kergrist écrit ses souvenirs, ça décoiffe ! Le comédien de Glomel, qui a mis fin à sa carrière de clown atomique, agricole etc... ne manie pas la langue de bois. Se qualifiant lui-même d'"emmerdeur", il égratigne avec une bonne humeur non dissimulée les magouilleurs, les pleutres et les parvenus de tous poils."Sus aux cons" : telle est la devise de cet artiste généreux qui, confie-t-il, a pour lointains ancêtres Duguay-Trouin et Villiers de l'Isle Adam. Vivifiant ! "  Yves Loisel

-LE PENTHIÈVRE (13/03/2008)
"Certains ont besoin d'explosifs pour se faire entendre. Lui, un nez rouge et quelques accessoires lui ont suffi... Dormez en paix, braves gens, le clown veille toujours". Jean-François Boscher

Paru en juin 2005

"Bagnards en cavale"16,50 euros

éditions Keltia Graphic (Spézet-29)couv.bagnards

Dans "Les bagnards du canal de Nantes à Brest" (Keltia Graphic 2003, 6ième édition), Jean Kergrist dressait, à partir de documents d'archive, le cadre géographique et historique du fameux camp de Glomel. Entre 1823 et 1832, des condamnés militaires (objecteurs, fortes têtes, déserteurs, réfractaires, retardataires) creusaient, sur cette commune, la "grande tranchée" du canal de Nantes à Brest, reliant les bassins versants de l'Aulne et du Blavet, aux confins des Montagnes Noires et des Monts d'Arrée.

Il y manquait le témoignage de ces bagnards eux-mêmes, introuvable aux archives.
Pour combler cette lacune, l'auteur, se glissant aujourd'hui dans la peau d'un de ces réfractaires, nous décrit au jour le jour, les lieux, les intrigues et les péripéties de cette vie au camp de Glomel. Ce "journal d'un bagnard" s'inspire au plus près des données historiques. 


"Jean Kergrist a fait un choix judicieux en adoptant le journal. C'est la forme narrative la mieux adaptée à son projet...Il en ressort une grande humanité qui submerge le lecteur." Marie Josée Christien, revue Spered Gouez N°12 octobre 2005.

"Mieux qu'une docu-fiction, cette oeuvre s'apparente à ceux qui construisent de toutes pièces la copie d'un vieux gréement dont ils n'ont que les plans... Une belle oeuvre d'un point de vue à la fois littéraire et historique". Patrice Verdure, Le Cri de l'Ormeau octobre 2005

"Il se passe toujours quelque chose dans le camp de Glomel : tentatives d'évasions, vol de pécules durement amassés, intimidations, maladies, révoltes de prisonniers, petits trafics...autant d'évènements et d'incidents qui relancent constamment le récit. Outre la vie quotidienne du camp, c'est aussi toute une vision de l'existence et de la nature humaine qui se dessine à travers ce roman" Yves Loisel ,Télégramme, août 2005

"Le nouveau Kergrist est arrivé ! Cette fois c'est dans la peau d'un bagnard du camp de Glomel qu'il se glisse le temps de ce livre...émotions garanties vu les péripéties de cette épopée locale. Eau et Rivières, été 2005.

 

 

Paru en septembre 2004

"Barouf en campagne"

barouf

Veaux, vaches, cochons, préfets, raveurs, échangistes
aménagent le territoire, balayant les amants de Vérone.
Les incinérateurs crachent leur nuit des longues cheminées.
Les aveugles ne sont pas ceux qu'on croit.
À travers le barouf (de l'italien dialectal "baroufa" : "dispute"),
le vieux monde s'éclate, laissant deviner les constructions
nouvelles. Ces quelques histoires cruelles pour nous caler
la cervelle durant la disette.

13 euros

Cf un compte rendu exhaustif de ce livre sur le site Eireann :

http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/01/25/7689477.html

Cf également, pour en savoir davantage, dans la revue "Hopala !" n°23 (juillet 2006), pages 60 à 64,
l'article intitulé : "La difficile alchimie des mots. Dialogue avec un éditeur".

