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COUPS DE COEUR
COUPS DE GUEULE

Cette page, tenue sans interruption depuis l'an 2000,
(soit 14 ans au total et 257 articles)
est devenue la plus longue du Web.
Elle a pris fin début mars 2014.

Une "page de Bretagne",
ouverte à d'autres contributeurs,
a désormais pris le relais.
Cours-y vite, cours-y vite !

ON TROUVERA SUR CE CHANTIER (CONSEILLÉ AU PUBLIC) UN POT POURRI
DE RÉACTIONS ET INFORMATIONS DIVERSES,
AU GRÉ DE L'ACTUALITÉ ET DE L'HUMEUR DE L'AUTEUR

retour à la page d'accueil  du site Jean Kergrist

couronne

Léonor Fini : "Le couronnement de la bienheureuse féline"

Coups de griffes, n'excluent pas patte de velours

Certains des échos sont traités en "affaire à suivre" : des additifs viennent,
parfois
quelques mois plus tard, s'y ajouter, ce qui permet de suivre la fin du film.
(cf, par exemple, à propos de Locarn, les réactions à la fin de l'article intitulé "Super Glon" )

L'auteur de ce blog ne se dit ni écrivain, ni historien, ni journaliste, ni justicier (ou alors juge de touche) et s'honore du qualificatif de "clown" par lequel certains croient parfois pouvoir lui clouer le bec.

Les échos, du plus récent aux plus anciens, sont toujours datés et jamais modifiés après coup... aux risques et périls de réactions parfois trop spontanées de l'auteur

CETTE PAGE A VOCATION À FIGURER AU GUINESS BOOK COMME LA PLUS LONGUE DU WEB

Allez aussi faire un tour à la page invités, récemment créée

Si vous voulez réagir n'hésitez pas : contact 
Selon son bon plaisir ainsi que la phase de la lunaison, l'auteur modérateur de ce site passera (ou pas) votre commentaire, 
mais toujours après vous avoir demandé auparavant votre accord.

***

-257-Les intermittents, champions de l'évasion fiscale

intermittents

-256-Robots agricoles

article Monde

"...un pas vers l'agrobiologie chère à Stéphane Le Foll" !!! 

Qui donc se fout de la gueule du monde : le journaliste du Monde ou le ministre de l'agriculture ? 
Drôle d'agroécologie que celle qui consiste, pour vérifier "les besoins en eau" ou "les zones colonisées par les mauvaises herbes", à remplacer les paysans par des robots !

-255-Manif N-D des Landes

parasol

Photo Odile Le Jeanne-Hamon

Bien la preuve qu'il n'y avait personne à la manif :
même pas un conducteur sur le tracteur

Juste un casseur, dans cette Douce France

et, pour un aperçu plus fidèle de la manif, c'est ici

ou, encore mieux ici  (avec un petit clin d'œil à 2,30)

TOUS à NANTES ce samedi 22 février 2014, 13h devant la préfecture

zad

dessin : Marcel de la Gare

-254-Tempêtes à l'Ouest

page1OF

Suite aux incessantes tempêtes et intempéries de ce mois de février, O-F titre, en page une Côtes d'Armor, « à Loudéac, les pluies jouent avec les nerfs des agriculteurs ». (article de gauche)

On se reporte à la page 8 (Loudéac). Un exploitant agricole, interviewé devant un immense espace sans talus, exprime son "ras-le-bol " devant ses terres gorgées d’eau l'obligeant à "une activité au ralenti" : "on ne peut pas intervenir dans les parcelles... Le blé est foutu... On devrait commencer à désherber et traiter, mais c'est impossible."

Pour avoir une explication sur les causes provoquant ce ras-le-bol paysan, il faut se reporter en page 2 (ci-dessous) : « le réchauffement du pôle Nord dérèglerait le climat… cela pourrait expliquer les tempêtes répétées.» 

L’agriculteur de Loudéac de la page 8 n’est évidemment pour rien dans les gaz à effet de serre à l’origine de ce dérèglement climatique expliqué en page 2. 

Pour comprendre le subtil entrelacs des causes et des conséquences, entre pages locales et infos générales, il faudrait sans doute à Ouest-France un troisième journaliste afin de faire le lien. En page 4, par exemple, celle où l'on parle de politique agricole régionale.

En 2013, 880 catastrophes naturelles, 20.000 morts, 92 milliards d'euros (le Monde du 16/02/2014)
o-Fpage2

"Si le vent ne souffle plus, l'homme de l'Ouest se sent abandonné. Plus rien ne le relie à la mer qu'il n'a peut-être jamais vue mais dont le vent lui redit sans cesse la proche présence." Michel Ragon (Les mouchoirs rouges de Cholet)

-253-Merret remet ça

merret
Après avoir fustigé, il y a peu, la "décroissance", voici que, dans le dernier Terragricoles-de-bretagne, du 14 février 2014, notre ineffable Merret, président de la FDSEA 29, une des têtes pensantes des bonnets rouges bicéphales, peste contre les interventions d'Eau et Rivières de Bretagne, de Bretagne Vivante et des fédérations de pêche au dernier CESER (Conseil Économique et Social Environnemental Régional), car, osant parler d'agriculture, ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas. 

Dans la foulée, laissons donc aussi les automobilistes déterminer eux-mêmes les règles du code la route et contrôler leurs infractions. 

Dans sa lancée, le tribun Merret propose à la Safer d’accorder quelques hectares aux écolos, de manière à ce qu’ils puissent faire preuve de leur incompétence. Tiens donc ! Qui avait dit que la Safer était totalement aux mains de la FNSEA ? ... Avec, à l'arrivée, seulement 10 % des terres rétrocédées à l'installation de jeunes agriculteurs. (cf le rapport de la cour des comptes en date du 12 février 2014)

-252-Démocratie locale

tremargat

Trémargat (22), petite commune de 184 habitants, 34 ans de moyenne d’âge, a la particularité d’être la première commune de France à n'utiliser que de l’électricité d’origine 100% renouvelable. 

À Trémargat, en mars prochain, ce sera liste unique et les électeurs de la commune n’éliront pas un maire, mais des conseillers municipaux. La nuance est de taille. Elle est conforme à la loi. C'est la manière dont il faudrait peut-être procéder partout pour faire vivre la démocratie : ce n’est pas aux électeurs, mais au conseil, une fois élu, d’élire le maire.

A Trémargat, pas besoin de propagande électorale, pas de tête de liste. Ici le bien des habitants passe avant celui du maire. Une seule photo suffit dans le journal : celle où l’on voit la population, réunie à la salle polyvalente, essayer de trouver des candidats volontaires. Les 3 anciens maires président la réunion. (Cf au-dessus l'article du Télégramme)

On consomme en effet pas mal de maires à Trémargat, car celui-ci change à chaque mandat. C’est chacun son tour de rendre service aux autres. Ici pas de personnalisation. L’élection par les citoyens consiste à proposer des noms, non à conforter une ambition personnelle. 
Voilà comment cela peut se passer, quand l’intérêt des citoyens prime sur l’ambition d’un petit potentat local
(cf, un peu plus bas, l’article sur les municipales à Glomel, commune du même canton.)

-251-Kerglon

kerglon

(photo Daniel Cathary)

JK : "Je remercie Maître Glon et son dévoué capitaine Valantin de m'avoir remis sur le droit chemin"

En savoir davantage avec la vidéo du journal de Roger Nickel

-250-Le Drian

le drian

Le choc des photos ! Pas besoin de lire l'article pour comprendre la raison du sourire satisfait de Le Drian.
"Même plus besoin d'aller leur faire la cour à Locarn... ils viennent maintenant manger directo dans ma main."
Et à droite toute, commandant !

(Saint-Cyr Coëtquidan constitue le vivier des intervenants de l'Institut de Locarn. Jakes Bernard est président de "Produit en Bretagne". Étaient excusés d'avoir loupé la photo : Glon, Valantin, Merret, Hénaff, Troadec, Le Mat, Mgr Centène, Le Fur, Le Lay, Beulin, Vallérie... et quelques autres gros bonnets rouges)

-249-Municipalesjanvier

À Glomel, nous avons un maire, candidat à sa propre succession, qui a le bras long : il y a 15 jours,  sur une photo du journal, on le voyait encourager le dégagement d’un chemin de randonnée (photo de droite). Il avait juste oublié sa tronçonneuse. 

La semaine dernière, il inaugurait un abribus pour les scolaires. Il avait juste oublié son cartable. (ci-dessous)

Cette semaine c’était un coup de goudron dans la rue du bourg. Il avait juste oublié sa pelle. (ci-dessous)

fevrier

Ce maire doit loucher, chaque matin, vers Vichnou, le dieu hindou aux bras multiples : un bras pour tenir la tronçonneuse, un autre la pelle à goudron, l’autre le cartable d’écolier… et le quatrième pour serrer les louches lors des enterrements. 

Plus un cinquième pour signer les permis de construire foireux de poulaillers géants, juste à côté de la tranchée du canal de N. à B... 

Plus un sixième, caché derrière son dos, pour mettre la main à la figure d’administrés, récalcitrants à son charisme.

On croyait qu'il détestait pourtant les photos, au point de m'adresser, en janvier dernier, une lettre recommandée, avec menace de poursuites judiciaires, pour me demander d'enlever sa trombine de mon site. 

Le plus étonnant dans l'affaire c'est le correspondant du journal local, auteur des photos : il fait semblant de croire qu'en prenant de tels clichés, il remplit son devoir d'information, alors qu'il se sait très bien en mission de propagande électorale. 


-248-Dilhad Sul se fait Hara-Kiri 

"Les habits du dimanche", quotidien Internet créé en janvier 2012.

Après quelques derniers ajouts, ce chapitre concernant le hara-kiri de DS affiche désormais complet. 
Nous allons pouvoir passer à autre chose.

Ne m’adressez plus les commentaires qui vous ont été refusés par DS, comme je vous l’avais, un temps, suggéré. Je croule sous des mails protéiformes. Et pas toujours de la grande littérature ! Si DS n’est plus crédible, c’est son problème, pas le mien. Cette page perso n’a pas vocation à devenir la poubelle d’un site désormais discrédité.

Ma conclusion ?
Rassurez-vous, il n’y a pas mort d’homme et la terre tourne toujours ! N’accordons que l’importance qu’elle mérite à une minable cabale, ourdie par quatre croquignols aussi insignifiants que froussards, s’avançant camouflés derrière de multiples pseudos.
 
Juste un petit goût amer à la bouche en partant matin vers des cieux plus dégagés :
 
brueghel
Plus de 40 ans de vie publique, faite de créations artistiques (théâtre, radio, cinéma, TV) indépendantes des pouvoirs, d'une vingtaine de bouquins, de longues tournées en France et à l'étranger, de luttes communes et de réseaux amicaux, parfois de galères, m'ont permis de tisser, cahin-caha, mon nid. Je l'ai naïvement offert, sans arrière-pensée ni contrepartie, à un jeune coucou pour qu'il y ponde ses œufs.
Des œufs la plupart du temps hétéroclites, car le choix des contributeurs de ce site Internet ne provenait pas, au départ, d’un collectif lié à projet commun, mais seulement du bon vouloir d’une jeune femme passablement caractérielle
(dont je respecterai l'anonymat), aux intentions assez flottantes, pour ne pas dire confuses... imaginant pouvoir impressionner ses vassaux par ses oukases. Elle avait une petite revanche personnelle à prendre et nous étions des mercenaires,
 choisis selon son bon plaisir, corvéables et limogeables à merci.

J’avais espéré, au tout début de l'aventure, qu’une « ligne éditoriale » - s’annonçant vaguement libertaire - se dévoilerait au fil des jours. Mais il fallu me rendre un jour à l'évidence : nous n’étions que figurants dans un tableau de Brueghel l’ancien, conduits par une jeune aveugle, dont le joli minois avait, un temps, pu faire illusion auprès d’autres aveugles.
Notre seul horizon d'infirmes dévoués à leur maîtresse : un « précipice éditorial », creusé du côté de l’Institut de Locarn, où deux d’entre eux avaient déjà auge ouverte et qui allait bientôt nous engloutir.


***

Ci-dessous, une chronologie sommaire des tristes exploits de quatre petits caïds ruraux, qui tomberont bien vite dans l’oubli,
avec extraits choisis d'une connerie bien dégoulinante, que je n'aurais même pas eu idée d'imaginer dans un de mes romans.

***

C'est parti ! Avec, pour commencer, une déclaration présidentielle en direct du perron de dilhadsul : 

"Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Dilhadsul.fr"

... et mon ex-concubine déprime toujours en sa Lanterne :

Le 29/01/2014 on pouvait lire sur le site DS une "Note aux lecteurs" annonçant que : "pour une période encore non déterminée, les billets de Dilhad Sul sont fermés aux commentaires." , ... 
Mais attention, il y aura du nouveau les jours suivants : on va détailler, ci-dessous, toutes les entourloupes et les revirements de girouette, tellement le feuilleton s'est avéré passionnant !

atomiqueÉtant moins "fermé" que DS aux commentaires libres, je vais donc vous en dire davantage sur les raisons de cette rupture, qui est de mon fait, et de ces stratégies tatonnantes, qui est du leur.

 Je vous en mettrai, de temps en temps, une petite cuillère -faut pas abuser des bonnes choses- sous ce chapitre intitulé "Dilhadsul",
qui restera, "pour une période encore non déterminée", en tête de gondole de cette page historico-tragi-comique.

Ceux qui sont trop pressés, ou trop rationnels, auront, au tout début, un peu de mal à comprendre le fin mot de cette histoire édifiante,
mais, en y allant à petites touches, à dose homéopathique, dirait mon pharmacien, cela vous permettra d'éviter l'indigestion du "tout d'un seul coup", 
tout en te fidélisant, cher lecteur, accro désormais au suspens d'un feuilleton à rallonge, offert à l'œil. 
Bandes de veinards et de veinardes! (très malin ce Kergrist, n'est-il pas ?!?!?)

"Castigat ridendo mores"
Comme dit le vieux proverbe breton

(Photo de gauche : création du "Clown atomique" en juin 1975 à Lyon. Spectacle joué ensuite plus de 1.000 fois dans tous les pays d'Europe)

Ces explications ne relèvent, en aucune sorte, d'un quelconque réglement de compte. Elles participent, avec un brin humour qui ne nuit pas à la santé, à la connaissance de cette pieuvre appelée "modèle breton" -qui, hélas, ne se limite pas à la Bretagne !- rongeant notre vie quotidienne, s'insinuant dans nos têtes, salissant nos plages les plus familières et nos amitiés les mieux éprouvées. 

L'auteur de ce site perso, malgré l'état très délabré de sa santé mentale (vous l'apprendrez plus loin), se bat depuis plus de 40 ans pour ne pas être dévoré par cette pieuvre prédatrice (cf page "à l'affiche"). Il ne va quand même pas, maintenant qu'il est si près de la piste d'envol vers Notre-Dame , se laisser écrabouiller dans la Lande par 4 croquignols un peu bébêtes à qui il avait eu tort de faire confiance un peu trop vite.

Bien évidemment, il ne se trouvera sur cette page ni injure, ni diffamation. 
Que des faits précis, datés, avérés, vérifiés, pesés, soupesés, estampillés, déclarés à la douane.
Pour gravir un sommet difficile, l'alpiniste, non seulement doit faire preuve d'habilité à "gratonner", des pieds et des mains, la moindre prise du rocher, mais doit aussi, constamment, "pitonner" la paroi pour assurer sa sécurité.
La multitude des liens Internet feront ici office de pitons. Vous pouvez les ouvrir... ou pas, selon votre curiosité ou votre besoin de preuves tangibles.

jeannotCommençons donc par

un dessin très élégant

À droite, un dessin très élégant, publié dans DS, le 20/12/2013
par un contributeur très doué qui  peut mettre ses dessins sur les pages quand il veut et où il veut, sans même devoir en référer à la "directrice de publication".
(Seule pourtant juridiquement reponsable)

Pourquoi donc, cap'tain (cf plus bas), un texte aussi drôle ?
Y aurait-il des sous-entendus ou des comptes à régler ? 
Avez-vous bien compris le sens de mes questions ?
Vous comprendrez bientôt le sens de mes réponses.

Premier petit indice :
http://www.dervenn.com/wordpress/dervenn/partenaires/
regardez bien les trois noms d'experts cités en bas de page.

Ça y est ? Vous avez repéré, sur ce site Dervenn, le nom du dessinateur inspiré de ce dessin de droite si drôle ? Je cite :

"Alain Goutal est affichiste, scénariste et dessinateur de bandes dessinées. Il apporte son expérience dans les domaines de l’animation et de la réalisation de travaux en lien avec le jeune public et notamment des travaux relatifs à la création de panneaux et de livret pour des parcours pédagogiques de découverte nature."

-Mais pourquoi donc notre expert ornithologique, a-t-il été pondre ses jolis œufs dans le nid  de Dervenn, l'officine pseudo-écolo du capitaine légionnaire parachutiste, protégé de Locarn, domiciliée à Mouazé (35) ?
Qu'est-ce donc plus précisément que cette société Dervenn ?

-Tu nous bassine, tonton, avec tes vieilles lunes : cette société Dervenn a déposé le bilan en janvier 2011 et le cap'tain Valantin, son patron, en est  devenu aussi son liquidateur ! Certes très fortiche ton Valantin, car il peut tenir plusieurs rôles à la fois, mais tout ça c'est du passé !

-Oui, mon neveu, très fort pour se dédoubler et pour piéger les écolos, le cap'tain... mais, pour ce qui est du passé, pas si sûr...
car Dervenn, comme le Phénix, sait renaître de ses cendres. 
Suffit juste que le marchand de farines folles de Locarn lui réinjecte un peu de pognon, par l'entremise d'une association de réinsertion (don défiscalisable !), et c'est reparti pour un tour, avec obtention du marché des mesures compensatoires à N-D des Landes :
DERVENN 2

Espérons, pour notre dessinateur expert, beaucoup de "création de panneaux et de livret pour des parcours pédagogiques de découverte nature." + les panneaux signalant l'aéroport,
et, s'il se montre toujours compréhensif, pourquoi pas un gros marché pour des fresques rupestres sur les murs de la ville de Carhaix.

***

...et maintenant un peu d'histoire récente...

Fin janvier 2014 : petite suite d'évènements hivernaux, aussi blancs que neige en été : 

Le 28/01/2014 au matin, les lecteurs de DS, dont j'étais à l'époque, peuvent découvrir, éberlués, à la une de DS, un papier intitulé "note aux lecteurs", signé DS, injurieux à mon égard (mettant, entre autre, en cause mon intégrité mentale) :

extraitCA Note aux lecteurs
Publié le 28 janvier 2014
 Vous n’aurez pas été sans remarquer depuis un moment les multiples commentaires de TAN et de JK, ni leurs multiples pseudonymes. À chaque dom Quichotte son moulin à vent, et nous, à DS, on trouve rien à redire à ça. Mais le problème est qu’ils placent n’importe où leurs commentaires, incompréhensibles pour la plupart des lecteurs, interdisant du même coup toute autre discussion sous les articles, en ramenant obsessionnellement le propos à celui de l’institut de Locarn et ses patrons extrêmement droits, ultralibéraux et surcatholiques. Cette pratique, impérative et malpolie, nous dérange, dérange les lecteurs, et dérange les auteurs des articles.


JK, qui ne fait plus partie de DS, n’y a jamais été censuré : un certains nombre de ses commentaires du 23 décembre dernier ont été mis en attente de modération, et approuvés quelques heures plus tard, le temps d’examiner sa logorrhée et de s’interroger sur son état de santé mentale. Seule sa parano lui fait prendre ça pour de la censure.


Il n’y a pas de censure sur DS, seulement deux trolls bien sympathiques, mais peu conviviaux. Dorénavant, par souci de clarté, nous regrouperons leurs commentaires dans un billet intitulé « En direct de l’institut ». L’institut de quoi ? À toi de juger, lecteur.


Note à JK : oui, nous signons DS. Ces initiales englobent toute l’équipe de DS, sauf toi.
DS

Je venais d'annoncer à mes potes, par mail, ma démission du quotidien, pour des raisons que vous découvrirez plus bas, et quelques contributeurs réguliers du journal (vous devinerez vite lesquels), ceux qui ont les codes d'accès au site, décident aussitôt de régler leurs comptes avec moi en signant courageusement cette note "DS", ce qui les met individuellement à l'abri.
De nombreux commentaires, dont les miens, déferlent aussitôt, en réponse à ce papier plutôt ignoble, équivalent à une déclaration de guerre.

Le lendemain, 29/01/2014, en début d'après-midi, la totalité des 23 commentaires suscités par ce papier injurieux sont subrepticement enlevés... mais pas le papier lui-même ! 

Manque de bol pour le, la, ou les auteurs de ce papier infâme, signé DS, j'ai eu le réflexe d'en faire une copie d'écran, tellement c'était lourd. (Ce qui vous permet de le lire aujourd'hui plus haut)

... à part cette coupe de 23 commentaires, 
"Il n’y a pas de censure sur DS"
,  écrivent les rigolos dans cette "note aux lecteurs".

***

Toujours plus fort : 

En fin d'après-midi de ce même 29/01/2014, nos 4 croquignols se surpassent : TOUS les commentaires de tous les papiers publiés sur DS depuis deux ans disparaissent soudain.
Bien la preuve qu'il n'y a pas de censure, puisqu'elle est générale !


Idée géniale que cette chirurgie de choc : pour enlever le cor au pieds, on coupe toute la jambe.
(Sans doute un délicat et très subtll chirurgien de la célèbre Compagnie des Indes de Brest !)tete

On annonce, dans la foulée, que, jusqu'à nouvel ordre, il n'y aura plus de commentaires.
Fini le forum libre ! 
Maintenant à DS -"pour une période encore non déterminée"-
on ne discute plus, on assène ! 
C'est ce qui s'appelle se faire hara-kiri !
(du moins si l'on s'en réfère au propos initial, qui n'était pas d'en faire un journal stalinien)

Dans n'importe quel pays, après un putch d'un dictateur, la démocratie a toujours bien du mal à reprendre vie,
car, en cas de retour apparent à la normale, après cette "période encore indéterminée"de reprise en main,
les citoyens
(parfois aussi appelés à DS "clients") n'ont généralement plus très envie de discuter avec des généraux putchistes, surtout quand tout est bien cadenassé par le filtrage préalable.
Quand ils le peuvent, les "clients" font même leur valise pour s'en aller respirer sous des cieux plus dégagés... 
...en espérant ne pas rencontrer en mer des garde-côtes trop zélés.

***

suite du "Bal tragique" à DS : 

La fête continue, et toujours à tâtons (une vraie débandade !) : le 31/01/2014, alors qu'en tête de gondole, sur DS, se butent infiniment les vieilles patates flétries (7ème extrait d'un roman datant de 13 ans !), et que Cavanna se repose enfin un peu (cf le bel article posthume de Macha Séry dans Le Monde, daté du 31/01), quelques-uns des commentaires de cette fameuse "note aux lecteurs" injurieuse (cf + haut), réapparaissent miraculeusement. Un début de remord ?

infect Par contre, mes propres commentaires et ceux d'un certain "TAN " (à qui j'avais magiquement été assimilé dans cette "note aux lecteurs" injurieuse, comme s'il s'agissait de mon double) ont été enlevés, ainsi qu'un commentaire plutôt douteux, toujours signé DS, balançant l'identité réelle de ce pseudo "TAN "...

...ce qui, au passage, constitue un bel exemple de déontologie journalistique. Mais, que les 2 croquignolettes censureuses du groupe des 4 (Sainte-Agnès et Sainte-Modeste), qui ont choisi de ne s'exprimer que par pseudo sur DS, ne se fassent cependant pas trop de mouron : jamais je n'irai, sur mon site, balancer (comme elles l'ont fait pour TAN)  leur véritable identité. 
Quand on a quelques principes, on s'y tient.

Du coup, comme les commentaires restants répondaient aux miens (et à ceux de ce TAN), on n'y comprend plus rien de ces réponses à des commentaires désormais absents. 

On nage en plein surréalisme.
Pas si simple de vouloir faire du journalisme, en s'adressant, qui plus est, au chers "lecteurs", aussi appelés "clients" ! On attend avec impatience le prochain tripatouillage.

***

Dernière trouvaille des fêlés de la cafetière, 
le 31/01/2014
En après-midi, cette "note aux lecteurs", injurieuse à mon égard, a disparu corps et biens, avec les quelques commentaires qui lui traînaient encore aux fesses. 

Gloup ! Tchac ! Couic !

Ce papier injurieux est resté 4 jours sur DS, bien en vue des lecteurs. Disparu ou pas, il a bien été publié, au sens de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, portant sur l'injure et la diffamation

***

On attend la nouvelle idée de gribouille de ces 4 "indégivrables" 
(cf ce dessin plus haut à gauche, paru récemment dans Le Monde). 

Lors de mon enquête sur les Bonnets Rouges, cette "bande des 4" voulaient à tout prix m'épargner un détour par l'Institut de Locarn... (là, je commence à donner un peu la clef de l'énigme) Ceci pour mon bien, évidemment ! Fallait me reposer sans délai ! Sinon j'allais disjoncter. Ça doit très certainement être aujourd'hui leur cas.
(cf.
un peu plus bas, en noir, le mel faux-jeton si sympathique que j'ai reçu le 23/12/2013)

oeil

Récapilutons !
Ce début février 2014, à DS, c'est séminaire de réflexion des cadres.

On clique à tout va sur mon site pour savoir ce que je vais progressivement lacher.

En plus, épée de Damocles, j'ai 3 mois pour porter plainte pour "propos injurieux." 

Les mails circulent dans tous les sens entre les 4 croquignols pour tenter d'imaginer la parade.
Plus possible de sortir contre moi le fameux "fusil à patate", car cap'tain Krampous a aussi déserté DS.
Dès qu'ils décideront d'une nouvelle connerie, vous le saurez bientôt

***

Ça y est ! 

Ce 4/02/2014, le séminaire des cadres de DS a accouché d'une forte décision ! Elle est annoncée sur le site.
Admirez bien ce "on", au cœur de cible d'un papier intitulé "Entre la poire et le fromage", signé Sainte-Agnès
(la responsable de publication) :

bouche"Alors, on s’est réuni. On s’est retroussé les manches. On a causé. On a pesé le pour, le contre et le temps passé pour accoucher d’une solution : la modération des commentaires, à partir de la semaine prochaine. Entre la poire et le fromage, on choisit la poire. Et on la coupe en deux."

boucheJ'ai plutôt l'impression que maître Renard a choisi le fromage
Et entier en plus !

Dilhadsul, de forum libre qu'il était, joue désormais du clavier bien tempéré
où tous les sons dysharmonieux seront bientôt filtrés par des veilleurs de nuit...
...comme sur l'ABP (Agence Bretagne Presse), jusqu'ici tellement vilipendée par DS, comme étant l'exemple formel à ne surtout pas suivre : une info filtrée, selon le bon vouloir de son directeur.

"Moi vivant, affirmait même l'un des webmaster ne faisant pas partie de la bande des 4 croquignols, il n'y aura jamais de censure sur DS !"
... " moi vivant "! ... Il aurait donc certainement, lui aussi,
disparu dans la tempête ?

À jouer ainsi les petites cheftaines de gare de triage, les deux autres webwomen (ils étaient 3 jusqu'ici à faire le boulot quotidien)

vont être très vite surmenées !bouche

 J'imagine déjà les échanges de mails entre la Sainte-Agnès et la Sainte-Modeste : 
"Ce commentaire-là on le passe ou pas ? Fais gaffe : t'as pas vu le sous-entendu ? Regarde d'abord l'adresse IP ! Et si on le coupait pour le rendre présentable ? On le met plutôt directo à la poubelle, en disant qu'on ne publie que ce qui a rapport direct au sujet, ce qui nous donne une bonne marge de manœuvre ? Et si on réfléchissait jusqu'à demain ? On en réfère d'abord aux deux big boss ? Ils pourraient peut-être aussi rédiger tout de suite une réponse, qu'on publierait avec le commentaire douteux, ce qui éviterait trop de dégâts. Et si on demandait aux deux flemmards de faire leur part du turbin ? Pourquoi donc ce serait toujours aux deux nanas de se coltiner la vaisselle à DS ? hi hi hi !

nezAvec ça que nos stats de consultations sont en chute libre et que nos contributeurs commencent à bouder : on n'a plus de texte pour demain. On pourrait peut-être, dans ce cas, resservir un 27ème plat de vieilles patates butées ? Ou prendre des extraits du vieux bouquin d'un copain ? Tout le monde croira qu'il fait partie de l'équipe. OK, je brouillonne ! 
J'ai une meilleure idée : en changeant de pseudo, je vais écrire moi-même un commentaire un peu vache, mais pas trop quand même, bourré de sous-entendus, pour bien montrer qu'à DS il y a encore plein de monde à contributer et surtout aucun
bouche censurage. Géniale ton idée, ma grande ! Ouais mais "ça sent la fin, à préciser sur le calendrier. " Les possibilités d'entourloupe sont infinies : on peut, par exemple, recycler des vieux papiers pour faire croire que leurs rédacteurs sont toujours présents à leur poste. En terme journalistique, on appelle ça des "marronniers", ou, en Bretagne, des "tempêtes". Y'en a toujours. C'est donc toujours d'actualité.
Oui mais on ne va pas pouvoir tenir longtemps comme ça. J’y passe mes nuits, à cette très Sainte Inquisition. On va encore être obligé de supprimer carrément les commentaires.
On devrait peut-être embaucher quelqu’un. T’as une idée ? Oui ! En deux ans, il nous a évité pas mal de bêtises. En plus maintenant il est libre. Et il nous ferait ce boulot de censureur-trieur à prix d’ami. Pour le payer, on pourrait peut-être même demander quelques thunes à Hénaff ou à Dervenn, et une petite subvention à Le Drian. 
Vas-y, sors donc son nom !
Qui ? 
Kergrist ? 
J’ai dis une connerie ? "

***

(suite de ce dialogue le 13/02/2014)
-"Et si, un jour, il nous adressait un commentaire sans injure, ni diffamation et totalement dans le sujet, qu'est-ce qu'on fait ?
-Directo à la poubelle !
-Passer ce commentaire serait pourtant conforme aux nouvelles règles que nous venons d'énoncer.
-On n'est plus à un reniement près !
-Ni a une bassesse !

(ci-dessous le commentaire au papier "On fait comment ?", signé AdriMontef, adressé à DS le 13/02/2014 et non publié)
"Juste une petite précision, qui touche strictement au sujet (comme souhaité désormais), puisque tu me cites (début du deuxième paragraphe)... une sorte de droit de réponse en quelque sorte :
je ne me  serais jamais permis de te donner "préceptes" ou "conseils". Je t'ai juste adressé un lien vers une asso de production porcine bio, au cas où tu aurais envisagé un jour de te reconvertir."

JK

***

(Nouveau dialogue entre Sainte-Agnès et Sainte-Modeste, le 15/02/2014)
-Cette nuit, j’ai eu une idée géniale : puisqu’on manque de papiers et que nos lecteurs en ont un peu marre de toujours bouffer en silence des vieilles patates butées (jamais une réaction), on va maintenant donner la parole à un porcher industriel. C’est lui qui, désormais, à DS, donnera le "la", plusieurs jours de suite.
-Et nous qu’est-ce qu’on fait ?
-On commentera ses papiers.
-Si je comprends bien, on inverse les rôles ?
-Oui ! C’est génial, non ? Dire que j'ai mis deux ans avant d’y pensé !
-Tu n’as pas un peu peur d’offrir ainsi notre site aux porchers industriels ?
-Aucun problème : ils sont plus nombreux que les écolos. Tu vas voir : on va vite remonter l’audience.
-T’es vraiment géniale, Sainte-Agnès !
-Et ensuite, Saint-Zano demandera des textes à son copain Hénaff 
et Goutal des dessins à son copain Valantin.
Derrière, on n'aura plus qu'à commenter en éliminant les gêneurs.
-Là on va faire un tabac, Sainte-Agnès ! 
-C'est quand je n'écoute personne que je suis vraiment la meilleure !
-De toute façon, c'est toi la chef. Tu fais ben c'que tu veux ! Hi hi !


***

(Retour à la chronologie)
Déblocage des commentaires
, le vendredi 7 février 2014
Jouez hautbois, résonnez musettes, c'est fin de carême à DS ! 
Après 8 jours d'abstinence, les commentaires peuvent à nouveau reprendre... mais filtrés
bien entendu !
Si l'un de vos commentaires était censuré, n'hésitez pas à m'en adresser copie à "contact" 
S'il ne contient, ni injure, ni diffamation et s'il présente un intérêt pour tous les lecteurs,
je verrai qu'en faire.
(idée mise aujourd'hui à la poubelle... cf la raison en début de chapitre)

***

Encore un peu de rétrospective :pot

La consigne commune à DS, depuis belle lurette et surtout depuis les Bonnets Rouges, était, pour faire diversion, tout en se donnant l'air courageux, de toujours y aller à fond pour dauber sur Troadec (à défaut de la cible secondaire idéale : Françoise Morvan et son "Monde comme si"), le duc de Poher, celui qui, naguère, avait contribué, du moins aux dires de son directeur, a couler Nekepell (Hebdo du Centre Bretagne)... alors que le Crissian n'avait fait que mettre tout simplement en pratique le fameux adage de la pensée glonienne "il faut laisser les rapides manger les lents"...
... et les bosseurs bouffer les gros flemmards.

***

Un mail très amical

reçu le 23/12/2013, de cet ex-directeur de publication "Nekepell" :

" Cher Jean,nez
 Je crois qu'il faut que tu arrêtes avec tous ces pseudos.Tu vas finir par te prendre pour Shiva, si ce n'est pas déjà fait, tant ça devient tentaculaire. Un peu de vacances et d'éloignement parisien te feront le plus grand bien, surtout si tu décides de couper les communications avec le reste du monde. Et si je puis me permettre, cher maître, de te conseiller de couper aussi les ponts avec ce Tan qui ne te veut sans doute pas que du bien.
Amicalement "


-Mais qui est donc, tonton, ce si gentil camarade de chambrée qui te prodigue, comme un papa, de si gentils conseils ?
Vite un nom !
-Un peu de patience, mon neveu, tu le sauras bientôt !
Juste un indice : fait le détour vers ces
deux brillants conférenciers
Oui, mon neveu, c'est l'un des deux...

-À la bonne heure ! T'as donc reconnu Jean Jacques Hénaff,  vice-président de l'Institut de Locarn
?
- Oui tonton ! mais qui donc est celui qui lui sert la soupe lors de cette conférence ? 
-C'est l'auteur du mail précédent mon neveu, celui qui me donne du "cher Jean",
le brillant moraliste, buteur de patate à DS.
Au contact du Hénaff, il a appris l'art du paternalisme familial.

***

Petite explication de ce mail précédent (celui en noir plus haut)

Ce mail émanait donc de ce clown triste, spécialiste
en pâtélogie appliquée à Pouldreuzic. Il me l'a adressé en soirée du 23/12/2013, alors que j'étais à Paris. Je n'en savais pas alors grand chose sur ce TAN, dont il fait mention en me demandant de "couper les ponts" avec lui.
Le pont était plutôt ténu. Jusque la mi-décembre dernier,
je ne connaissais ce TAN, ni d'Éve, ni des dents.
Depuis que le TAN en question avait placé sur le site DS quelques commentaires assez documentés concernant L'Institut de Locarn,
il semblait soudain faire très peur à certains, dont l'auteur de ce mail si amical. Dans nos échanges internes de mails, la question de l'identité énigmatique de ce TAN revenait sans cesse : sans doute un provocateur envoyé par Locarn, qui voulait nous piéger !

oeil Manifestement ce TAN "cherchait le contact", comme on dit dans les polars. Puisque j'écrivais toujours dans DS sous mon identité réelle (JK), j'étais l'un des plus faciles à identifier. Pas compliqué ensuite de me joindre par mail perso. Ce fut donc moi qu'il contacta le premier. Je ne m'en attribue aucun mérite, puisque ce n'était pas très compliqué de me trouver : mon nom d'artiste est dans l'annuaire Pages Blanches et mon adresse mail se trouve en haut de cette page, avec invitation à tout un chacun à y déposer ses commentaires. Rien à cacher, pas compliqué à joindre !

Il se mit donc à m'adresser quelques infos plus détaillées et aussi plus confidentielles, dont, par exemple, le lien vers la société
en génie écologique,
Dervenn, crée par le capitaine légionnaire parachutiste de Locarn, Valantin.
(sur le site Internet duquel le dessinateur Goutal, était mentionné comme "expert")
Ces infos étaient, en effet, assez étonnantes et je suis loin
encore d'avoir pu toutes les vérifier.

***

shivaLe gag de Noël 2013

En lançant, le 23 décembre 2013 au matin, mon gag de Noël à la mode hindoue (disparition, puis résurrection avec 6 bras), j'avais décidé, pour la première fois depuis l'origine de DS et pour me marrer un peu,  d'utiliser, comme tous les autres, des pseudos... l'expéditeur de ce mel très amical ("Il faut que tu arrêtes avec tous ces pseudos"), ne s'en privant généralement pas d'ordinaire. 
Dans ce gag de Noël -duquel les 3 webmen (et webwomen) du site DS avaient été largement prévenus-, j'avais annoncé ma réincarnation en femme (un rêve inconscient ?), dotée de 6 bras (mes 6 pseudos).

Ce gag n'était d'ailleurs pas que référence à l'indouisme. Il faisait aussi clin d'œil au barde aveugle Gwenc'hlan, évoqué dans le Barzas Breiz, que j'avais déjà honoré, au début des années 1980, dans mo
n film "Le missionnaire" : "Ret eo d'an holl mervel teir gwezh kent evit arsav en diwezh", une complainte chantée, dans mon film, par J-F Kemener (demandez donc à un (e) bretonnant (e) de vous traduire les superbes paroles prêtées par Villemarqué au barde aveugle.)
 
Aucune intention donc de tromper quiconque :
deux jours plus tard, j'ai donné aux lecteurs, comme c'était mon intention initiale, la solution de l'énigme , en leur annonçant que JK n'était pas mort et qu'il se trouvait bien derrière ces 6 pseudos...

... cet épisode insolite devenait alors beau prétexte,
même s'il était un peu court, à "cet ami qui me voulait du bien", de me conseiller le repos et de me demander
"de couper les communications avec le reste du monde"... et surtout d'arrêter mon enquête sur les Bonnets rouges et Locarn, enquête qui devenait un peu trop compromettante pour lui !

     -Si ce n'était qu'un beau prétexte, comme tu le dis, tonton,tete
quelle était donc alors la vraie raison d'un conseil si amical ? 
-Tu ne l'as pas encore devinée ? 
-Va donc faire un tour au bout de ce lien et regarde bien la photo de l'homme de lettres, en bas de page de
livre et lecture en Bretagne

-Et alors t'en conclues quoi ? Il n'a pas le droit d'écrire, ce brave rédacteur en chef paternaliste de la revue "Pages de Bretagne" ?
-Un peu de patience, mon neveu, tu en sauras bientôt davantage...

... en particulier quelles collectivités publiques financent cet EPCC
(Établissement Public de Coopération culturelle).

« Il faut bien manger », comme m’écrivait récemment notre expert dessinateur de Dervenn -imaginant sans doute que j'avais été toute ma vie ravitaillé par les courlis-afin de justifier ses petits arrangements avec le capitaine légionnaire Valantin. OK ! Chacun se débrouille comme il peut avec son estomac, ses intestins et ses relations. Mais n’appelons pas "littéraire" cette revue de complaisance, intitulée « Pages de Bretagne », distribuée gratuitement aux auteurs et éditeurs de Bretagne, commanditée et payée à 100% par ceux qui nous gouvernent… une littérature de faussaire, pleine d’éloges surfaits et se parant des vertus de l’indignation pour camoufler sa sinistre imposture. Je suis heureux qu'aucun de ma vingtaine de bouquins n'est fait l'objet d'une seule ligne dans ce torchon officiel dont tous les éditeurs aujourd'hui rigolent. Une recension ou un article dans "pages de Bretagne" et c'est aussitôt le bide assuré. Quand, par le passé, les gouvernants se sont occupés de guider l'art ou la littérature, on a vu aussitôt le résultat.

***

bouche

nezQuand 4 croquignols -ils ne sont que quatre, même s'ils ont osé mouiller les autres en signant DS- se prennent ainsi les pieds dans le tapis, même pas besoin de leur donner la réplique pour faire rigoler les spectateurs du chapiteau. Ils ne sont pas très malins -même si dans les 4, il se trouve 2 femmes, d'ordinaire plus fines-. Suffit juste, au brave technicien intermittent de monter un peu l'éclairage pour qu'on les aperçoive s'agiter sur la piste.
Ils craignent la lumière, c'est un peu leur problème... et aussi leur faille.