"Pour épouser définitivement ce nouveau monde, elle s'était fait tatouer un papillon sur l'épaule gauche et, pour garder une assurance dans le monde d'avant, une Sainte Anne sur la cuisses droite. Du catholicisme à l'échangisme, le saut, du coup, paraissait jouable." (extraits)

"Une cocasserie imaginative qui n'épargne personne" Y. Pelletier Ouest-France 19/11/2004

"Kergrist manie les mots avec humour et truculence. Certains passages pourraient figurer dans une anthologie par la précision et l'acuité du propos"; J.J. Monnier, Le Peuple Breton, novembre 2004

"...canon à eau nitratée, orgues de Staline en ut majeur, lance roquettes pour chiens, bombes lacrymo sans gêne, envolées lyrico-acides, portraits à la sulfateuse..." Harvey Killian Télégramme 30/11/2004

"... Fellini chez les Bretons ! ... le fils spirituel de Villiers de l'Isle Adam !... le James Joyce de l'Argoat profond !" Edmond Rébillé Trégor FM (3 émissions sur ce livre en janvier 2005)

Une partie de cet ouvrage donnera naissance à un spectacle (de même titre), disponible début 2006 (cf la rubrique "à l'affiche").

 

Paru en septembre 2003 

"Les bagnards du canal de Nantes à Brest" 

2007 : sortie en poche à 10 euros (plus 14.000 ex. vendus)

 

La tranchée de Glomel (22), saignée de 23 mètres de profondeur sur 3,2 km de long, permettant aux bassins versants de l'Aulne et du Blavet de communiquer par le Canal de Nantes à Brest, a été percée par des déserteurs de l'armée royale, sous la Restauration. Le projet remonte à Vauban. La décision et le tracé à Napoléon.

 

Ce travail titanesque, destiné initialement à désenclaver la rade de Brest en cas de blocus anglais, a été réalisé de 1823 à 1832. 400 à 650 bagnards vont vivre dans des baraquements provisoires construits en plein champ. Une cinquantaine de gendarmes les surveillent. Une trentaine d'administratifs les encadrent.

 

L'époque est fertile en rebondissements politiques. Tous ont leur répercussion dans ce quadrilatère de bois et de terre. Ministres, Préfets, maires, directeurs, ingénieurs, comptables, curés... vont échanger des milliers de lettres.

 

Après avoir épluché pendant des mois ces documents d'archives (à St Brieuc, Quimper, Guingamp, Pontivy, Brest...) j'en ai fait un spectacle (cf à la rubrique "à l'affiche") et un livre qui se lit comme un roman.

éditions Keltia Graphic (Spézet 29) distribution Coop Breizh. 220 pages (dont 20 d'illustrations) 16,50 euros. Déjà 7 éditions et 11000 exemplaires vendus.

"Un livre passionnant ou l'anecdote ne prend jamais le pas sur le fond" Josiane Guéguen ,Ouest-France 24/10/03

"C'est documenté, sérieux et pas triste !" Jean-Luc Poussier, La Croix 14/11/03

SUITE : Il y aura sans doute une suite à cet ouvrage. Fouinant aux archives dans l'histoire de ces bagnards, j'ai fait la connaissance d'un homme étonnant, sur lequel je continue mes recherches : Charles Beslay, l'entrepreneur de la Tranchée, celui qui, seul et sans armes, réussit à faire revenir au camp les bagnards, évadés en masse à l'annonce des Trois Glorieuses de juillet 1830. Ce Charles Beslay, élu sans être candidat député de Pontivy, montera ensuite à Paris. Ami intime de Proudhon, il participera à la création de la première Internationale ouvrière. Il s'expatria en Suisse après le coup de force de Napoléon III et y créera une partie du réseau ferroviaire. En 1870, à 75 ans, il s'engagera dans l'infanterie pour faire le coup de feu contre les Prussiens. Il deviendra, en mars 1871, doyen de la Commune de Paris. Il échappera à la répression des Versaillais en se réfugiant à Neuchâtel où il meurt à 83 ans.