***

Nouvelles fraîches (en date du 1/02/2014)

L'excellent papier des deux journalites du Monde Diplo,expliquant ces enjeux bretons (Bonnets rouges, Locarn, Le Drian, PS, FNSEA, agroalimentaire etc...), vient de sortir (le Monde Diplo de février 2014). Courrez vite l'acheter en kiosque. S'il est épuisé, demandez à votre libraire de passer nouvelle commande.
Il n'y manque juste que le nom du capitaine Valantin (cf plus bas), qui nous réserverait dit-on, pour très bientôt, quelques étonnantes surprises à N-D des Landes
Autre critique de détail : contrairement à ce qui est affirmé dans cet excellent article, Glon a été viré par Beulin de Sofiprotéol et n'y possède plus ses 35% de parts initiales, un joli magot désormais investi en Asie : Malaisie, Chine, Vietnam + une petite cuillérée pour le cap'tain Valantin ... cf. aussi plus bas, mon article "Super Glon")

***

Et, pour terminer ce feuilleton abracadrabantesque,  merci à vous tous, chers internautes, de ce superbe cadeau d'anniversaire (les 14 ans de mon site) : 
autour de 1.000 visiteurs uniques jour à partir du 30/01/2014. 
Un record absolu en 14 ans d'existence de ce site perso !

Et, en plus, ici on rigole !

allegeance

Le Drian, Hénaff... et les autres, venus à Locarn, en habits du dimanche, pour faire allégeance au roi-meunier Glon
sous l'œil protecteur du Cap'tain légionnaire Valantin et de l'archiduc d'Autriche
Otto de Habsbourg, prince royal de Hongrie et de Bohème, président du Mouvement pan-européen,
tandis qu'en fond de tableau, le père abbé de Kergonan (56) bénit
une cérémonie si touchante,
et que 4 chevaux d'orgueil
(l'un d'eux est parti aux chiottes), harnachés de sponsors et de subventions publiques diverses, laissent deviner leurs culs très sales.

-247-Disparition

Ma disparition ayant été annoncée sur Dilhadsul.fr, ce serait bien dommage de vous priver des réactions qui ont aussitôt fusé :

-Gilles Servat
La voilà la blanche hermine
vive Locarn et le Glon
La voilà la belle pine
écrasons tous ces morpions.

-Alain Glon
Toute la meunerie est en deuil.
nez
-l’UDB
Nous avons perdu un vieux compagnon de biroute.

-Christian Troadec
Mon père appréciait beaucoup son père.
Pour nos costards de première communion, nous avions le même tailleur
En souvenir, nous allons lui brûler un portique.

-Cap’tain Valantin, (légionnaire parchutiste à Locarn)
Comme moi, il aimait beaucoup les dessins de mon camarade de chambrée Goutal.

-Le maire de Glomel
Il mettait beaucoup d’animation dans le bourg.
La crêpière va certainement perdre des clients.

-Le Syndicat des Porchers Indépendants et Loïc Cauret
Nous perdons l’un des nôtres.
Il adorait imiter le cri du cochon qu’on égorge le soir au fond des lois.
oeil
-Le maire de Trébrivan
Il était d’une grande culture.
Il aurait pu facilement gagner le concours international annuel du cri du coq de notre commune.

-Dieudonné
Il n’avait qu’un défaut : il n’était pas juif.

-Sainte-Agnès (DS)
Plus jeune, il ne m’aurait pas déplu. Je crois d’ailleurs que c’était réciproque. J'aurais adoré lui couper tout ce qui dépasse.

-Mr Dur de la Feuille, psychiatre 
Un excellent collaborateur ! Il m'amenait beaucoup de clients.

-Jean-Marc Ayrault
Disparaître en plein vol : quel beau destin !... même s'il avait parfois un peu de mal à décoller.

-La rédaction d’Ouest-France
Nous n’aurons plus, hélas, le plaisir de ne pas publier ses demandes de rectificatif !

-Julie Gayet
Je n’ai jamais eu l’honneur de couch… de tourner avec lui, mais je sais que Josée Dayan avait l’intention lui faire jouer un rôle d’aristo alcolo, marié à Muriel Robin, dans son prochain film, bientôt Produit en Bretagne.

bouche-Maître Knopp (DS)
C’est bien dommage : juste au moment où j’étais sur le point de le convertir au végétarisme.

-Claudix Lebreton, PDG du CG 22 et directeur de publication de Magazine 22 (distribué gratuitement dans tous les foyers en 22)
Nous perdons un grand artiste. Si, dans notre magazine, nous n’avons pu faire écho à son dernier film, ni à ses deux derniers bouquins, c’est uniquement faute de place. Nous allons nous rattraper avec un éloge posthume bien senti dans notre prochain numéro.

-Nicolas Sarkozy
C'est lui qui m'a glissé à l'oreille ma formule célèbre : "Casse-toi pauv'con !"

-Saint-Izo (DS)
Il était hors norme. Je l’ai connu trop tard.

-Kim Jong-un (pdt de Corée du Nord)
Mon oncle l’appréciait.
C’est toujours les meilleurs qui s’en vont.

-Valérie Trierweiler (par Twitter de Bombay)
oeilJ’aurais aimé l’inviter à tenir ma Lanterne.
Paris Match allait justement titrer sur lui.
Il avait été jouer à Leh, en Inde.
 (Par téléphone)
-Un très fin politique !
-Une fin très politique ?
-Non, j’ai dit : « un très fin politique » !

-Gérard Huet, maire de Loudéac
S'il avait voulu se marrier à un gay ou à une noire, j'aurais volontiers enfilé l'écharpe.

-Guy Dauphin, PDG de GDE
Notre différent ne portait que sur quelques centaines d’hectares de décharges industrielles.

-La Grande Marie (DS)
Il devait être un peu maso : plusieurs fois je lui ai brandi le fouet de la censure et il continuait quand même. Alors le fouet est tombé. C’est pas tout, mais va falloir maintenant s’occuper de sa femme. Hi hi hi !

-Bertrand Rault, directeur de France 3 Ouest
Si j’ai refusé de produire son film sur les Chouans, c’est par estime pour lui. Nous avons une mission de service public et faire à l’écran la promotion de gueux contre-révolutionnaires ne peut que constituer un mauvais exemple pour les Bonnets Rouges.

-Saint-Zano (DS)
nezIl adorait le pâté de Pouldreuzic. J’ai toujours espéré le faire adhérer à notre confrérie. 
Il a écrit plus d’une vingtaine de bouquins. 
Depuis des années j’appréciais son talent.
J’avais justement l’intention de bientôt lui consacrer un article de ma revue « Pages de Bretagne », financée par la Région Bretagne et tous les Conseils Généraux. Maintenant qu’il est mort, je pense carrément lui dédier une couverture sur une boite de pâté.

-Jean-Yves le Drian, ministre de la guerre et des Bretons
Il jalousait un peu mon bel imperméable jaune.
Quand je passais devant sa maison pour monter à Locarn, j’espérais qu’il m’offre un jour un coup de cidre.

-Charles Josselin, ancien ministre
En tant que vice-président du CG 22 à la culture, je n’ai qu’un regret : avoir refusé de lui donner un rond pour tourner son film sur les Chouans. Je lui avais pourtant proposé de l’initier au golf. Hélas, il préférait les joies de la pédale.

-Jean-Guy le Floch, pdg d’Armor Lux
Il avait une tête à claq… à bonnet rouge.
Toutes nos petites mains marocaines sont aujourd’hui en deuil.

-Marlu (DS)
Il adorait, comme moi, les bistrots. Un peu teigne, mais pas rancunier.
Il n’avait qu’un défaut : il arrivait à se couper les cheveux tout seul.

pot-Charles Doux, PDG subventionné
Il était contre l’incinération. Je me demande comment sa famille va maintenant se débarrasser de cette fripou… de sa dépouille, pardon.

-Henri Proglio, PDG d’EDF
Il nous a bien fait chier.
Mais un clown atomique qui s’en va, c’est un peu un ami de la famille qui vous quitte. J’irai à son enterrement. On aura enfin l’occasion de bien rigoler. C'était sa dernière volonté.

-Cap’tain Krampouz (DS)
Un temps, je me suis occupé de sa sécurité.
Il était très méticuleux. Surtout sur la qualité de la mousse.
Il a essayé de me faucher mon fusil à patates.
clown
-Le Crédit Patate
Il n’avait pas de compte chez nous, mais il aimait bien parler de nous. Grand cœur, il ne nous a jamais fait payer l'addition.

-Xavier Beulin, président de la FNSEA
Notre syndicat ne se remettra pas de la disparition du clown agricole.
Sans lui, Glon-Sofiprotéol aura désormais bien du mal à améliorer ses dossiers d’extension de porcherie.


-Goutal (DS)
Je me demande comment il faisait pour gagner sa croûte. Sûrement les troncs d’églises.

-Marc Le Fur, député UMP
Nous avions eu un accident de bagnole au même endroit, sur la D790 après Plounévez-Quintin. Un virage à droite mal relevé. Cela crée des liens trans-courants.
Entre nous on causait breton et, chaque début année, je lui adressais mes vœux. Il prendra peut-être maintenant le temps de me répondre.
Kement vras zo ar bern teil, kement pinvidik zo ar mestr.

-Jakes Bernard
C’est l’exemple même du Produit en Bretagne.
Nous pensions lui proposer bientôt de tester une nouvelle marque de vaseline patronale, 100% bretonne.

yableau-Une oie
Depuis quelque temps, il semblait gavé.
Je lui avais conseillé une cure de repos.

-Une chauve-souris
Il aimait beaucoup sortir la nuit. Il parlait souvent de la galaxie.
À croire qu’il se sentait un peu à l’étroit sur notre planète.

-Une grenouille
Quand il s'est un peu trop approché des drosera de Locarn,
quatre lavandières, pour le sauver des plantes carnivores, ont colporté qu’il avait disjoncté.

-François Hollande
Moi président, je lui aurais volontiers prêté mon casque intégral.

-Jésus
(S’exerçant, avec le cap’tain Valantin, dans les landes de Locarn, au lancer de nain)
Chaque matin du troisième jour, il s’entraînait à ressusciter.
Ça ne m’étonnerait pas qu’il réapparaisse.

Ce tableau posthume est offert par maître Knopp

-246-Monde Virtuel

virtuel

 Des dangers du virtuel...

-245-Rectificatif

Ouest-France, dans son édition locale du mercredi 22 janvier 2014, a publié l'article ci-dessous, concernant la mise en place, par la municipalité actuelle, d'un sentier de randonnée autour de l'étang du Korong . (Article quasi identique dans l'édition locale du Télégramme du 23/01) 

chemin

(On dirait une pub pour les salopettes Gamm Vert à  double fermeture éclair)

En période pré-électotale, cette opération de communication-récupération risquait fort d'induire les lecteurs-électeurs en erreur.
Désirant rendre à César ce qui lui appartient, et satisfaire ainsi "les attentes de la population locale", j’ai adressé aux deux correspondants locaux, ainsi qu’à leurs rédactions, le communiqué de mise au point ci-dessous. 

Le Télégramme en a publié un extrait le 24/01. Ouest-France, à ce jour (29/01), fait toujours la sourde oreille... bizarre bizarre, vous avez dit bizarre ?

Mise au point concernant
Le chemin de randonnée autour du lac de Glomel

 
Au début des années 1990, j’ai été élu président de la commission environnement du Galcob à une très large majorité (28 voix sur 31), par les associations de protection de l’environnement.
Avec l’accord de la municipalité glomelloise de l’époque, j’ai proposé aux financements des crédits européens du pays COB un chemin de randonnée autour du lac de Glomel.
Le service Espace Sensible du Conseil Général 22 a consulté plusieurs organismes compétents pour avis.
L’association Eau et Rivières de Bretagne a exprimé son accord, moyennant deux légères modifications :
-la construction d’un passage en bois au-dessus d’une zone humide
-un léger éloignement du chemin sur une zone de nichage de martins pêcheurs.
Le Groupe Mammologique Breton a, par contre, exprimé son veto formel à cause d’un passage à loutre.
De ce fait le dossier a été enterré.
Je me réjouis de le voir ressortir aujourd’hui et souhaite sa pleine réussite, quelle que soit la municipalité qui sortira des urnes en mars prochain.   JK 22/01/2014


-244-Tous à Nantes le 22 février 2014

zad

 Dessin de Marcel de la gare. On peut jeter un œil à ses albums géniaux ici

Et pour se remuer avec Bred'irie c'est  ici

-243-Vœux du maire

Ajout au 20/01/2014 :
Avis aux amis qui m'ont adressé leur soutien (cf les nombreux témoignages plus bas) : le maire de Glomel cherche à joindre au téléphone pour les intimider les signataires identifiables. Après enquête sur son adresse (le téléphone étant au nom de sa femme), il vient de joindre l'un d'eux ce matin à Angoulème !

LETTRE RECOMMANDÉE
Le maire de Glomel est en pleine forme. Dès réception de ma lettre ouverte (ci-dessous), il m’a adressé par la poste un courrier recommandé avec avis de réception, m’enjoignant, au nom du droit à l’image, de « retirer sans délai » sa photo de mon site Internet. « À défaut, je n’aurai pas d’autre choix que d’engager des poursuites judiciaires à votre encontre. »
Excellent réflexe, qui honore sa réputation procédurière !
Je suis au passage très honoré d’apprendre qu’il consulte mon site Internet, ce qui m’évite d’aller à la poste de Glomel -lieu où il m’a agressé verbalement
déjà deux fois- pour lui adresser une réponse.
Je lui signale donc que cette photo (ci-dessous à droite) a été publiée le 20/07/2013 sur le site du Télégramme. Il ne s’agit donc que d’une pâle  reproduction. 

Le maire de Glomel n’a pas encore en son pouvoir, que je sache, d’interdire les photocopies. Si cette photo lui déplait, qu’il s’adresse donc au Télégramme, non à moi… même si c’est aujourd’hui un peu tard, car le délai légal de 3 mois après publication est largement dépassé.
S’il veut, à l’avenir, éviter ce désagrément d’être photographié dans l’exercice de ses fonctions, je lui suggère de porter, comme notre président, un casque de moto. Ou encore une burqa intégrale avec grille. J’ai un ami, ex diplomate au Pakistan, qui peut lui en procurer une à prix cassé.*

Comme il entend repartir pour un nouveau mandat en mars prochain, je lui suggère aussi quelques cours de rattrapage en droit, auprès de l’association des maires de France.

Plus fort que dans « Trousse cocotte »… Des idées pour un nouveau roman ?

* Il me signale que l'importation légale  de la burqa est toujours possible, mais le port interdit en France. Reste donc le casque intégral. Il ajoute : "...la seule manière d'éviter les inutiles souffrances de la photophobie consiste justement à ne jamais se produire en public, donc de ne pas s'engager imprudemment dans une campagne électorale ! "
maire
(Photo publiée sur le site du Télégramme le 20/07/2013)


LETTRE OUVERTE

à
Monsieur Gérard Corveller,
maire de Glomel


Monsieur le Maire,
                                               


Ce vendredi 10 janvier, lors des vœux aux glomellois, dans l’exercice donc de votre fonction, vous vous êtes permis, au micro, de vilipender l’un des citoyens de votre commune. Étant l’offensé et n’ayant pas eu droit à la parole, puisque vous aviez le micro et que, présent dans la salle, vous ne me l’avez pas proposée, je la prends aujourd’hui par voie de presse en rendant publique ma réponse à vos propos désobligeants, par lesquels vous m’avez désigné à la vindicte locale.

Remerciant, pour la première fois de votre mandat, ce dont je ne saurais vous blâmer, artistes et créateurs de notre commune, nous avons vite compris quelle était la cause de cette soudaine magnanimité envers ceux qui, apparemment, n’émargent pas directement au secteur productif, le seul à vos yeux à avoir droit de cité.
Je ne peux citer qu’approximativement vos paroles, car je n’étais pas venu avec un magnétophone, ne pouvant imaginer à l’avance une telle goujaterie publique à mon égard. Les quelques 300 personnes présentes, dont les 2 correspondants locaux, pourront, s’ils le souhaitent, y ajouter quelques précisions :
« Jean Kergrist, pris Goncourt de Trégarantec, a écrit un roman intitulé « Trousse culotte », qui se passe soi-disant en 2024, mais dans lequel il profite pour régler ses comptes avec moi. »

Vous faisiez sans doute allusion à mon dernier roman intitulé « Trousse cocotte », paru aux éditions Apogée de Rennes, en mars 2013. À entendre vos propos vous vous seriez reconnu dans l’un des personnages de mon roman. J’y ai bien, en effet, décrit un maire de Glomel, petit, gros, portant lunette et médecin en retraite. À ma connaissance, ce portrait est assez éloigné du vôtre, quoique pratiquant tous deux le vélo.
C’est donc plutôt par le comportement de mon personnage imaginaire que vous vous êtes peut-être senti visé.

« Qui se sent morveux se mouche ! » disait mon père, qui cultivait la terre dans la commune d’à côté. Si vous vous sentez diffamé par le comportement de mon personnage imaginaire, vous pouvez toujours porter plainte contre lui, donc contre moi, qui lui ai donné vie.
Flaubert -excusez l’outrecuidance d’un tel rapprochement- fut, lui aussi, l'objet, en 1857, des poursuites de quelques-uns de ses contemporains qui s’étaient reconnus dans son roman Madame Bovary. Le rôle d’un romancier étant de dire le monde, il ne peut que se féliciter si, à l’arrivée, des dizaines de personnes se reconnaissent dans la description d’un même personnage. Cela veut dire qu’il n’a pas trop mal tenu son rôle de chroniqueur de la vie quotidienne. J’imagine aussi que beaucoup de contemporains de La Bruyère se sont reconnus dans ses portraits, et beaucoup de dictateurs dans le film de Charlie Chaplin. Bravo les artistes !

Vendredi soir, face à un tel humour et une telle élégance de propos, les citoyens de la commune en sont restés scotchés, n’ayant pas coutume d’entendre un maire prendre à partie, lors de ses vœux, l’un de ses administrés. Mes livres -je vous signale en passant, car vous semblez l’ignorer, que j’en ai déjà publiés une bonne vingtaine- sont en vente dans toutes les librairies et sur Internet. Personne n’est obligé de les acheter. Par contre, quand vous réglez vos comptes au micro, tous les glomellois sont obligés de vous subir. Cette différence est de taille. Vous comprendrez donc pourquoi il me faut aujourd’hui recourir à cette lettre ouverte pour tenter de me défendre.

Peut-être auriez-vous préféré que je porte plainte contre vous pour injure ou diffamation. D’habitude, vous aimez recourir vous-mêmes à de telles extrémités juridiques. Je n’ai pas oublié, en effet, la plainte que vous aviez déposée contre moi en gendarmerie, fin juin 2011.
Plus de 4 050 personnes, dont de nombreux élus, écrivains et artistes de renom, signèrent aussitôt une pétition de solidarité, demandant qu’une poursuite judiciaire identique soit diligentée à leur encontre car, pour manifester leur solidarité, ils avaient signé un texte reproduisant mot pour mot celui pour lequel vous vouliez m’inculper.

Par lettre, datée du 23 septembre 2011, le procureur de la république de Saint-Brieuc me dégageait de toute poursuite en déclarant votre plainte irrecevable.

Depuis cet échec cuisant, vous ne cessez de me poursuivre de vos assiduités. Plusieurs fois devant témoins, je vous ai magnanimement tendu la main pour tenter de faire la paix. Autant, en effet , je ne pourrai jamais me rallier à votre conception de la vie commune -politique, économique, sociale, environnementale…- autant j’estime que, dans une petite communauté rurale de moins de 2.000 habitants, il ne saurait y avoir de place pour une telle agressivité. 
Les occasions de se rencontrer n’ont pas manqué depuis deux ans : enterrements à l’église ou au crématorium de Carhaix, fêtes, rencontre à la mairie ou à la poste de Glomel… Mais vous avez toujours refusé obstinément et ouvertement cette main tendue.
La dernière fois, le 14 décembre 2013, c’était lors d’une manif contre la fermeture de l’abattoir Pénalan de Maël-Carhaix. Alors que je saluais tous les élus présents à cette manif - qu’ils soient de gauche ou de droite, j’entretiens avec tous d’excellents rapports-, vous avez encore refusé cette main tendue en clamant bien fort devant eux :
 « Ma main ce sera uniquement pour te la foutre dans la gueule ! »

Cette menace physique publique, adressée à l’encontre d’un citoyen par un élu ayant autorité, aurait pu, si j’avais été un soit peu procédurier, se terminer par un dépôt de plainte en gendarmerie. Une fois encore j’ai préféré jouer l’apaisement.

Par votre obstination à vouloir me désigner à la vindicte communale, vous manifestez assurément, votre peu de culture littéraire, votre esprit revanchard, ainsi que votre inaptitude à diriger une commune dans un esprit de concorde.
Vous aimez les manières autoritaires -pour ne pas dire plus- et, lorsqu’il y a 3 ans, s’était constituée dans la commune une association visant à lutter contre l’installation d’un poulailler géant à  moins de 5 mètres du site historique et fleuron de la commune : la Grande Tranchée de Glomel, vous n’avez jamais pu admettre d’être ainsi contré.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi par l’association (BAGNE), dont je suis le vice-président, n’a toujours pas prononcé son verdict. Peut-être le craignez-vous, ce qui vous rend si vindicatif ?

   
Quand vous aviez signé, la veille de Noël 2009, un permis de construire, en domiciliant l’éleveur d’une commune voisine à une fausse adresse de la commune de Glomel, puis fait enlever, de la voie vicinale d’accès au site, le panneau routier « interdit au plus de 3,5 tonnes », agissiez-vous en qualité de maire de la commune ou d’entrepreneur ramasseur de volailles ?
Cette question, vous interdisiez à quiconque de la poser. Quand je l’ai fait, vous m’avez aussitôt traduit au tribunal.
Depuis que vous avez été débouté de votre plainte, vous vous êtes employé à me pourrir la vie.


En mars prochain ce sera aux électeurs, cette fois, de juger.
Qu’ils sachent, même si je n’ai jamais posé ma candidature à une élection, que j’ai toujours aimé cette commune et ceux qui y habitent. Que je n’ai pas ménagé ma peine, ni mon humble talent, à la faire connaître, par mon travail d’historien, d’écrivain et d’artiste : livre « Les bagnards », vendu à 20.000 exemplaires, spectacles et expositions plusieurs étés de suite à Glomel puis sur les canaux, film sur les bagnards diffusé quatre fois sur France 3 national, conférences dans toutes les villes de Bretagne, visites guidées de la Tranchée et de la fontaine des bagnards, avec visiteurs débarquant par cars entiers à l’auberge de St Péran …

    Monsieur le Maire, lors de cette cérémonie des vœux 2014, vous avez annoncé votre intention de vous représenter en mars à la tête de la commune de Glomel. Sachez, par la présente, que je vous juge indigne d’une telle charge.



Jean Kergrist
le 11 janvier 2014
(Lettre à la totale disposition de ceux qui la lisent)

Précision : le journal Ouest-France ayant fait écho à la cérémonie des vœux ainsi qu'à cette lettre ouverte, le maire de Glomel a demandé au correspondant local de publier un rectificatif (paru en date du 14 janvier). Il aurait, d'après lui, prononcé en public la phrase : "Dans son roman d'anticipation, Jean Kergrist en profitait pour règler des comptes personnels". Pour le reste, aucun rectificatif.

QUELQUES RÉACTIONS À CETTE LETTRE

(Certains de mes correspondants, pour des raisons fort compréhensibles, ont préféré ne rendre publiques que leurs seules initiales. Il ne s'agit pas pour autant de lettres anonymes, comme voudrait le faire croire Mr le maire. Mise à jour au 19/01/2014)

-Ce serait pour Gabriel Chevallier*! Jean-Noël Jeanneney, historien et ancien ministre
* l'auteur du roman à succès "Clochemerle"

-C'en est plus drôle que les pissotières à Clochemerle même si le fond est ici très sérieux. 
Ca fait le buzz ... Peut être que ce maire sans doute à l'égo sur-dimensionné va se mettre en réserve d'humour et s'exprimer sur son programme en matière d'environnement ?
Patrice Desclaud

-Les discours officiels sont le miel des ironistes que nous sommes.
 Hervé Jaouen, écrivain

-Interrogeant un jour un humoriste pour le compte de mon journal, il me dit tout de go: "Les gens sans humour peuvent être dangereux." A méditer. Bonne année quand même, vieux frère.
Jean-Charles Perazzi, journaliste ER

-Pour un peu, mon cher Jean, c'est à toi que j'en voudrais. Tu blablates, tu concours au Guiness, et pendant ce temps tu oublies de nous informer : pourquoi ne nous as-tu dit plus tôt que ton très cher Maire était un pervers du mandat de la mandale ? Le municipal, j'entends...Sa grosse paluche sur ta p'tite bouille ? Oh ! Plouguernevel n'est pas très loin. Va falloir relancer les formations pour un bon usage de la camisole. A l'ancienne ! Tu veux pas que je lui écrive une lettre de tendresse? (parfois ça calme...). J'ai l'impression qu'il se conduit comme un mal élevé. J'embrasse ton beau nez rouge. Jean-Pierre Nedelec, écrivain

-Ah! si j'avais dans ma commune un artiste, un écrivain, un romancier, un comédien...je serais le plus heureux des maires.
Je te fais citoyen d'honneur de la commune d'Eréac.

Elie Geffray, maire d’Éréac

Hé ben ! je ne savais pas, cher Jean, que les choses en étaient à ce point.  Tout ça me rappelle un vieux souvenir : celui d’avoir entendu (vers 1945 : une époque de fameux et rudes règlements de comptes !), le vieux maire de Plouescat, Pierre Trémintin, alors Président des Maires de France, nous dire, après plus de trente ans de service, que la qualité principale exigible d'un maire était l'humour :" Seul  sésame inter-âmes, disait-il, car le plus propre à l'acceptation des différences entre des gens obligés de vivre un destin commun". D'où le bienfait pour une "commune" de posséder à demeure comédiens, artistes en tous champs,  humoristes, conteurs, écrivains les plus divers etc...Bref, du désir en acte créateur permanent ! C'est sans doute à quoi pensait aussi Elie Geffray, maire d'Eréac, dans le message amical qu’il t’a adressé. Ton maire actuel n'est donc  pas de ce type-là... Alors, j'ai envie de te dire : tiens bon sur le principe des libertés s’il t'emmerde encore ; et, en même temps : laisse-le tomber, car c'est probablement un cas désespéré... et tu n'en finirais pas !
Cher Jean, je te reste uni, et fraternel, à travers tout ça ! Et salue tous les tiens amicalement de ma part.
Claude Pont,  psychanalyste

-« Ma main ce sera uniquement pour te la foutre dans la gueule ! » ... L'élégance verbale et démocratique du maire de Glomel est sans égal ; elle l'emporte donc sur celle du maire de mon village... à qui j'ai moi aussi adressé une lettre ouverte en juillet dernier. Je l'avais photocopiée en 100 exemplaires et l'avais distribuée nominalement à chacun des élus municipaux + aux commerçants + à tous les habitant de ma rue ! Elle avait fait beaucoup de bruit et, à 2 mois du prochain scrutin, voilà qu'elle ressort et circule... Comme ta lettre ouverte au maire de Glomel, la mienne ne s'attardait pas à des polémiques pichrocholines mais se contentait de dénoncer, faits à l'appui, des comportements inacceptables du maire, des mensonges éhontés mais officiellement dits ou écrits, des sondages manipulés dignes du président ouzbek Karimov !! 
Ainsi, les deux attaques du maire à ton encontre (14 déc et 10 janv) ont été faites publiquement et ad hominem... ce qui t'autorise de facto à publier une réponse ad hominem. Et c'est très bien ainsi car les autres membres du conseil municipal ne sont ni responsables des dérapages du maire, ni les objets de ta légitime indignation. Or, il n'existe pas de système de chefferie sans une certaine détestation du chef au sein même de son équipe... À l'approche des municipales c'est excellent : les élus ne seront peut-être pas légion à vouloir, par solidarité de campagne, suivre le maire dans ses excès verbaux et publics. Donc, s'il y a une liste d'opposition crédible, cette polémique initiée par le maire sortant lui-même, pourrait bien lui être fatale !
Ta lettre devrait donc faire mouche, elle est très bien écrite. Contrairement aux propos du maire, les tiens n'ont rien d'insultant. Et comme tu l'écris, le rôle du romancier est bien de "dire le monde"... donc : "qui se sent morveux se mouche" ! 
Nous avons en commun d'être dans le débat municipal sans appartenir à une liste ou une autre. Rester électron libre est le meilleur gage de notre indépendance dans la critique... et la critique citoyenne est bien un droit fondamental de la république qui ne peut faire objet d'assignation à comparaître devant un tribunal, comme toi en 2011 ! Le maire a donc faux sur toute la ligne. 
Georges Lefeuvre
(ex diplomate de la Communauté Européenne)

-Bien tournée cette lettre. 
C'est une attitude ignoble, indigne d'un élu. Ce sont des gens comme cet élu qui donnent une image désastreuse de la politique qui pourtant, au sens étymologique du terme, est porteuse de valeurs. 
Bien évidemment, nous te soutenons, mais ne te pourris pas la vie avec de telles personnes. Il y en a plein qui valent la peine d'être rencontrées, aidées et aimées. 

Marie-Reine Tillon
(Conseillère Générale)

-J’ai lu ta lettre ouverte très explicite écrite au Maire de Glomel et tes tentatives de faire la paix avec lui, ce qui est une preuve d’intelligence de ta part. Intelligence non partagée apparemment. Ce Maire abuse nettement de sa position pour interpeller les Glomelois. Sans doute pour les inciter à prendre position, espérant ainsi engranger quelques voix pour les élections à venir. C’est absolument scandaleux ! Quelle lâcheté ! Quel exemple ! Quel modèle pour la jeunesse ! Tu devrais contacter l’association des Maires de France. Cette dérive est inacceptable. Ce type doit être condamné pour son attitude. A moins qu’il ne voulait entrer dans le Guinness Book des records. C’est en effet probablement la première fois qu’un Maire ose, à l’occasion de ses voeux, parler d’un administré de la sorte. Triste record. J’espère sincèrement qu’il va se ramasser aux élections car cette “affaire” montre bien un état d’esprit plus global qui va à l’encontre des valeurs humaines que tu défends. Et si c’est ça être intelligent, je ne vois pas l’intérêt (d’être intelligent). C’est Jacques Brel qui disait : “Les gens qui ont bonne conscience ont souvent mauvaise mémoire”. Glomelois et Glomeloises, réveillez-vous !
 P.M.

, cinéaste

-Excellente réponse, tout à fait fondée; si tu as besoin de soutiens (et je pense que tu n'en manqueras pas), je suis  prête à signer toute pétition ou lettre si besoin.
Il faut faire en sorte que ce genre d'individu ne soit pas réélu. Malheureusement quand on voit les crapules pour qui votent les gens (Balkany par exemple etc.....), je ne suis pas démesurément optimiste.
 Bon courage,

Jacqueline Gouëlou-Caplat
(élue à Plouézec).



-Tu vas bientôt être interdit de jouer toi, on va bien te trouver un peu d'antisémitisme quelque part !
 Mister Hazard


Jean, je vois que tu ne vis pas une idylle avec ton édile qui a sorti sa plume acerbe. Le ramasseur de volailles est montée sur ses ergots et veut te voler dans les plumes. A t-il abusé du coq au vin ? Attention aux coups de bec ! A ce rythme, il va se faire plumer au prochain dépouillement. Qui passera à la casserole pour être la poule au pot ? Est-il chaperonné pour tenir à la fois de la poule mouillée et du coq de basse-court ? J'ai ma petite idée sur celui qui sera le dindon de la farce.
Samuel Ars, Plumologue averti

-Le mode d’intervention de l’actuel maire de Glomel est inacceptable, en effet.
Je partage ton analyse de la situation et te dis ma solidarité.
 T.T.



-Ton cher maire doit, à cette heure, se mordre les doigts d'avoir été si peu courtois; par contre Voltaire et La Bruyère doivent se tordre de rire...là ou ils sont ! Nous pensions que cela n’existait que dans les romans...! Doit-on en rire ou doit-on en pleurer! Je plains cet homme d'avoir autant d'acidité en lui-même ! La roue finit toujours par tourner!
 Dominique Falquerho



-Bonjour l'ambiance, nous on a Agnès LE BRUN, c'est encore différent.
 Kena-veau!
 M.G.



-Je ris de bon coeur à ce nouvel avatar de tes aventures....tout en me demandant qui est le plus grotesque, le plus clownesque.....!!!! G.H.

-Bravo, quel talent; il va en devenir vert (de rage); j'espère que les électeurs de la commune sont plus subtils que ce 1er magistrat municipal.
Mais on sait qu'il est hélas rare qu'humour, intelligence et appel à la quiétude soit l'apanage des citoyens moyens sans vouloir nullement les mépriser. Le français en matière d'outrecuidance des élus ont souvent la mémoire bien courte, hélas. Garde cette "pêche" le plus longtemps possible et félicitation à notre Voltaire breton, c'est un plaisir de te lire.
 
Patrice Desclaud



-Merci de me faire partager tes inimitiés municipales, pour quelqu'un qui suit depuis très longtemps le monde politique, cette "affaire" est très éclairante.
 A l'évidence, le maire de Glomel n'est pas de tes amis, mais ce que tu évoques est symptomatique des relations dans nos petites villes du Centre Bretagne et d'ailleurs, où de telles détestations peuvent se faire jour alors que tout le monde se connaît et que la proximité devrait au contraire renforcer les liens au sein d'une population dont, finalement les intérêts sont communs.
Clairement, il y a entre toi et le maire un différend et tu t'es honoré en lui tendant la main, mais je pense qu'au-delà des question économiques, il doit y avoir entre vous des problèmes idéologiques qui sont les seuls qui, pour moi soient difficilement contournables et surmontables.
Il est clair et je te comprends que dans une petite communauté de telles relations puissent te pourrir la vie surtout s'agissant du premier magistrat.
Ce que je te souhaite en ce début d'année c'est qu'il morde la poussière lors des prochaines élections municipales.

Jean Cevaer

 

-J'ai fort apprécié ton analyse du mouvement bonnets-rouges. Et merci aussi pour ta réponse au maire de ta commune; j'ai relu le dossier abondant sur la tranchée, la ferme au 70000 poules, le fait que le maire appartient au groupe des fournisseurs de volaille… . Je pense que ton humour t'aide à supporter 
tout cela. 
Avec toute mon amitié.
 
Hugues Cousin

, théologien

-Tu es tombé sur un coriace de la paroisse qui manie plus facilement le camion poids lourd que le fleuron littéraire d'ou la haine qu'il te voues. Effectivement c'est dommage de ne pas arriver à rassembler dans une petite commune, il n'a probablement pas sa place comme Maire vu son incapacité à accepter la main tendue. C'est assez vilain. Ce sont les administrés qui en jugeront, mais l'orgueil paroissial est en général mal placé et les brutes ont souvent le sommeil lourd. 
Si ce n'est pas ton plus grand ennemi, c'est certainement le plus proche et tu représentes un grand danger pour lui. 
G.K.

Bin dis donc camarade tu n'y vas pas de "main" morte 
Que fait ce clown dans la vie ?

Georges Bonic



-Voilà qui devrait calmer le cyclotouriste.
 M.F.



-Bravo Jean . Tu as raison de ne pas te laisser faire par un individu que je ne connais pas mais qui semble, comme tu le dis en conclusion de ta lettre ouverte, indigne de la fonction dont il sollicite des électeurs pour un nouveau mandat. 
Tiens bon
 ! 
François Méar



-Quel imbécile ce maire. Ne lâche rien.
 P.M.



-Ta colère est saine, et je pense que tu as raison de l'exprimer ainsi....
Longue vie à toi....
G.H.

Belle prose !
Il a l'air sympa cet élu...
C'est dommage que tu t'acharnes à l'énerver comme ça.
Mais bon, tu sais, la main tendue, ça a aussi ses limites !
A mon humble avis, c'est pas la peine d'insister dans cette voie pacifique.
Courage et ténacité !
 G.K.



-Bonjour Jean,
Le troadec-style fait école chez les trouducs.
Près de toi pour la réponse appropriée.
Le tien mérite du 225-1 Code Pénal ( qui aurait déjà réglé le cas Dieudonné si ma tante...).
 C.P.



-J'approuve ta démarche à 100% et je considère indigne, comme toi, le comportement de ce "bon"homme.
J'ai lu nombre de tes livres, les "polars" ou les roman historique. J'apprécie ton humour, ton travail et l'empêcheur de tourner en rond que tu es...
Sache que tu peux compter sur moi dans le cas où il y aurait des conséquences répressives de la part de cet individu.
J'espère que les élections municipales de mars lui cloueront le bec sur le mur de la honte !
Depuis mon arrivée en Centre-Bretagne, j'ai rencontré aussi nombre de petits maires qui se prennent pour des apprentis dictateurs... Pieds et poings liés aux chasseurs, agriculteurs, etc.

Christian Haddouche.



-BRAVO JEAN ! Voilà qui est bien dit et donc bien FAIT !
De tout coeur avec toi poad bihan !
 Y.V.



-C'est ce genre de personnage et d'agissements qui engendre les Dieudonné et ses admirateurs. 
A combattre radicalement.

Gérard Jaffrédou

,
proviseur retraité et écrivain

-Très intéressant , c'est mieux que Dieudonne!!!! Super la joute je vais essayer de trouver ton roman sur le net
.
Sylvie Séguillon



-Mes meilleurs souvenirs à ton maire… Il ferait mieux de s’occuper des pollutions incroyables de la carrière.
 F.B.



-Je pense mon cher jean que tu n'as rien compris aux artistes, et encore moins aux hommes politiques... Quant aux relations entre les deux !!!! ... et en plus au pays des bagnards sans foi ni loi habitués à s'en mettre sur la gueule.... sans le dire ni l'annoncer. Les artistes c'est bien ceux qui marchent aux pas - aux ordres, je veux dire - , bien en rangs ? et qui viennent à la soupe au son du clairon.... rassure-moi... je ne confonds pas, hein?

Robin Wood 



-Il est gentil, le maire : il ne te demande même pas de droits d'auteur pour ton utilisation de ses paroles si inspirantes!!
 John Molineux

, artiste

-Je t'apporte mon soutien. Sur Plougastel-Daoulas certains élu(e)s de gauche comme de droite me soupçonnent de nuire à la tranquillité publique avec mon rôle de dynamiteur. Il est vrai que s'attaquer aux serristes n'est pas une sinécure mais je n'en ai cure.

David Derrien dit Dédé l’Abeillaud
, du "bocal des beaux nez rouges"



-Ta lettre est très bien écrite et très claire, je reconnais bien là le bon écrivain que tu es ! Il faudrait la diffuser sur les réseaux sociaux...
Bonne journée sous le soleil et je suis avec toi !

Yvon Riou

, artiste

-Je vois qu'il y a de l'ambiance à Glomel...
Continue à lutter contre la bêtise et la malhonnêteté de certains élus...

Bernard Beaudonnet

On peut aussi choisir d'en rire :

-J'ai lu ça dans le journal de lundi. C’est pas dans mon habitude de prendre position politique et j’aurais préféré de loin rester, comme tout le monde, silencieuse. J’ai pour principe que chacun pense ce qu’il veut et qu’il vaut mieux la fermer pour pas avoir d’ennuis.
Mais mon employeur, pour qui je travaille la nuit au ramassage de volailles dans le coin de Loudia, me suggère de manifester ma solidarité avec un de ses collègues ramasseur, lâchement agressé.
Des ramasseurs, il en faut. Non seulement ils donnent du boulot aux pauvres, mais en plus ils contribuent à les nourrir avec des produits pas chers. Voilà ! C’est dit !
La grande Yolande (alias JK)

NB : De bonne foi, j'avais poussé le zèle (et la naïveté), il y a peu (sous cette municipalité donc), jusqu'à "faire le nègre"pour écrire les discours de réception en mairie de Philippe Richer (et sa famille), ex Conseiller d'État, ex-ambassadeur de France au Vietnam, et descendant direct de Charles Beslay, l'entrepreneur de la Tranchée de Glomel (et doyen de la Commune de Paris en 1871), puis lors de la réception en mairie de l'ABPF (Association Bretonne de Plaisance Fluviale), que j'avais fais venir et accueillie pour tenir son AG à l'auberge de St Péran... à chacun de juger de la magnanimité des uns et des autres !