-janvier 2005 -Ce futur ouvrage, provisoirement intitulé : "Charles Beslay, du bagne de Glomel à la Commune de Paris", sur lequel je travaillais, espérant le sortir en 2006, vient de voir le jour. Un descendant de la famille Beslay, Philippe Richer, planchait, lui aussi, depuis des années sur le même sujet. Son livre, intitulé "Charles Beslay, le bourgeois de la Commune" vient de sortir aux éditions Dittmar (371 rue des Pyrénées 75020 Paris). Un livre remarquable que je ne puis que recommander à tous les lecteurs des "Bagnards" (35 euros). Mes voyages à Neufchâtel ou à Lausanne, mes recherches à la Bibliothèque Nationale, n'auront pourtant pas été vaines : plaisir et émotion m'ont comblé de bonheur durant cette année de travail et Charles Beslay, grâce à Philippe Richer, est enfin sorti de l'oubli. Aucun regret donc ! Et bravo encore à Philippe Richer pour cet ouvrage magistral !

DERNIÈRE HEURE Le livre de Philippe Richer vient d'être réédité fin 2005 chez Keltia Graphic... à 18 euros et avec préface de Jean Kergrist. Charles Beslay revient vivre parmi les siens.

 

Paru en mars 2002

"La Veuve" théâtre 

80 pages, 5 euros

Au cours de ces trente dernières années, parallèlement aux textes que j'ai moi-même interprétés, j'ai écrit une bonne quinzaine de textes de théâtre. Deux textes ont déjà été publiés (Chez Maspéro et Oswald... cf. au chapître biographie). Certains ont été portés à la scène, d'autres jamais. Les éditions Ton Doubl (Langoélan 56) viennent d'en entreprendre la publication complète, à raison d'un ou deux textes par an. La Veuve est le premier de cette série.


La référence à l'agriculture durable ("Théâtre complet issu de l'agriculture durable") se justifie doublement. Tout d'abord la plupart de ces textes sont enracinés dans le milieu rural, celui que je connais le mieux. Ensuite, contrairement à mes clowns, ils prennent beaucoup de recul par rapport à l'actualité. Durables donc, au sens où ils invitent au long terme.


En plus de l'humour, point commun de ces pièces, on retrouve aussi, à travers différents thèmes, une interrogation centrale : comment concilier le politique, objet d'une stratégie de pouvoir, avec l'écologie, affaire de respect (des consciences, de la biodiversité, des ressources planétaires). Comment la technocratie, qui se donne toujours comme rationnelle, sombre très souvent dans l'irrationnel. La sortie de La Veuve en pleine période électorale est une coïncidence qui me plait. Électeurs et candidats peuvent s'y retrouver.


L'histoire de cette veuve refusant le passage d'une route dans son champ, sous prétexte qu'elle y a enterré sa chèvre, pourrait très bien se passer dans l'Est parisien où un projet d'aéroport se heurte à la présence d'un cimetière de la dernière guerre mondiale. La pièce a été montée par une troupe de l'île de Ré, en référence au pont construit par Bouygue. Aujourd'hui le projet pourrait être un incinérateur et la route s'appeler, pourquoi pas, Nationale 164. Le peuple dont il est question pourrait s'appeler Bretagne, Afghanistan ou Palestine. À chacun d'imaginer. Il s'agit d'une fable !


La Veuve est a été jouée en avril 2002 par la Compagnie Agora de Ercé sur Liffré (35).


Paru en août 2001

"Conseils à Gogo" (texte Jean Kergrist, dessins de Nono)

aux éditions "DES DESSINS ET DES MOTS" (Bannalec-29)

"En 25 ans de Bretagne buissonnière, les chemins du clown-conteur Jean Kergrist et du dessinateur Nono se sont souvent croisés. Les voici aujourd'hui attelés à la même carriole, chevaux fougueux posant au grand galop leurs bombes hilarantes aux tournants de nos voies charretières."

 

140 pages, 13 E

35 conseils pour accompagner les 35 heures. Conseils de réussite sociale à prendre un à un, à jeun, chaque matin.

Ne pas dépasser la dose prescrite.