-242-La retraite de (petite) Russie

    Il neige parfois sur les hauteurs de Locarn (22). Un lieu idéal pour y faire retraite. Le Mont Athos de la pensée de haut vol, portée par les ailes des courlis. Car n’allez pas croire que Super Glon et Cap’tain Valantin (cf plus bas) soient les seuls penseurs attitrés de l’Institut. Ce serait un peu court du bonnet. 

En plus des formations dispensées aux cadres, sous l’égide de Pôle Emploi ("faut bien gagner sa croûte", comme dirait un de mes potes artistes), avec entraînement à la self-défense par des galonnés ras du bulbe, on y programme aussi de doctes conférences. Au modeste prix de 50 à 250 € le billet d'entrée. Quand on pense, on ne compte pas (Descartes ?). Une conférence par mois en général (trois étoiles, le général)... et des formations par sessions qui, hélas, n'arrivent pas à faire le plein (certains patrons commencent à se méfier).       

  Parmi les habitués du pupitre : le très rigolo Jean-Luc Baslé (ci-dessous à gauche) (Le Cercle - Les échos) : pas moins de 3 conférences à lui tout seul en 2013, dont une intitulée  Francois Hollande, Louis XVI and the joker  (2/4/2013)
BasléEt en Anglais mar plij ! Les courlis, qui ne parlent que Breton, en sont encore épatés.   

hude

    On note aussi l’existence d’une sorte de saint des saints du temple de Jérusalem : le « Collège de philosophie »,  réuni sous la houlette de Henri Hude (à droite), fondateur du pôle d’éthique et de déontologie militaire à Saint-Cyr-Coëtquidan, « qui nous fait le plaisir et l’honneur d’accompagner nos réflexions depuis plus d’un an maintenant. » Le fil conducteur de ce Collège : « Reconstruire la confiance : l’homme, ses territoires, ses sociétés. » Collège de philosophie

chouet
       Cette « reconstruction philosophique - et militaire - des territoires » est proposée entre une conférence sur "le business à la mode sino-bretonne" (le 6/08/2013) et une autre d’Alain Chouet (à gauche), ancien patron du Service de la sécurité de la DGSE (ex SDEC) . Rencontre du 31 mai 2013.

    Décidemment, armée et services secrets nichent ici comme ajonc dans la lande et courlis dans la bruyère. On comprend que le ministre de la guerre et des Bretons adore y faire retraite, comme autrefois Mitterand à la Roche Solutré.

juvin

    Si vous aimez les alcools forts, je vous conseille la conférence d’Hervé Juvin (à droite) le 26/04/13, sur la déconstruction européenne : elle est reprise sur le site novopress.info , l’organe Internet de l’extrême droite qui « refait l’information face à l’idéologie unique » sous le patronage de Minute.

    « C’est pas tout de déconstruire, faut mettre quèque chose à la place ! », affirmait mon père qui, lui, pensait au cul des vaches. Ça tombe bien ! On a juste ce qu’il faut en râtelier : les Nations.

le matÀ commencer, bien entendu, par la Nation bretonne… et Jean-Pierre le Mat (à gauche), le ravi de la crèche, président des « Vaches à lait » des Petites et Moyennes Entreprises 22, opposé à « toutes les taxes en général », et à celles payées à l’état français en particulier, d’applaudir. 

enlèvement

    ...Sans oublier la Nation des tsars -à ne pas confondre avec les stars descendants à Nation- : la grande Russie, avec son Ukraine qu'il ne faut pas lâcher -n’est-ce pas Cap’tain V. ? - et son sauveur Poutine, rempart de la famille et de la religion contre le laxisme ambiant (métèques, mécréants, gouines, pédés…) d’une Europe décadente qui s’était autrefois faite enlevée par Zeus, déguisé en vache folle engraissée par Glon, c’est dire.  

Cf la Russie émergente (9/12/13)

avec la collaboration de Rubens (à droite)


JK, locarnologue autoproclamé 

3/01/2014

(3ème et dernier volet du tryptique consacré à l'Institut de Locarn.
cf plus bas les 2 autres : "Super Glon" et "Cap'tain Valantin"
ainsi que quelques réactions de lecteurs à la fin de "Super Glon")

GROS OUBLI

J-Bernard

produitFaire le tour des principaux penseurs de Locarn en oubliant Jakez Bernard (à gauche), président de Produit en Bretagne, serait impardonnable. Son association y a son siège. 

Jakès court aussi vite derrière Locarn qu'il courait naguère (en 1980) à Plogoff derrière - je dis bien derrière - les gardes mobiles, quand il faisait preneur de son pour Nicole et Félix Le Garrec ("Des pierres contre des fusils".) 

Le rêve de Jakès, pour faciliter les activités de ses commanditaires (dont il se croit parfois l'employeur) : mettre sur le marché un tube de vaseline "produit en Bretagne".

-241-Par les bonnets et par les landes
Nouvelles fraîches en vrac (au 1/01/2014) + quelques répétitions ("bis répétita placent")
glon
-Pour les fêtes de fin d'année, le site Internet de l’Institut de Locarn a procédé au grand nettoyage : plus une photo, ni un seul lien vers les vidéos -aussi édifiantes qu’anodines- des pontes de l’Institut (Baslé, Pelle, Hénaff, Caer). Même Glon, le président, est passé à la trappe. Aucune photo non plus de le Drian. À  la place, en page « qui sommes-nous », seulement 2 binettes : Jo Le Bihan et J-P Le Roch, les fondateurs.
Retour aux sources ? Besoin soudain de discrétion ?
Si le lien a disparu, les vidéos marrantes, par contre, dépêchez-vous, sont toujours visibles sur Dailymotion : Locarn
Ménage mal fait ?

bas du front -La vidéo désopilante du Captain légionnaire para Valantin (cf plus bas), éminence kaki écolo de Locarn qui bosse désormais pour Eiffage, est toujours aussi présente sur Youtube. Pour un réveillon joyeux, offrez-là en étrennes aux copains :
La révolution de la vie 

-L’article du journal Les Échos du 3/11/2010, intitulé : « Patrice Valentin, de la légion étrangère au patronat écologique » est aussi toujours disponible :
patrice-valentin
Difficile de supprimer une archive de journal. Seul Staline avait osé !

-Bientôt des nouvelles de vos héros favoris dans l’émission France Inter de Mermet « Là-bas si j’y suis » ainsi que dans le Monde Diplo (février). Pour la discrétion, c’est loupé.
troadecpour podcaster les deux émissions de Mermet c'est ici

-Le Blaireau (Troadec à droite), celui que Locarn voulait enfumer, sort vainqueur du premier round. Les autres, n’arrivent plus à suivre. Glon (cf plus bas l'article Super Glon) renâcle sur son blog : breizhlog

merret -Même Merret (le tribun Président FDSEA 29, à gauche) est largué par le Blaireau. Une fois les énergies libérées - un grand merci au député Marc Le Fur (ci-dessous) qui a multiplié par 4 les plafonds des porcheries et poulaillers !-, pas question, pour le fournisseur de chrysanthèmes Beulin (FNSEA, Sofiprotéol... cf plus bas), de prêter main forte à la Conf. Paysanne à N-D des Landes. « Pas d’amalgame ! » a déclaré Laurel-Merret, enfumé par Hardy-Troadec. On les croyait pourtant inséparables, ces deux là. ouest-france
le furudb
-On tremble aussi d’angoisse pour l’UDB, en majorité plutôt pro aéroport, mais qui tergiverse encore et toujours, car les jeunes (« y’en a ! »... dirait Francis Blanche) tambourinent du pied contre la porte. Obligée d’avaler son bonnet rouge, elle aura bien du mal à s’en remettre : udb

-Crisssian (autre surnom du Blaireau) est désormais seul face à son destin. Les écharpes, qu’elles soient bleu, blanc, rouge ou gwen-a-du ne se tricotent pas à petites mailles de bons sentiments. La politique n’est pas affaire d’enfants de chœur. Place au plus malin ou au plus roublard. Plus le fil est gros, plus ça fait cotte de maille. Du Shakespeare !

ledrian

-Le deuxième round, sur fond d’élections régionales, s’annonce passionnant. Suspens amoureux total : lequel des deux va réussir à séduire Le Drian ? Glon, qui offre à la gauche son bouquet patronal breton du club locarnien aux trente pétales ? Ou Troadec qui lui offre une Bretagne aux bonnets de nuits et dessous populistes ? D’un côté le fric, avec en prime un aéroport ? De l’autre la populace, avec en prime un joli croche-pied à Ayrault ?
Locarn ou Carhaix ?
Et pourquoi pas les 2, avec retour à la nébuleuse initiale ?
On retient son souffle.

Légende de la photo : "regarde là-bas c'est Troadec qui décolle"

JK
Locarnologue autoproclamé

-240-Cap'tain Valantinbrennilis

        S’intéresser à la Bretagne, faut bien ! Quand on y est né - "naître quelque part" chanterait Maxime -, qu’on y habite, qu’on aime sa langue, ses paysages et sa culture -sans oublier ses belles filles et ses crêpes, dentelles ou pas- on finit par s’y attacher ferme. Comprenez qu’ensuite on ne soit pas tendre avec qui vient la saloper. On se déguise même parfois en résistant du 18 juin pour tenter de la défendre. « Ô mon pays par l’hiver soumis... »
cf vidéo p'tits cailloux : résistance
   gorazde    
 L’armée, on n’est pas contre, même si, quand on était jeune, on a renvoyé son livret militaire pour protester contre ci, ou contre ça.
Et, quand un Cap’tain légionnaire para saute sur Sarajevo pour empêcher les Serbes d’écraser les Bosniaques, on applaudit des quatre membres, surtout quant on a été faire le clown à Gorazde pour tenter ensuite la réconciliation en contribuant, avec d’autres artistes bretons, à un « festival de l’amitié » (photo de gauche).

 Ajout au 31/01/2014 : Aux dernières nouvelles, d'après de mauvaises langues, le fameux cap'tain n'aurait pas beaucoup porté le casque bleu. Chargé des "unités spéciales", il se serait plutôt chargé de l'entrainement de mercenaires ukrainiens.

Quand le jeune et fougueux Cap’tain retraité qui a sauté sur Sarajevo crée une boîte au service de l’écologie on continue à faire clap-clap cf : dervenn/partenaires/ en pensant que tous les bras, fussent-ils galonnés, ne seront pas de trop pour tenter de préserver une terre qu’on aime.

TED X Rennes
        On se méfie quand même un peu le jour où le Cap’tain joue les Jean-Marie Bigard sur scène pour venter une écologie fondamentaliste autoritaire, où tout, y compris l’humain, doit se plier à un concept un peu flou appelé « la Vie ».
(cf : Réjouissons-nous  une vidéo de 14 minutes à ne pas manquer)

Quand, ensuite, on lit que le Cap’tain se met au service du patronat, on est n’est qu’à moitié étonné
: cf 03/11/2010/LesEchos
  
valantin
    Quand on apprend, à la fin, qu’il est devenu une des chevilles de l’Institut de Locarn, on n’applaudit plus du tout (cf : site breizhlog.) On n’a même plus envie de rigoler. On relie les textes ("Super Glon", ci-dessous) de l’ex-distributeur de farines animales et on comprend aussitôt la convergence :

      C’est quoi la finalité ultime du commerce et de l’écologie ? Un monde d’harmonie universelle appelé « La vie » (Valantin) ou « Loi Universelle du Territoire » (Glon), un new age pacifié où le conflit n’existe plus, les luttes sociales mises au rancart.


      Regardez bien, sur la vidéo TED-X ce geste superbe de notre comique légionnaire, encore en costard cravate, lorsqu’il envoie valser d’un revers de main, avec son papier, ces concepts ringards de « réduction des inégalités, de la pauvreté, des gaz à effets de serre, de la pollution, de la violence »… Une plaisanterie que toutes ces vieilles lunes en temps de crise !
Un peu plus tard, cette fois en tenue de combat, il enverra balader, d’une entourloupe identique, l’idée de développement durable, puis de décroissance.

         Cette crise est irréversible. Elle est liée à l’épuisement des ressources. Il s’agit d’adapter le profit à la nouvelle donne. Valantin est là pour rassurer Glon :


        -Dors tranquille mon vieux, y’aura toujours du pognon à se faire. Tu pourras toujours compter tes actions pour t’endormir mon p’tit Lainlain. Les écolos, « prenant en otage le principe de l’état de droit », comme tu l’écris si bien Lainlain, t’ont fait perdre beaucoup de fric avec leurs manifs et leurs recours aux tribunaux.


        Cette fois, je les ai dans ma poche. Regarde comme à la fin de mon numéro, subjugués par mon baratin, ils vont tous m’applaudir. Pas un sifflet !
Faites comme nous les gars : enrichissez-vous ! « laissons les plus rapides bouffer les plus lents », comme tu dis si bien mon Lainlain (cf plus bas sa conférence du 27/01/2011 aux patrons, à Vannes).
origine du monde
     
    On est des visionnaires, pour ne pas dire des révolutionnaires.
 D’ailleurs, si on n’a pas de morale -« ça s’est dépassé »-, on a, néanmoins, des valeurs, comme à la  Légion : « humilité, modestie, loyauté, confiance, respect de la parole, honneur, fidélité, courage… »
On garde aussi la Liberté -d’entreprendre- mais on passe l’Égalité et la Fraternité dans la colonne des pertes et profits…
 Et pour conclure : « Vive la Vie ! »

      Grâce à Pôle Emploi, inscrivez-vous à Locarn et je vous initierai, en tenues kakis, dans les landes, au combat rapproché. Et en avant les fantassins et spadassins, écolos de la Loi Universelle ! À nous les marchés !

Quand on prend le temps de creuser un peu la surface, tout coule de source.
Merci professeur Kergrist, locarnologue autoproclamé.

Note : Mon tableau « Locarn origine du monde » est beaucoup moins attractif que celui de Courbet. Les crânes rasés (je veux évidemment parler du reliquaire de l'église Saint-Hernin de Locarn) sont moins attractifs que les touffes (je veux évidemment parler d'ajonc, de genêts et de landes.)


-239-Super Glon

poujadistes    Alain Glon, président stratège de l’Institut de Locarn (22) est aussi crieur public, spécialiste des appels du 18 juin. Au nom du « Comité de Convergence des Intérêts Bretons » (et surtout des siens), il avait appelé la foule des bonnets rouges à rejoindre la manif de Quimper début novembre 2013 et la plaine de Kérampuilh à Carhaix, fin du même mois.


(à gauche : extrait du journal "Le bonnet rouge,  organe officiel de la révolte anti-fiscale", la tendance poujadiste de la nébuleuse. Numéro du 30/11/2013)




RÉSUMÉ SUCCINCT DE LA PENSÉE GLONIENNE

Il nous faut à tout prix retrouver la convivialité des campagnes par le « vouloir vivre ensemble » dans une « Paix Naturelle retrouvée » avec, comme charte, « la Loi naturelle du Territoire ». (une vraie prophétie à la Isaïe, chapitre 11 !)
Il nous faut pour cela éliminer :
sirène
- les syndicats agricoles, avec des initiatives transversales comme, par exemple, « Produit en Bretagne », car ces foutus syndicats « considèrent que chaque activité doit être à elle seule rémunératrice » ( sous entendu : alors que la seule activité à devoir l’être c’est la nôtre, marchands de farine, barbaque, pesticides et matériel divers ).

- les juges... pour les remplacer, comme sous l’Ancien Régime, par des « justiciers », au service aveugle de leurs maîtres (type garde-chasse et garde-pêche).

- les groupuscules (genre associations diverses, style Eau et rivières de Bretagne, Sauvegarde du Trégor, Bagne à Glomel, Sous le vent à Trébrivan…etc) car ils « prennent en otage le principe de l’état de droit ».


- les mauvais internautes, car il nous faut « réduire les excès à venir des nouveaux usages non citoyens du web ».

Le but de notre action : continuer à vendre tranquillement notre camelote. « C’est aujourd’hui, ce qui fait vendre, ce qui nous procurera demain les devises qui déjà nous font défaut dans les comptes, qui nous feront cruellement défaut dans les bourses demain matin. »

Ceci n’est qu’un résumé succinct. Si vous voulez télécharger le pdf complet de sa prose c’est ici 

"On dit qu'à l'origine des temps, Lucifer lui-même examina patiemment toutes les professions pour déceler la plus lucrative et que, sans hésitation, il désigna la meunerie. Et c'est alors que le diable se fit meunier."

Michel Ragon dans "Les mouchoirs rouges de Cholet"



                                                                                      D’OÙ
lisier
VIENT DONC CE GLON ?

Alain Glon, un des trois frères d’André, un petit meunier d’Hémonstoir (22) qui avait, aux dires de son fils, la bascule un peu facile, s’est fait racheter par Sofiprotéol en juillet 2007, victime de son principe favori : il faut « laisser les rapides manger les lents »

(Conférence aux patrons, à Vannes, le 27/01/2011 que vous pouvez télécharger ici)

(cf aussi plus bas les réactions de lecteurs à ce propos)

...vous y apprendrez aussi, entre autre, pourquoi le drapeau breton, joint au respect de la religion favorise le commerce en Malaisie !!!


(dessin de Gilles Knopp : la tonne à Lisier)

Jusqu’à son limogeage, Glon est resté au directoire de sa boîte (dans les 2 milliards de chiffre d’affaires), suite à une grande largesse de Xavier Beulin (photo à droite ci-dessous), patron de Sofiprotéol (un peu plus de 7 milliards de chiffre d’affaire). Beulin est, aussi et surtout, président de la FNSEA, c’est-à-dire celui qui fait la pluie et le beau temps depuis des lustres, sous tous les gouvernements de la République, au ministère de l’agriculture.
beulin

Notre cher Alain, grand stratège de Locarn, ne s’est pas pour autant retrouvé à poil. Il continuait, il y a peu, à toucher des dividendes de Glon-Sanders dont il restait actionnaire à 35%, en occupant son temps entre Locarn, les mille saints de la vallée des rois, à Carnoët, une usine de chips qu’il a gardée à St Gérand (56) en partenariat avec Lesieur, ainsi que quelques broutilles dans les bois et granulés, en partenariat avec Poujoulat.
Mais Beulin ayant fait une OPA sur ces dernières actions, ça s’est terminé en justice.  Glon-Sanders a été totalement bouffé par Sofiprotéol... un peu comme, quelques temps auparavant, Glon avait bouffé Jo Le Bihan, fondateur de l'Institut de Locarn.

Glon a alors jeté son dévolu sur le Sud-Est asiatique (Chine, Vietnam, Malaisie...) Bureau à Shangaï, usine de chips à 150 kms au Nord de la ville, 200 employés, 12 000 tonnes... Là-bas les plages sont presques vierges. Y'a plein de pognon à se faire ! Plus la peine de transporter de l'encombrant (farines), ils ont déjà ce qu'il faut sur place. Les compléments minéraux, produits phyto, terres rares sont plus rentables et les asiatiques plus compréhensifs que les bretons (pas d'écolos à se mettre en travers du "développement".) "le drapeau breton ainsi que le respect de la religion favorise le commerce en Malaisie"
(conf. de Vannes aux patrons,  référence + haut).

l'agro coule
QUI EST LA PIEUVRE SOFIPROTÉOL ? 
(celle qui a bouffé sans vergogne notre Alain)
Pratiquement toutes les huiles et protéines d’Europe passent par Sofiprotéol. Beulin, son patron, trois fois nommé, celui qui, en août 2012, à propos de la liquidation de Doux, un des fleurons de Glon, qualifiait Quimper de « tribunal de bourgade », s’est constitué un empire à rendre jaloux Napoléon.
La moindre extension de poulaille ou de cochonnaille dans le bled le plus reculé du Kreiz Breizh, Centre Bretagne pour les Berrichons, la moindre algue verte du côté d’Hillion ou de Saint-Michel-en-Grève, sont signées Sofiprotéol.
corveller
Quand le maire de Glomel (à doite) essaye, en public, de foutre une baigne sur la gueule d’un de ses administrés venu déranger son jeu de ping-pong -JK en l’occurrence)- (avec circonstance aggravante de la part d'un individu ayant autorité, ce qui entraine augmentation automatique de la peine en cas de plainte pour menace physique en public) , il peut ajouter, sans crainte de se tromper : « Tiens, prends ça dans le groin, c’est de la part à Beulin ! ».
(Photo publiée sur le site du Télégramme
le 20/07/2013)

…Donc Beulin, en plus de ses activités précitées –à savoir Sofiprotéol, FNSEA et conseiller très spécial au ministère- traîne aussi derrière lui une petite ferme de 500 hectares dans le Loiret, en EARL avec son frère et deux cousins : blé, colza, orge, maïs, tournesol et atelier de lait d’un quota de 150 000 litres. De quoi se partager quelques jolies primes de Bruxelles.

atout

ENCORE BEULIN

Beulin est aussi, à l’instar de notre regretté Alexis Gourvennec à Roscoff, Président du Conseil de Surveillance du Grand Port Maritime de La Rochelle, 6ème port de commerce de France. Pas pour nous mener en bateau. Pour exporter ses céréales et oléagineux. Plus bois et pétroles. Le pétrole c’est évidemment à l’import. Rien d’un bouseux donc. Un grand marchand comme on les concevait à l’époque du commerce triangulaire. Avec multiples décorations accrochées au revers du veston. Un simple BEPA en formation accélérée peut mener loin. Avis à tous les petits flemmards de CM2.

Comme notre Merret à nous, l’éleveur de chrysanthèmes, son brillant homologue FDSEA finistérien, le Loirétain –je connais le nom, je l’ai lu dans le Figaro- passe son temps à « libérer les énergies » de ce carcan administratif qui étouffe l’initiative, toutes ces réglementations qui empêchent de polluer tranquille. Noble entreprise ! Le bonnet rouge Marc Le Fur, à l’assemblée, leur donne un coup de main. Sans relais législatif, tu te retrouves vite à poil. Nu comme un Glon viré de son bureau par Beulin.
lefoll
Contrairement à ces feignasses de fonctionnaires qui, même quand ils glandent, sont obligés de se présenter au boulot le matin, avec Bruxelles tu peux t’endormir tranquille en comptant tes primes. En céréales la moyenne c’est 270 € à l’hectare. Si tu fais de l’herbe comme un con : tu ne touches plus que 50 €.

Si un Le Foll
(à droite) te parle de rééquilibrer légèrement la répartition, tu sors aussitôt ton tracteur pour bloquer Paris (fin novembre dernier), comme les Prussiens en septembre 1870. Et le général Trochu-Le Foll n’a plus qu’à remballer son socialisme.

Fin de cette première fresque au 11/12/2013

LES RÉACTIONS DES LECTEURS à ce triptyque concernant Locarn


Ajout au 2/01/2014 - Reçu d'un ami, Georges Lefeuvre, ex diplomate de la Communauté Européenne, et publié avec son accord :

La "Pensée Glon"... alors là, bonjour le galimatias (+ les fautes d'orthographe dans le compte rendu, du genre confusion  -au moins 3 fois-  entre la préposition "hors (de)" utilisée à la place de la conjonction de coordination "or" (de "mais où est donc Ornicar ? ", moyen mnémotechnique de notre enfance )... Bref, très chiant à lire mais hautement instructif en effet. Je me suis amusé à sélectionner quelques passages (cf en pièce jointe) qui, mis bout à bout, conduisent logiquement à la conclusion suivante (non dite explicitement of course) : " On peut toujours fabriquer autant de pauvres que nécessaire pour se faire du pognon, puisque les pauvres, "c'est quand même ceux-là qui travaillent" (dans le texte cette fois !). Alors là, "bonnets bas" ! ça force le respect : Vive la pensée Glon !

Un des morceaux choisis par Georges :
les Malaisiens à qui je faisais un programme alimentaire me disent  : "on voudrait acheter des usines". Je leur ai répondu : « Mais non, n’achetez pas d’usines, (…) à votre place j’achèterais de la terre.» 

« Pourquoi donc ? »
« Parce que quand vous en achetez au Brésil il faut construire des voies ferrées, c’est compliqué,
quand vous en achetez en Ukraine, il faut payer la Mafia, 

en Roumanie il y a les voleurs,
en Afrique, les miséreux vont venir vous piquer vos récoltes.
Achetez donc en France, on est un pays de Droit, et puis quand vous achetez la terre, vous avez le paysan qui va avec."  !!

NB au 3/01/04
Pour les fautes d'orhographe, mon cher Georges, n'accablons pas plus que nécessaire. Il s'agissait d'une conférence orale. Le transcripteur y a peut-être été aussi pour quelquechose, même s'il a fait relire et corriger sa copie par le conférencier. (ci-dessous à droite)
a. Glon
Ajout au 6/01/14 - Reçu de Jean CEVAER :
"Je viens de lire tes pages perso, franchement je ne pense pas que c'est en
crachant sur d'autres compatriotes, quelles que soient leurs idées que l'on

fera avancer notre cause, alors qu'au-delà de nos différences idéologiques,

l'union devrait être notre mot d'ordre.


Il se trouve que je connais plusieurs des membres de l'IdL que tu critiques
violemment et, pour moi injustement, ils font ce qu'ils pensent être bon
pour la Bretagne, comme toi, sauf que vous n'avez pas la même vision du
Monde, mais le leur reprocher c'est, pour moi faire preuve de totalitarisme
idéologique."

NB au 5/01/14
Si je comprends bien le courriel de Jean Cevaer, le "totalitarisme idéologique" consiste à s'opposer au pouvoir de l'argent, ou
à essayer, plus modestement, d'en chroniquer les dégâts (sans "cracher sur les compatriotes")... c'est, du moins, mon propos.
J'estime, Jean, que "notre cause" (tu veux sans doute parler de la Bretagne) se trouve bien mal en point par la faute de tous ces margoulins.

Pour me faire mieux comprendre, je me fends d'un petit cadeau de début d'année (3, 36
minutes) : MAN, même si cette petite histoire ne se passe pas seulement en Bretagne (merci à Gilles Knopp de m'avoir signalé ce dessin animé génial)

-238-Gros flop

    En cette commémoration du 11 novembre, les rangs de l’armée rouge des bonnets s’éclaircissent. Nadine Hourmant, interdite de drapeaux et banderoles FO à Quimper, avale la couleuvre en boudant la dernière réunion de coordination. Patrick Caré, patron du Medef breton, appelle à reprendre le boulot sur les chaînes d’abattage. Les salariés aux ordres ont intérêt à rentrer dans le rang, car « l’heure n’est plus aux manifestations » (interview à Ouest France de samedi dernier). Fini de rigoler ! Merci patron ! Il a obtenu ce qu’il voulait : que l’entretien des routes reste à charge du contribuable et non de ceux qui creusent les nids de poules avec leurs camions. De toute façon Glon, le patron de Locarn, sera là pour les reboucher avec ses farines animales importées d’Angleterre. Pas folle la vache !

    NPA et UDB, eux aussi interdits de drapeaux alors qu’ils ne vivent que pour ça, ne comptent que pour ce qu’ils ont toujours compté :  zéro à la barre ! Restent les trois grands tacticiens en chef : Merret, Le Fur, Troadec.patron

    Le premier a déjà obtenu, lui aussi, ce qu’il cherchait : la liberté pour la FDSEA de polluer sans vergogne. Il appelle ça « Libérer – prout-prout – les énergies ». Le député Le Fur n’a même plus besoin de cacher de son bonnet d’âne « sa calvitie » (l’expression est de lui). Le roi François est désormais plus nu que son crâne : Ayrault a fait passer l’amendement béni que lui avait refusé Fillon : plus d’enquêtes publiques au-dessous de 2.000 places cochons sur caillebotis.

    Le Crisssian se retrouve donc seul, comme le héros à la fin du film, avec, toutefois, en réserve dans son coffre de covoiturage, les jeunes nervis identitaires bretons, équipés de leurs pneus enflammés. Son ULTIMATUM au gouvernement à expiré depuis belle lurette (c’était mercredi dernier à midi). On allait voir ce qu’on allait voir. Et on a vu. Amplement. Pendant une dizaine de jours, le preneur d’otage divers gauche du parti TPMP – Tout pour ma pomme – courant de France Inter au Monde, d’Antenne 2 à Europe 1. On a causé de lui à foison dans les médias parisiens. Ça devrait le calmer pour un moment. Avec juste en écho quelques explosions de radars – déjà une quarantaine -, pour la plus grande joie des chauffards et des pochards, se sentant tout à coup l'âme révolutionnaire. Il n’y est évidemment pour rien, même si la boîte de pandore est plus facile à ouvrir qu’à refermer.

    Après la tornade Crisssian (c'est le nom de la dernière tempête sur nos côtes) de cette désunion programmée, ce sera aux salariés de Marine Harvest et à leur intersyndicale de reconstruire sur les ruines salariales. Le chirurgien Le Foll, dépêché par Hollande, s’apprête à réanimer, encore une fois, le vieux macchabée agricole, qui n'en finit pas d'agoniser, avec une petite piquouse de quelques centaines de millions d’euros dans ses fesses flétries. Notre fric. Mais comme dit Le Fur (interview à Ouest France vendredi dernier), « les subventions européennes, c’est pas l’argent des contribuables » (sic).

    Les chrysanthèmes de Merret ont fané. Les bonnets fabriqués en Écosse ne réapparaîtront que sur les stations de ski.
Pour le reste, c’est flop et reflop. L’ogre médiatique a eu sa ration. Il faut maintenant qu’il digère. On en reparlera le 30 novembre.

11/11/2013

-237-Gros bonnets rouges

Un bon dessin vaut tous les discours (Napoléon... citation approximative)

gros bonnets

Ne manquez pas ces quelques images de la grande manif de Carhaix le 2/11/2013 :

youtube.com CARHAIX

dessin de Nono

-236-Tocsin
supprimer l'écologie
    Quand les caddies des Intermarché, Système U et Leclerc s’arrêtent de couiner - n’exagérons pas : juste une petite heure mercredi dernier… faudrait quand même pas plomber le chiffre d’affaire de la journée ! - c’est la faute à l’écotaxe. Quand « Produit en Bretagne » demande aux entreprises bretonnes de faire sonner leurs tocsins, c’est la faute à l’écotaxe. Quand l’abattoir Gad de Lampaul (29) met la clef sous la porte, c’est la faute à l’écotaxe. Quand Marine Harvest quitte Poulaouen (29) pour rapatrier ses gros bénéfs en Norvège, c’est la faute à l’écotaxe. Quand Doux et Tilly (29) licencient après s’être goinfrés de primes à l’export, c’est la faute à l’écotaxe. La faillite du modèle concentrationnaire porcin et avicole, c’est la faute à l’écotaxe. Les Algues vertes en Bretagne c’est la faute à l’écotaxe...
-Dis papa, elle est vraiment méchante, cette écotaxe ?
-Oui, surtout qu’elle va s’appliquer au 1er janvier prochain.
-Ah bon ! Elle n’est pas encore là ! C’est comme qui dirait une écotaxe à effet anticipatif ?
-Parfaitement, mon fils. La source future de tous nos maux présents. D’ailleurs maître Glon, économiste visionnaire, patron de choc de l’Institut de Locarn, a déclaré à Ouest-France  (16 octobre 2013, page Bretagne) :


« Pour nourrir la France à bon marché, on (on, comme Glon) a abusé du dynamisme des Bretons (disons qu’on les a bien enc…) en poussant leur production agricole (le hors sol en particulier… fallait bien vendre l’aliment Glon, y compris les fameuses farines animales importées d’Angleterre !) jusqu’à l’overdose (une overdose provoquant aujourd’hui faillites en chaîne et algues vertes) environnementale. »
    Quoi ? Environnementale ? Répétez-moi ça ! Vous avez dit, maître, "overdose environnementale " ? L’overdose ne qualifie donc pas la surproduction agricole, mais à la protection de l’environnement. Très fort en com. notre maître Glon !



-235-Perturbateurs endocriniens

    Plus d’un millier de molécules (plastifiants, cosmétiques, pesticides…) nous perturbent l’existence (cancers, malformations congénitales, obésité, troubles neurologiques…). Bruxelles devait statuer avant la fin de l’année sur des mesures destinées à nous protéger. 18 scientifiques qui nous veulent du bien sont aussitôt montés au créneau pour dénoncer ces « précautions scientifiquement infondées » (Le Monde 5/10/13).
    D’après une enquête de l’agence environnementale EHN (Environnemental Health News), sur ces 18 experts, 17 ont des liens financiers avec les industriels concernés par une nouvelle réglementation. Effet immédiat : Les propositions de la commission européenne « seront présentées plus tard que prévu. » Les « experts scientifiques », très désintéressés, applaudissent à cette mesure de prudence.

perturbateurs

-234-Décroissance

    Qu’on se le dise : la crise profonde que traverse l’agroalimentaire en Bretagne n’est pas due à la surproduction (GAD, œufs en batterie…), ni à l’arrêt des aides publiques (Doux), ni à la spéculation sur les matières premières (saumon Harvest), ni à ceux, syndicats et coopératives, qui ont orchestré la concentration du hors sol sur 7% seulement de la surface du territoire national (60% des porcs, 40% des volailles, 20% des bovins). 

    Cette déconfiture ne doit rien non plus aux politiques, adeptes du « choc de simplification », qui ont alimenté les algues vertes sur les plages en faisant sauter à tout va les plafonds (épandage, installations classées…)     

    Un très grand et très subtil économiste enquêteur, Thierry Merret, président de la FDSEA 29, vient enfin de découvrir les vrais coupables : « les adeptes de la décroissance idéologique » (sic) et « les intégristes idéologiques ». « Les empêcheurs d’entreprendre ont pris le pouvoir et nos politiques leur obéissent… » (O-F Finistère 27/08/13) 

merret

    Et l’agrobusiness de chanter, menton en avant comme son nouveau gavroche : « Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire. Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ! »

    Tout à fait Thierry ! Rajoutes-en encore une couche dans ton autocritique et ton numéro de clown sera parfait !

-233-Mur de photos

n-d-landes

déjà 11.000 photos fin août 2013

mettez les vôtres sur le site :

http://www.flickr.com/photos/nddl/sets/72157632365364648/

-232-Vacances Romaines

vatican

En vacances romaines, le vacancier modèle ne peut éviter le Vatican. Tous les dimanches, le Pape -comme dans Cyrano de Bergerac- apparaît à son balcon pour bénir les milliers de fidèles agglutinés place Saint-Pierre. Le cérémonial est retransmis sur des écrans géants par TV Vatican. Suite à un réveil trop tardif, je ne pouvais espérer une bonne place. J’étais un peu perdu dans la foule, mais, si vous examinez bien cette photo, vous verrez, à droite du chapeau de paille d’Italie, un bout de pape qui dépasse de l’écran géant. Ce dimanche-là, il causait pauvreté, ce qui, au Vatican, est presque aussi fortiche que de parler chasteté dans un bordel. J’en avais les larmes aux yeux. 

refondation

Le vacancier modèle, de passage à Rome, ne doit pas renier le militant qui, en lui, sommeille. Pour éviter toute mauvaise conscience après sa visite au Vatican, il doit immédiatement compenser cette attitude contre-révolutionnaire par une petite visite au local des communistes refondateurs. Même si le rideau rouge demeure baissé durant les vacances, camarade Staline, du haut de son saint-siège, apprécie l’hommage rendu à la faucille et au marteau.

niki

Les vacances sont invitation au rêve. Ne pas hésiter à embrasser une dernière fois les nuages avant de reprendre le boulot. La cloche a sonné. Fini de rigoler !
(jardin des tarots de Niki Saint Phalle en Toscane)

-231-Choc et Flop
Les bonnes nouvelles n’arrivent qu'en été : l'allègement du régime des installations classées (ICPE) sera désormais applicable aux élevages, vient de confirmer le gouvernement. Pas d’entraves au développement productif ! On appelle ça un « choc de simplification ». Montebourg s’aligne sur Sarkozy. Le député Le Fur saute de joie, trop content de voir adopter son fameux amendement, pourtant refusé en juin. L'absence d'étude d'impact et d'enquête publique avant installation « va permettre de réduire les délais d'instruction des demandes à moins de cinq mois contre un délai moyen proche d'un an pour les demandes d'autorisation classiques ». haine

À l’arrivée, comme le constate la fédération France Nature Environnement (FNE), "demain, n'importe qui pourrait découvrir l'implantation d'un élevage de 1999 porcs près de chez soi sans aucune consultation ni du public, ni des collectivités territoriales". À 450 porcs, comme c’était le cas jusqu’ici, le résultat en Bretagne était déjà mirobolant. À 2000 on va crouler sous la merde, les algues bleues et vertes.

Et devinez qui vient nous annoncer une si bonne nouvelle ? La FNSEA ! Le syndicat, tout à l’oreille du ministre de l’agriculture Stéphane le Foll, déclare rester cependant vigilant pour la préparation des textes d'application afin que "le choc ne fasse pas flop".
Vivement que la gauche passe !
28/07/13

-230-JMJ et courroux divin


Cette année, les jeunes cathos sont allés s’encanailler au Brésil. Le pape a changé, mais comme maintenant ils sont deux, il en a toujours un en réserve pour orchestrer le grand show. On attendait dans les deux millions de festivaliers sur la plage de Copacabana à Rio. Les strings de carnaval sont autorisés, mais à condition de porter une croix, brodée or par Castelbajac, côté pile.

rio
Le Grand Barbu Respectable, qui d’en Haut supervise les festivités, a d’emblée laissé poindre son courroux. À Kourou justement. Mi-juillet, un bus de jeunes français enthousiastes, occupés à brailler des cantiques avec leur évêque, s’est planté dans un ravin, bouté par un camion guyanais. Un mort et trois blessés graves. On compatit sincèrement à la souffrance des familles. Pas question de rigoler avec la mort d’autrui.

Mais que faisait donc ce bus épiscopal en Guyane ? Généralement les cars qui traversent l’Atlantique à destination de Rio atterrissent assez loin de la base de Kourou. Renseignements pris, ils étaient une centaine de jeunes pèlerins, répartis dans trois bus, qui mettaient à profit l’argent des quêtes diocésaines pour visiter le centre spatial.
 Cette curiosité malsaine ne pouvait qu’être punie. Le ciel est affaire d’Esprit-Saint, non de fusée Ariane. Ne mêlons pas les affaires d’en Haut aux vicissitudes d’en bas. Le diable était sans doute de mèche : paraît qu’il conduisait le camion.


-229-Orbite

Avec un bon verre de gnole, la plupart des hommes -et femmes- normaux réussissent à se placer sur orbite. Les hommes -et femmes- célèbres, eux, ont la fusée porteuse plus compliquée. Balzac avait besoin de sa robe de chambre pour écrire, Victor Hugo, en plus de niquer sa bonne, faisait tourner les tables, Edmond Rostand s’entourait de gallinacés, Pierre Loti se déguisait en sultan, Tolstoï s’adonnait au végétarisme et à l’espéranto….
armstrong

Où veux-je en venir ? À Armstrong. Pas Louis, le trompettiste. Pas Neil, celui du tour de lune avec Apollo, mais l’autre, Lance, celui du Tour de France avec EPO. Le cycliste repenti vient de donner une interview au journal Le Monde (29/06/2013). Il y raconte une de ses journées : 

« Ma journée ? Je me lève, je bois mon café, je lis le journal, je prends mon petit déjeuner, je pars rouler, courir, m’entraîner. Je reviens, je déjeune avec mes enfants, puis je passe le reste de la journée en réunion, à jouer au golf ou au parc avec mes enfants. Et vers 17 heures, je m’ouvre une bière bien fraîche et je réfléchis. »
lance

La bière bien fraîche serait donc un stimulant essentiel de la pensée. Pascal et Descartes fréquentaient-ils la taverne ? On attend pour bientôt la suite : les œuvres philosophiques complètes de Lance Armstrong. Un petit tour de pédale pour le cycliste, un grand braquet pour l’humanité.


-228-Gonflé !
    Un pingouin en plastique gonflable, posé sur un canot de plage gonflé (Cf ci-dessous une photo de Patrice Verdure) : serions-nous à un vide grenier de la SNSM ? Défense de rigoler : cette composition originale, intitulée « Le non peint et le pingouin », figure au centre de la grande salle du musée de Saint Brieuc, récemment investi par le FRAC Bretagne dans le cadre d’un « itinéraire d’art contemporain en Bretagne », intitulé « Ulysses l’autre mer ». La notice de l'expo précise que l’auteur « crée ses Pneumostructures selon un mode ludique avec couleurs criardes, voir fluos, soustraites à leur vocation initiale, aux foules qui se pressent sur les plages pendant les vacances. « Le non peint et le pingouin » conserve le rapport à l’enfance de l’objet, tout en jouant avec humour sur la notion de survie. »
pingouin
   
    Le 15 juin 2013, lors de l’inauguration de l’expo, nous eûmes droit à 7 discours pour nous mâcher, en détail et en guise de pré-digestion, cette étape briochine de l’itinéraire d’art contemporain : directrice du Musée, conseiller régional, directrice du FRAC, commissaire général, critique d’art, commissaire d’exposition, artiste. À chaque minute de salive, les œuvres géniales -et les petits fours- s’éloignaient à vue d’œil, noyés sous le baratin et le fric du Frac foutu à la mer. Ne manquait qu’une bouée de sauvetage (gonflable) pour que le pingouin de visiteur (dégonflé) puisse surnager à tant de génie assemblé en un seul lieu.