Risque d'effets secondaires (hyper hilarité)

 

 

 

Paru en juin 2001
"La gavotte du cochon"



TON DOUBL (Langoëlan -56) éditeur de "Grand bal à Saint Lubin" et de "Flora" vient de sortir "La gavotte du cochon" en format de poche (Impression Keltia Graphic de Spézet, distribution Coop Breiz). En vente chez l'auteur, l'éditeur, les libraires (cf tarifs, bon de commande, contacts)

On y trouvera les quatre textes constituant le spectacle actuel ainsi que cinq autres nouvelles voyageuses. Balade tragique et drôle, allant des rives gelées de Vladivostok aux monastères orthodoxes des îles grecques...

120 pages 9 Euros

 

commentaire sur le site Eireann : 
http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/02/12/7922022.html

 


 

Un collectif de nouvelles (paru en mai 2001)

"Crachins" nouvelles fraîches de Bretagne

Douze auteurs (dont Jean Kergrist) volent à votre secours. Au risque de leurs peaux, ils ont exploré par tous les temps ces bretagnes qui crachent. Ces Bretagnes que l'on vous cache...

À l'arrivée : douze nouvelles mettant les pieds en des chemins buissonniers d'une Bretagne impertinente.

les 6.000 premiers exemplaires étant déjà épuisés, l'éditeur a procédé à un deuxième tirage.

 

éditions Baleine

distribution le Seuil

305 pages

12,20 euros


Paru en juin 2000

"Flora"

aux éditions TON DOUBL,
(distribution COOP BREIZ 29540 SPEZET) 
Flora

roman
(Polar écolo tiers-mondiste jubilatoire) 

Le commissaire Le Faucheur, dit La Pieuvre, chevauche sa 404 décapotable à s'en péter les durits. Il enquête sur des magouilles sordides dans la banlieue d'une grande ville bretonne. A défaut de poursuivre les coupables, du beau monde bien protégé, il sait choisir ses suspects. La belle Flora, championne de volley en national 2, va lui ronger le capot. La Pieuvre court la terre à sa poursuite, passant du froid au chaud, de Florence à Bobodioulasso. Elle le mène par le bout du nez, lui tricotant finaud un paradis baba-cool allégé. En perdant son bide, Le Faucheur transgressera, 404 à bout de souffle, une barrière sociale qu'il était sensé protéger. Belle morale!



 

"elle avait l'âme à fleur de peau"

"le Printemps" Botticelli (détail) Musée des Offices Florence

12 euros

Décembre 1999 : une nouvelle édition de
"Grand bal à St Lubin"


"Grand bal à St Lubin", le livre, en est à plus de 7.000 exemplaires vendus. TON DOUBL, éditeur récemment installé à Langoélan (56) vient de sortir une nouvelle édition format de poche, imprimée par Keltia Graphic de Spézet et distribuée par Coop Breiz. En vente chez l'auteur, l'éditeur, les libraires (cf tarifs, bon de commande, contacts) - 9 euros

La version en breton (traduction Jean-Yves Plourin) éditée par Skol Vreiz (Morlaix) est également toujours disponible.

 

La première parution de ces contes fut saluée par deux écrivains bretons, pourtant frères ennemis :


Pierre Jakez HELIAS :
"En ces temps où pullule la romancerie fade ou agressive, il est tonifiant de lire des "inventions" d'où le bavardage est exclu et où l'humour confère à l'observation une force extraordinaire".
(ORTF)


Xavier GRALL :
"Une oeuvre musclée, pleine de finesse, de truculence et de bonté. Kergrist est de Bretagne et ses héros - fermiers, curés, paysannes, chiens et loups - sont de ce pays dont le coeur n'en finit pas de battre. Lisez ce petit livre. Il a la densité d'une terre vieille et magique, lourde de rires, de vie et de rêves" (La VIE)

 

couverture Irène Le Briéro

9 euros 

 

les autres ouvrages :

-"Ici bat mon pays", Paragraphes littéraires de Paris,1971

-"La raffinerie baladeuse", Maspéro, 1972

-"Massacre à Chambéry", Oswald, 1973

sont épuisés... comme l'auteur à la fin de cette page !


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