    Un siècle plus tard, l’urinoir de Marcel Duchamp n’en finit pas de faire des petits. L’art contemporain -à ne pas confondre avec l’art moderne, venu juste après- traîne ses gags éculés de décennies en décennies, de clowns tristes en théoriciens pédants, de toiles blanches en papier froissé.

    À une époque où Tapie se met dans la poche un arbitrage de 400 et quelques millions, pourquoi Deschamps Gérard, 76 ans, qui vit à la Châtre (sic), fils naturel de Duchamp Marcel -là c’est moi qui invente-, n’aurait pas le droit - "selon un mode ludique" - d’arnaquer, avec son pingouin en plastique, le commissaire général de l’expo, celui à qui revient la charge immense de vérifier chaque matin la pression des pneus dans le pingouin et le canot. Et tout le monde d’applaudir chaleureusement aux discours. Pas de canots sans pingouins. Pas d’escrocs sans gogos.

-227-Un certain regard

cochons roses

    Quelques membres actifs du Comité Régional Porcin, vêtus de tee-shirts roses portant l'inscription : « Changeons de regard sur l’élevage de porcs bretons », ont occupé, le 5 juin 2013 le parvis de Montparnasse et lâché sur l’esplanade un millier de porcs, chiffre relativement modeste, comparé à celui mis en œuvre dans nos usines à cochons de Bretagne. Un lâcher réussi, sans odeur, ni lisier. Pas une algue verte dans la Seine. Un vrai « changement de regard » donc ! 

    Un essai d’élevage de porcs en plein air, sur paille ? 

    Vous n’y êtes pas ! Les jolis cochons roses étaient en plastique gonflable. De quoi susciter la sympathie immédiate des parigots pour le porc breton en crise et les abattoirs qui ferment (dont GAD, 1 700 salariés).

   Il n’y a pas que le cochon qui trinque : depuis que la Commission européenne a autorisé, en mars dernier, l’Ukraine à exporter ses œufs en Europe, le cours de l’œuf produit en Bretagne s’est cassé la gueule. De belles omelettes en perspective sur les façades de préfectures.soleil rose

    Autre bonne nouvelle : on apprend que les douanes ont perquisitionné, fin mai, le siège de Doux à Châteaulin pour y constater un miracle. Comme naguère Jésus avec le pinard, Charles Doux, grand chasseur de primes, pour gagner quelques kilos de la tonne, aurait réussi à transformer l’eau en poulet export.

    Et une dernière pour la route : Saumon Chevance de Poullaouen, chez qui tout jeune Breton dynamique à la recherche de petit boulot est allé un jour ou l’autre se geler les roubignoles, va bientôt mettre la clef sous le fumoir. Le norvégien Marine Harvest, qui a racheté la boite en 2007 pour traiter son saumon, annonce, pour justifier la fermeture, que ses bénéfices partent en fumée *.

    Compatir au désarroi de ceux qui subissent la casse, n'empêche pas, face à cette débandade généralisée, de se poser la question : "la faute à qui ?"

loudéacÀ part ça, le modèle breton se porte comme un charme.

La preuve :

500 de ses défenseurs inconditionnels étaient dimanche 9 juin à Loudéac (photo Ouest-france à gauche) pour une "opération de défense de l'agriculture en Bretagne".

Vous verrez que la semaine prochaine tout ira mieux. Toujours de l'avant ! Et droit dans le mur !



* Il s'agit, en fait, d'un enfumage médiatisé de l'opinion publique :  "l’actionnaire-fournisseur (Marine Harvest) vend très cher sa matière première à sa filiale de transformation (Poullaouen). Constatant ensuite la baisse de rentabilité et les pertes ainsi organisées, cela lui permet de justifier les fermetures de sites et les licenciements. Dans le même temps, avec l’argent gagné depuis des années, le groupe acquiert en Pologne des usines où travailleront des ouvriers dont le coût horaire avoisine 6 € de l’heure contre 20 € en moyenne en France " (Richard Ferrand, député PS du Finistère dans Le Poher.)


autruche-226-Bure atomique

    La France s’apprête fébrilement à cacher sa crotte. Des milliers de tonnes de déchets radioactifs vont bientôt être enfouis dans l’argile, à Bure (Meuse).

    Sous la bure se dissimulent bien des vicissitudes. Avec une période de radioactivité de 24 000 ans (temps pendant lequel le produit radioactif perd la moitié seulement de sa toxicité), le plutonium est devenu le symbole du cadeau empoisonné légué aux générations futures.

    À Bure, au départ, il ne s’agissait que d’un labo expérimental en concurrence avec d’autres sites, notamment granitiques. On se souvient comment, au printemps 2 000, les trois pieds nickelés missionnés par l’Andra pour chercher un site en Bretagne avaient été virés à coup de bidons à trèfles radioactifs placés à toutes les entrées de bourgs. Du coup, le choix promis s’est singulièrement rétréci au lavage.

    Le 14 mai dernier, une enquête publique de 4 mois a débuté en fanfare, destinée à faire de Bure la capitale de la bombe à retardement des nucléocrates, adeptes inconditionnels d’une énergie « propre et pas cher ». La population locale s’est vu refusé le référendum réclamé et, dans un communiqué commun, 42 organisations et associations ont dénoncé ce faux débat public en appelant à le boycotter.

    Ce premier jour d’enquête, dite « publique », France Inter proposait un « Téléphone sonne » ubuesque, avec, face à la rédaction, deux adeptes convaincus des bienfaits de l’enfouissement : la directrice de l’Andra et le sénateur socialiste Bataille. À défaut de contradicteurs, ils n’avaient que trois mots à la bouche : démocratie, transparence et dialogue.

Comme disaient mon grand père : les coqs ont beau chanter la nuit, ça ne fait pas le soleil se lever.

-225-Tir de Missiles

"En mai, tire ce qu'il te plait !"

Deux missiles flamands du 17ème siècle, lancés d’un sous-marin par Guéant à la pointe du Finistère, se sont désintégrés en plein vol. Heureusement, la tête de Guéant était vide, sinon on était tous irradiés.
gueant


-224-Transparence

amoral

Et pas question de rendre public mon patrimoine (la terre entière, sans compter les autres galaxies)

-223-Cahuzac :
psychanalyse du bazar
cahuzac

    Le cas Cahuzac conduit au chaos. La gente politique va se branler un bon moment en se l’envoyant à la gueule. Le populo va se passionner pour le feuilleton. Au-delà du gros mensonge, celui qui fait les gros titres, il touche en effet au gros moteur à quatre temps que chacun sent vrombir sous son capot : sexe, fric, pouvoir, gloire. La politique est la piste idéale pour faire rugir ce bolide performant. Belle gueule.  Implants capillaires pour séduire la belle. Détournement de fric de la sécu par les labos pharmaceutiques. Évasion fiscale. Gants de boxe pour foutre la raclée au voisin de palier. Tapis rouges des allées du pouvoir.

Que veux-tu proposer en face comme contrepoids politique pour calmer le moteur ? Pauvreté, chasteté, obéissance ? Entrer en monastère ? Même confiné au plus profond de la cellule monastique, Satan m’habite (mauvais jeu de mot emprunté à Jean-Pierre Mocky.) 

De quoi se sentir l’âme misanthrope, cynique et désabusée du Boris Yelnikoff de Woody Allen dans Whatever Works (film qui -hasard du calendrier ?- passait justement sur Arte le mercredi 3 avril.)

Ma doué ! Pas facile de faire sa petite tambouille sans incommoder les narines du voisin. Depuis Platon et Aristote, l’art de la politique devrait être celui du vivre ensemble, celui d’écouter plutôt que d’écraser, de servir plutôt que de s’en mettre plein les fouilles. Allez ! Osons le mot : l’art d’aimer (merci Ovide.) Sans maîtres, ni esclaves. Dis papa : on est encore loin ?

-222-Comique : un métier qui s'apprend

neige



      Sarko, récemment mis en examen pour vol à l’arrachée du sac à main d’une vieille dame, vient d’entamer une tournée humoristique au pays de Tintin. Un extrait de son sketch, filmé par la télé belge le 27 mars, est passé en boucle sur toutes les chaînes de l’hexagone.

    Quand il descend l’escalier avec le ministre belge qu’il vient de décorer, sa démarche en canard est parfaite. On rigole d’emblée. Sa trogne, à la Bedos mal rasé, passe la rampe. L’humour belge sur la « fiscalité confiscatoire » et l’allusion à l’exil en Belgique du pauvre Depardieu nous font plier de rire.

    Un gros défaut toutefois chez notre nouveau comique : comme Bedos quand il était mauvais, il rit comme un dératé de ses propres blagues. Plus grave : il se marre avant même de les sortir, ce qui en atténue l’effet. Il est vrai que son public était belge. Quand son spectacle passera en France, il sera certainement mieux rodé. Encore du rire en perspective !

-221-Très saint pâté
       Alors que le pape a le vent en poupe, le pâté Hénaff, pour la première fois depuis 100 ans, affiche des pertes. Y aurait-il un lien entre ces deux constats ? Quand, en Bretagne, on aborde la question, mieux vaut y aller sur des œufs, tant ces deux vénérables institutions ont aujourd’hui de zélateurs, d’adorateurs, de missionnaires et de prosélytes. En un siècle, la petite boîte bleue est devenue l’hostie à laquelle les Bretons communient par-delà générations et continents.
henaff
    Grosse déception donc quand, ce lundi 26 mars 2013, Loïc Hénaff est apparu à la loggia de sa basilique de Pouldreuzic pous annoncer aux fidèles le recul de 4,8% des ventes du saint pâté. Et les questions aussitôt de fuser dans la foule attristée. Un nouveau concile en marketing ne serait-il pas opportun ? Comment retrouver l’esprit d’entreprise du père fondateur ? Pour convertir les pays émergents, pourquoi ne pas tenter le pâté de mouton à l’harissa ? Pour séduire la jeune génération, pourquoi, ne pas introduire des blagues Carembar à l’intérieur des boîtes ?

    Face à ce repli, une consolation toutefois : les saucisses tiennent bon, enregistrant même un bond en avant de 16%. Ce n’est donc pas le contenu qui est en cause. Seulement la forme. Entre l’essence et l’accident, la forme et la matière, les théologiens Hénaff, à la suite de Saint Thomas d’Aquin, peuvent désormais se faire une religion en relançant leur pâté dans des boîtes en forme de saucisses, avec, pour petite touche érotique, une ouverture à fermeture éclair.

-220-De qui François est-il le prénom ?

Fanfan

La plupart des commentateurs avisés soulignent que ce choix de François s'inspirerait de François d’Assise, le sympathique écolo aux pieds nus qui parlait à l'oreille des oiseaux. Mais d'indécrottables pessimistes penchent plutôt pour François Xavier, patron co-fondateur (avec Ignace de Loyola) de la Compagnie de Jésus. 

En plus des 3 vœux religieux habituels (pauvreté, chasteté, obéissance), déjà bien lourds, ces retords de jésuites chargent encore la mûle en faisant aussi vœux d’obéissance inconditionnelle au pape. Notre jésuite argentin est maintenant dans de beaux draps : tenu de s'obéir aveuglément à lui-même. 

Il sera ainsi aux premières loges pour surveiller ses acrobaties jésuistiques : un pied dans la favella, un autre du côté de la jungle militaire. Une cuillerée pour Jésus, une autre pour Ponce-Pilate.

-219-Dépendance

dessin de Gorce

Xavier Gorce (les indégivrables du journal Le Monde du 2/03/13)

-218-Candidature papale

Très Saint Père
    Je ne vois pas très bien en quoi consiste le consistoire, mais, si je vous ai bien compris, j’ai jusqu’au 28 février 2013 au soir pour faire acte de candidature. Je suis l’homme de la situation. J’ai l’intention de moderniser l’Église en rénovant le Vatican. Voici les grandes lignes de mon programme :pape

Quand je serai pape, je me goinfrerai de religieuses.
Quand je serai pape, je changerai l’eau en vin, les bulles en rots, les encycliques en bicyclettes et les gardes suisses en garde-boue.
Quand je serai pape, je supprimerai la papamobile, car les habits sacerdotaux.
Quand je serai pape, je laisserai la tiare pour porter casquette et j’échangerai la crosse contre canne à pêche.
Quand je serai pape, je prendrai mes vacances sur l’île de Lampedusa et distribuerai aux réfugiés du Sud les lingots de ma banque Ambrosiano.
Quand je serai pape, je filerai les clefs de Saint Pierre aux clodos.
Quand je serai pape, je porterai des strings en dentelles et des porte-jarretelles en soie.
Quand je serai pape, je transformerai les caves du Vatican en boîte gay, avec, au-dessus de la porte d’entrée, l’inscription « ecce homo ».
Quand je serai pape, je gagnerai ma vie en vendant de l’opium du peuple.
Quand je serai pape, je remplacerai les hosties par double ration de vin de messe.
Quand je serai pape, je supprimerai le célibat ecclésiastique et prendrai papesse. Je m’adresserai à ses seins plutôt qu’à Dieu et célébrerai ses fesses plutôt que la messe.

habemus papamQuand je serai pape, je demanderai au Grand Barbu de se tailler la barbe et lui grefferai au menton la douce toison de ma belle.
Quand je serai pape, je farcirai mes lasagnes à la viande de colombe du Saint Esprit. Ça lui passera l’envie d’engrosser la Vierge, dès que saint Joseph a le dos tourné (en plus qu’il aurait pu s’adresser au paradis d’Allah, où il en aurait eu 72 à l'œil illico).
Quand je serai pape, j’abandonnerai le Fils sur l’autoroute du côté de la Trinité.
Quand je serai pape, je ferai de la montgolfière à Castelgondolfo.
Quand je serai pape, je surveillerai de près les quatre points cardinaux, plus quelques autres.
Quand je serai pape, je nommerai plein de soupapes de sécurité.
Quand je serai pape, je ne démissionnerai surtout pas.


JK 1er
(avec des dessins de Serge Chapleau et Alain Goutal)


-217-On se marre !

    L’IFEN, ou Institut Français de l’Environnement, créé en 1991 et implanté à Orléans, permettait une observation de l’environnement indépendante des pouvoirs et des groupes de pression. Quand, en 2005, il a été supprimé pour devenir un simple service statistique dépendant du ministère de l’écologie, les socialistes avaient accusé la droite d'avoir cassé le thermomètre pour masquer l'incurie de sa politique environnementale : « …indépendant, cela voulait dire indépendant à l’égard du gouvernement, de l’Etat, des associations, des groupes de pression de toute sorte… j'espére très vivement que nous pourrons un jour renouer avec la belle ambition qui était au départ celle de l’IFEN" (communiqué PS du 18/10/2006, signé Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l'environnement et au développement durable… communiqué toujours lisible sur le site officiel du
parti-socialiste)
lettre Ayrault
    On s’attendait donc à ce que la "lettre de cadrage pour la transition écologique", datée du 23 janvier 2013 et signée Jean Marc Ayrault, adressée à la ministre de l’écologie, se fasse un objectif de rétablir au plus vite dans ces prérogatives initiales cet Institut Français de l’Environnement.
    Gloup ! Pas un mot sur le sujet.
    Béatrice Marre est tombée dans la marre.
signature Ayrault


-216-Vivre à Dubaï

Avant la guerre du Mali, Dubaï finançait à Tombouctou un programme d’assainissement de 16 millions de dollars. De quoi propulser les fous d’Allah, qui tenaient alors la ville, vers la modernité ? Serait-ce que Dubaï n’aurait plus aucun problème du côté de ses propres chiottes ?

Prenez donc deux minutes pour visionner cette vidéo hallucinante : des centaines de gros camions citernes, remplis de pipi-caca, dans un embouteillage monstre sur la route conduisant à une station d’épuration située à 35 km de la ville lumière, aux tours vertigineuses inscrites au Guinness des records. 

Dubaï, plus de 2 millions d'habitants, n’a toujours pas de tout-à-l’égout.
camion-citerne
Comme les conducteurs des camions sont payés à la rotation, de petits malins prennent des routes transversales pour décharger directement leur cargaison dans la mer. Un vrai tsunami de merde qui va bientôt nous revenir sur la gueule. Plus fort que nos 12 millions de cochons bretons, qui pourtant, chient quatre fois plus que leurs équivalents humains.

Voir l'étonnante vidéo

-215-"Anathema sit"
    Connaissez-vous le père Gravouille ? 
   
    Il ne s’agit ni d’un personnage de la Comédie Humaine, ni d’un bourgeois retors sorti d’un roman de Flaubert. 
    Avec un tel patronyme, qu'on ne saurait lui reprocher, difficile pour un curé de campagne à la Bernanos de gravir les échelons ecclésiastiques sans faire rigoler les enfants de chœur.

    Qu’à cela ne tienne ! À défaut de faire carrière au Vatican, le père Gravouille, 45 ans, adepte du « Foyer de la charité de Tressaint », curé de Moncontour (22), affublé d’un col romain en guise de minerve, est monté à Paris, flanqué de ses deux vicaires épiscopaux, afin de contrer le mariage homo. 

gravouillle    Parvenu aux portes de la capitale, il s’est retourné vers le correspondant de « L’hebdomadaire d’Armor » pour prononcer sa première bulle - à ne pas confondre avec un rot -. 

    Résultat immédiat : Elie Geffray, prêtre et maire d’Eréac, qui avait déclaré récemment « qu’en tant que maire de sa commune il respecterait les lois de la République et prononcerait ce mariage gay si l’occasion s’en présentait. » a été frappé d’anathème - excommunication ou sorte de charia catholique commençant par la formule magique « anathema sit », exclusivement réservée au pape - par le très saint père Gravouille 1er,  pape autoproclamé de Moncontour, juge de la foi de ses pairs. 

    Traité de « mouton noir » par le Grand Inquisiteur, la brebis perdue va bientôt être conduite au cachot pour y être tondue.

L'abbé Gravouille, photo le Télégramme

hebdo d'armor

-214-Goujat ?

    Savez vous faire la différence entre un vulgaire goujat, un gros con démago, un imbécile heureux, un âne bâté, un roquet hargneux, un génie des Carpates et un grand béta prétentieux ? La nuance est si subtile qu’il vous faut au préalable vous entraîner à de nombreux exercices pratiques. 

Vous imaginez sans doute que cette introduction, toute en finesse, est destinée à vous entretenir du cas Depardieu, l’ami du grand démocrate Poutine ? Détrompez-vous : sur notre petite planète, on peut trouver plus proches que Gégé et Vladimir, même si l’exemple dont je vais vous entretenir est loin d’être aussi médiatique. Cultivons le bon sens « près de chez nous », comme le revendiquait autrefois une grosse banque aussi proche des petits paysans que la corde près du cou. La meilleure manière de dégonfler une baudruche étant de lui faire lâcher ses vents, donnons donc la parole à l’impétrant, modeste vedette cantonale qui, jusqu’ici, ne s’est distinguée ni par ses œuvres, ni par ses écrits. Mais cela ne saurait tarder.chatiment


    La scène se passe lors du conseil municipal de la ville de Saint Brieuc en date du 19 décembre dernier. Il s’agit de mettre au vote des conseillers une subvention de 2 500 € destinée à la réalisation du film « Qui a tué Poulain-Corbion ? ». Ce serait fort dommage de ne pas faire ici écho à une sublime prise de position :
« Je préfère soutenir des aides à la jeune création qu’apporter une aide à des retraités », et le torero de poursuivre en avançant que « Kergrist devrait plutôt demander l’APA (Aide à la Perte d’Autonomie). » Le maire de la ville, quelque peu outré par de telles gracieusetés, intervient alors pour rappeler le matamore à plus de correction. À la suite de quoi ce malheureux conseiller - qui s’imaginait déjà dans la peau d’un leader d’opposition - a dû se sentir quelque peu isolé quand les autres membres de son groupe politique (PS) se sont tous désolidarisés de propos aussi grossiers.


    Résultat du vote : sur 38 suffrages exprimés, 36 ont voté pour la subvention, 2 contre, dont notre fameux pourfendeur de retraités, retraité lui-même, ce qui ne l'empêche pas d’empocher hardiment ses émoluments de vice-président du Conseil Général. Comme il aime tant « la jeune création », il a très certainement l’intention de les reverser bientôt à une association destinée à lui venir en aide.
Le 26 décembre, le Télégramme publiait cette petite mise au point :

C.Provost


    Mais pourquoi donc tant de hargne ? Peut-être parce que j’avais naguère osé montrer du doigt la grosse ficelle (1) dont il se servait pour se faire élire haut la main Conseiller Général, titre de gloire qu’il a pour habitude, comme certains roitelets d’outremer, de lancer à la face de ses interlocuteurs : « Toi t’es qu’un nul. Moi j’chuis élu à 65% des voix ! ». 

    Au temps où Jospin constituait son ministère, un petit plaisantin lui avait fait croire au téléphone qu’il allait bientôt être nommé ministre de la culture. On en rigole encore !


(1)
"En se déclarant candidat à sa propre succession comme Conseiller Général du canton sud de St Brieuc, Christian Provost, président de l'ODDC, a revendiqué les actions artistiques de l'ODDC comme étant "au coeur de son bilan". On peut donc en conclure que le budget de l'ODDC émargera désormais à son budget de campagne électorale." 27/12/07

-213-L'enquête piétine


Texte signé Marlu et publié le 4 janvier 2013 sur le site de dilhad sul. qui fête aujourd'hui sa première année d'existence

Qui c’est qu’a flingué Poulain-Corbion ? Qui c’est qu’a fondu son estatue pour en faire des obus ? On peut pas tout mettre su’l'dos des Chouans ou des Allemands.
Notre camarade Jean Kergrist, premier du nom, a voulu y voir plus clair dans la vie de ce pseudo-révolutionnaire, héros national de Saint-Brieuc (22), et n’a réussi qu’à se faire mal voir des ultras-républicains et des francs-maçons briochins, arc-boutés sur leurs préjugés.
Il en parlait sur France-Inter, écoutez :logo inter

http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-chouannerie-la-bataille-de-saint-brieuc

-212-Maudites gaufres !

gauffre

Déjà qu’à Noël je me méfiais des dindes, 
que j’évitais les fêtes foraines, crainte qu’un manège fou ne me tombe sur la couenne, 
voilà maintenant que les gaufres attaquent. 
Le petit peuple ne peut plus avoir confiance en rien ni personne. Triste époque !


-211-Joyeux Noël 2012

noel

                                                                                                                                                                                dessin de Boligan (Mexique)

Noël rassemble la famille

et

réjouit les oies

gavage

                                                                                                                                                                                       dans le Monde du 21/12/12

-210-Contrôlons les fest-noz !

L. Jouin
L’Unesco vient de placer le fest-noz sous son aile protectrice en l’inscrivant au patrimoine immatériel de l’Humanité. Alleluia ! De Poullaouen à New-York, nous ne pouvons désormais que nous éclater sans retenue sur les kan a diskan de Loeiz Ropars. Mais, attention ! Pas de protection sans normes. Pas question de laisser le premier danseur fou du Kreiz-Breiz ridiculiser l’Unesco. Ou encore un groupe écolo fanatique de Trébrivan détourner notre patrimoine immatériel pour en faire une arme contre une porcherie collective. Va falloir maintenant mettre un peu d’ordre dans tout ce bordel.


On dit que le Conseil Régional, qui s’y connaît en matière de contrôle de la culture, va créer un corps de fonctionnaires d’élite habilité à fixer et à vérifier les normes. Contrôleurs, catégorie C, Inspecteurs, catégorie B, et inspecteurs principaux de fest-noz, catégorie A, seront chargés de surveiller la taille et la couleur des affiches, le faux-col des mousses et la conformité des pas. Les hystériques, qui confondent la ridée à six temps d’Hennebont avec la danse du ventre, seront prestement verbalisés. On parle beaucoup de la nomination possible de Lors Roblochon à la tête de ce service.

(15/12/12)

ci-contre : Lors Roblochon, penn danseur de Landeleau, donnant à la baguette une leçon de danse bretonne 

-209-Rentable ? Fastoche !

    Les projets mégalos sont toujours « rentables » et même très « compétitifs ». Pas de progrès sans moteurs ! Il va falloir le faire entrer dans votre ciboulot de pithécanthrope. À coups de flahs balls et de gourdins s’il le faut ! Vous voulez des chiffres ? Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin, annoncé à 8,5 milliards d’euros en 1991, file aujourd’hui à grande vitesse vers les 26,1 milliards. L’EPR de Flamanville a explosé d’un petit 3,3 milliards en 2004, à un tsunami de 8,5 milliards. La « valeur temps », permettant de justifier la rentabilité de l’aéroport N-D des Landes, a été bidouillée par l’ex-préfet de Vinci à coup de chiffres 5 fois minorés (18,60€ au lieu de 98€). Mégalomanie, appât du gain, conflits d’intérêt marquent les trois temps de la valse musette. Le TGV fou se recommande des trente glorieuses pour nous propulser trente ans en arrière. 

tgvLe brave clampin, avant de partir s’éclater la rate au boulot, parcourt son canard distribué de nuit par un galérien payé au lance-pierre. Devant son bol du matin, il s’extasie de la hausse des taxes, des impôts, du gaz et de l’électricité. Il se tâte les roubignoles pour vérifier qu’il est encore en vie, osant à peine faire le lien entre ses poches vides et cette glorieuse épopée affublée du doux nom de « progrès » qu’il finance de sa sueur et de ses deniers. Encore un sucre ou deux et le déficit budgétaire se dissoudra dans son café crème. Surtout fermer sa gueule pour ne pas cautionner l’extrême droite ou se faire coller sur le dos l’étiquette de rêveur passéiste. 

8/12/12

-208-Fric et Pac

fric

 Dessin publié dans Le Monde du 23/11/12

La PAC (Politique Agricole Commune), dont les négociations ont commencé à Bruxelles fin novembre, détermine nos voisinages, nos paysages, nos odeurs, nos conflits, notre eau, notre air et notre assiette … et ceci pour les 7 prochaines années (2014-2020). Ducian Ciolos, commissaire européen chargé de l’agriculture, voudrait conditionner un tiers des aides directes aux agriculteurs (primes automatiques accordées à la surface) à des mesures environnementales  (diversification, pâturage, jachères, biodiversité…). Les lobbies des syndicats et coopératives agricoles n’en veulent rien entendre. Le fric d’abord, on parlera environnement après. Négociations mal barrées !

-207-OGM : enfin une info grand public !

affichettes

photo prise à l'entrée d'une maison de la presse en Finistère, fin novembre 2012

... ce n'est qu'un gag d'affreux plaisantins ! Dommage !

-206-Entourloupe compétitive

    C’est donc toi, clampin de salarié, de retraité et de consommateur, qui plombe la compétitivité des entreprises. Le fouet de la CSG et de la TVA - l’impôt le plus injuste déclarait naguère le candidat – va bientôt te tomber sur le râble, à la grande joie de Laurence Parisot et des 98 patrons pleureurs. On te l’a répété depuis quinze jours sur tous les tons à longueur de gazettes : le coût de l’heure de travail français est beaucoup trop cher. Plus cher en tout cas qu’au Maghreb où aujourd’hui Renault fabrique la majorité de ses bagnoles. Encore heureux que tu puisses pour l’instant les acheter. Profites-en. Ça va pas durer. 

Quand on te parle « coût du travail », le clampin que tu es entend évidemment « coût des salaires » et culpabilise très fort. Voilà qui est finement joué !

salauds d'povres Tu veux que je relise la phrase qui t’assassine à longueur de médias ? 

En France, « les marges des entreprises après versement des dividendes représentent 6,8% du PIB contre 11,05% en Allemagne et 9,63% en zone euro »

6,8% de marge seulement ! T’as pas honte de pressuriser ainsi les entreprises ? 

Quoi ? Oui, t’as bien entendu ! J’ai bien dit « après versement des dividendes ». J’ai fait exprès de ne pas mettre de virgules ni avant ni après cette incise, pour te lire la phrase d’un seul jet, en espérant que tu ne retiendrais que les pourcentages. C’est quoi ces dividendes sans virgules qui font partie intégrante du « coût du travail » ? Ce qui est reversé aux valeureux actionnaires, parbleu ! La rémunération du capital si tu préfères. Cette part a augmenté de 27% entre 2007 et 2012. Elle a triplé en trente ans pour une masse salariale à la ramasse de 8 points depuis 1982. Toujours depuis 82, tournant fatidique, par tout un tas de petites astuces sur ta fiche de paye, l’équivalent de 1.500 milliards d’euros de salaires brut ont basculé des salaires vers les profits .


    Les chiffres de l’INSEE sont comme les habits du dimanche. Dès que tu les enlèves, tu te retrouves à poil devant la glace. Que dit la glace ?  Contrairement à ce que claironnent les médias, quand on réintègre à l'addition ces "versement de dividendes", l’heure de fabrication d’une bagnole est de 43,14 € en Allemagne, seulement de 33,38 € en France. On ne serait pas, des fois, en train de te mener par le bout du groin ?
    Ces 20 milliards d’euros supplémentaires, qui viennent d’être accordés aux actionnaires des entreprises, vont te tailler un joli costard. Merci Sarko. Quoi ? C’est plus lui le président ? Ah bon !

   
  Cf aussi l’article de Christine Jakse dans le Monde diplo de novembre 2012

-205-FRAC-fricGomez

Tu prends une feuille blanche format A3. Tu la froisses, puis tu la scotches au mur blanc au-dessus d’un carton portant ton nom en majuscules avec le titre « sans titre » (« Untitled » c’est mieux !). Tu deviens aussitôt Léonard de Vinci. Tu peux aussi, si tu préfères, jeter ton dévolu sur un épi de maïs, rescapé de ton dernier ensilage. Tu le barbouilles de noir et tu l’accroches à la cimaise. Ou encore, s’il te reste de vieilles planches dans ton hangar, tu les peints en gris, et tu les étales sur le sol en les aspergeant de sable. Ou tu peints une bouteille en blanc et tu la poses en équilibre sur une poutre. Et les foules ébahies de se ruer au FRAC de Bretagne à Rennes pour admirer ton œuvre. 

KiaerTu cherches d’autres idées ? Expose donc ta vielle fenêtre cassée en alu, n’importe quel bout de ferraille de ta machine à laver ou la cale en bois de ton tracteur. Ça accentuera le côté rural de la dernière expo temporaire, intitulée « Les Prairies », une invitation à se faire rouler dans l’herbe. Ça change de la farine. 

Le plus étrange c’est que, face à des œuvres si inspirées, les visiteurs n’osent même plus rigoler. À croire que le conditionnement est efficace. Peur sans doute de louper le nouveau Duchamp ou le Picasso du siècle. Surtout les élus. Dans le programme de 96 pages, Ministre de la culture, maire, et président du Conseil Régional y vont chacun de leur commentaire inspiré. Un baratin écrit sans doute par le même nègre de service. On y exalte le « territoire attractif » et « l’ART contemporain enfin accessible », mis à la portée de tous les clampins.

Le texte de la commissaire à la biennale frise le sublime quand elle exalte « l’idée d’un faire qui se fait en faisant » et « un commencement qui commence », en nous invitant « à une traversée paradoxale de la platitude, des platitudes. » À Rennes pour enculer les mouches, le fric coule à flot.

(10/11/12)

-204-Ayraultport N-D des Landes

 Ils ont osé :CRS

Pour accélérer l'effet de serre en faisant décoller quelques privilégiés, la société Ayrault-Vinci et leurs 500 CRS viennent de faire évacuer les occupants du Sabot, avec saccage des maisons et du potager.

appel manif

Voir la vidéo édifiante de ce saccage.

destruction

 signer la pétition

et tous à la grande manif de réoccupation le 17 novembre

-203-Abeilles : le massacre
abeilleURGENT !
    Les abeilles disparaissent en masse. La polinisation  des fruits et légumes
est compromise. La chaine alimentaire menacée. Ceci pour le seul profit de sociétés agro-chimiques multinationales qui, avec la complicité active des autorités sanitaires (AFSSA), arrosent nos campagnes de leurs insecticides néonicotinoïdes.
    Il est temps d'alerter la population du drame qui se prépare. Allez vite faire un tour vers cette vidéo et signez la pétition :

 http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html



-202-Grosse Astuce
    
robinet                                               


    Début 2011, le ministère dit « de la Santé » a décidé en catimini de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l’eau du robinet (J-O du 15 février 2011).

L’amélioration a été immédiate : de 34 300 personnes exposées aux pesticides du robinet, et qu’il faudrait éventuellement indemniser en cas de cancers induits, on n’en recense plus que 8 939.
Belle entourloupe au thermomètre qui a sans doute valu à son auteur une prime à la performance !

Pour en savoir + :
cf : carevox

-201-Pic et PACLebrun
    Au 1er janvier 2014 la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) va entrer en vigueur. Doux ne pourra plus se faire des couilles en or en raflant les aides à l’export. Tout n’est pas pour autant réglé. Ça s’active sec en coulisses pour éviter les remises en question environnementales. 

    Agnès Le Brun, maire de Morlaix et eurodéputée UMP, veut faire barrage aux parlementaires d’Europe du Nord « qui sont prêts à donner des droits aux animaux par anthropomorphisme . » (supplément O-F Space du 11/09/12 ci-contre) Faudrait pas confondre chat et cochon… le premier est fait pour être cajolé, le deuxième pour être bouffé. C’est la loi naturelle ! À moins évidemment qu’ils ne montent ensemble un syndicat unique, d’obédience végétarienne.

 
    D’autres textes en préparation prévoient de préserver sur chaque ferme 7% des terres en « surfaces d’intérêt écologique. » Agnès Le Brun vient de déposer, en juillet , un amendement pour ramener ce chiffre à 3,5%. Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, espère trouver le bon compromis en incluant, dans les 7% : prairies permanentes, chanvre, lin, luzerne… 

...pourquoi pas aussi maïs et aéroports ?

-200-Plafonds

Le plafond du livret A va être relevé. Au lieu d’aller claquer votre fric au bistrot, vous allez bientôt pouvoir le placer à 2,25 %. À condition évidemment d’avoir quelques tunes dans votre cagnotte. Vous êtes aux anges ? C’est pas fini. Un autre plafond, va aussi être relevé. Sans bruit
bullcelui-là. Pas facile de vulgariser. J’essaye quand même.
Jusqu’ici, même sous Sarko 1er, coupes, arrachage, mutilation de dame nature étaient réglementairement interdits sur les parcelles non cultivées. Fallait enquête publique et tout le tremblement avant que le soudard ne lui déchire la robe.

Un petit additif estival à l’arrêté de protection de la flore s’apprête à lever cette restriction en étendant l’autorisation de saccage à toutes les parcelles « habituellement exploitées à des fins agricoles, sylvicoles, piscicoles, conchylicoles, salicoles, cynégétiques ou à des fins de maintien de la sécurité des biens et des personnes …» 
Vous en connaissez, vous, des parcelles ne relevant pas de ces cas-là ? 

En avant bulls et pelleteuses ! Rangez vos fesses le loup, le renard et la belette ! C’est nous qu’on aménage nos terrains de golf, nos carrières, nos aéroports et nos rond-points bétonnés.
Attention, on n’est quand même pas des brutes ! On vous demande votre avis avant. La consultation publique, sur le site officiel du ministère de l’environnement, avait lieu du 27 juillet au 24 août. Quoi ? En pleines vacances ? Seulement 251 pingouins ont eu le temps de lever le doigt. Les verts avaient leur université d’été. Les écolos chassaient les papillons mutants de Fukushima. Les autres roupillaient à la plage. 

C’est l’été qu’on abat bien les plafonds.

-199-Dazibao

dazibao

À Plounévézel (29), le dazibao de la révolution culturelle chinoise est de retour. Un citoyen de la commune, s’estimant lésé dans le calcul de ses impôts locaux par le fisc, manifeste son mécontentement en affichant son litige sur 20 mètres d’un bâtiment communal. Le problème est complexe et, à supposer que le percepteur passe dans le coin, pas certain qu’il comprenne dans toute sa subtilité cette histoire de coefficients, taux, valeur locative et valeur cadastrale révisée. Qu’importe ! Ce brave citoyen mérite un large dégrèvement (ou "dégrément") car cette superbe fresque murale va bientôt faire de Plounévézel un nouveau Lascaux. (20/08/12)

-198-Broutons, mes frères !

   
9 milliards ! Serait-ce en euros la somme à dénicher par François Normal pour boucler son budget ? Tout faux mon gars ! C’est le nombre de cons génères que nous promet l’ONU à l’horizon 2050. Cela va te faire 2 milliards de mouflets en plus à torcher et autant de crèves la dalle à gaver. viande       
    

    Se pose la grave question métaphysique : y’aura-t-y assez de bidoche pour tout le monde et à tous les repas ? En 2008, déjà 1,5 milliards de cardio-vasculaires diabétiques en surcharge pondérale pour avoir trop bouffé de bidoche. Devine où ? 126 kilos annuels de bidoche pour un américain moyen. 5 kilos pour un indien sous moyen (chiffre FAO 2009). Je sais, y’en aussi des gros bides à Trébrivan et à Spézet. Faut bien aider Doux à résorber ses stocks.


    Mais la bidoche ne tue pas que les diabétiques : 81% des terres agricoles mondiales servent à l’alimentation du bétail, avec spéculation sur les terres, meurtres et déforestation pour animer la course aux sacs. La moitié des céréales est produite pour alimenter nos cochons, poulets et bovins. Quand tu sais qu’il en faut sept kilos pour fabriquer un kilo de bœuf, j’espère que tu vas illico te foutre à quatre pattes pour commencer à brouter la touffe.

Pour en savoir + : "Quand l'industrie de la viande dévore la planète" blog du monde diplo

-197-Doux, "modèle breton" ?

chute de Doux

Sincèrement désolé pour tous ces volaillers, aujourd'hui sur la paille, qui faisaient confiance aveugle à ce modèle breton hors sol, ne pouvant survivre qu'à coups de délocalisation (Brésil) et d'injections d'aides publiques (aides à l'export)... avec gros dégâts environnementaux à la clef  !

-196-Réponses à des questions qui ne m'ont pas été posées.

O-FOuest-France Saint-Brieuc, si laconique pour rendre compte de ma conférence « Qui a tué Poulain-Corbion ? » du 20 avril dernier (cf + bas), publiait le  Vendredi 1er juin, sur 2 colonnes avec photo, 3 questions destinées à promouvoir la reconstruction de la statue à la gloire de Poulain-Corbion, faux héros républicain.

Comme historien et aussi comme contribuable, je leur ai adressé - en vain pour l’instant - de quoi rétablir l’exactitude des faits, sinon l’équilibre des positions contradictoires :


Pourquoi s'opposer à la reconstruction de la statue à la gloire de Poulain-Corbion sculptée par Pierre Ogé en 1889 ? 3 questions à Jean Kergrist, auteur de « Qui a tué Poulain-Corbion ? » (1)

Pourquoi votre hostilité à ce projet ?

D’abord son coût : 100.000 €, dont une majeure partie d’argent public. J’imagine qu’il y a d’autres urgences et aussi d’autres manières symboliques, plus contemporaines, plus justes et moins coûteuses, d’exprimer notre attachement à la République et à l'histoire de la ville.

Pierre Ogé ne mérite-il pas d’être célébré ?

Ce n'est pas le sculpteur qui me gêne, même si son côté pompier, estampillé 3ème  République, me semble aujourd’hui un peu désuet. La répétition du passé à l’identique tient de la névrose obsessionnelle. Il existe une multitude d’autres sculpteurs contemporains dignes de commandes publiques

Qu’est-ce qui vous gêne donc dans cette statue ?

Cette statue de Pierre Ogé à la gloire de Poulain-Corbion, dont certains voudraient faire un héros républicain, a "tout faux." De sa main gauche, il repousse les chouans, alors qu’il a tout fait pour faciliter leur entrée dans la ville. De la main droite, il brandit des clefs, alors que l’unique clef de la poudrière n’était pas sous sa responsabilité. Le sculpteur n’y est pour rien : ces éléments figuraient au cahier de charge dicté par ses commanditaires qui avaient à tout prix besoin d’un héros.

 (1) "Qui a tué Poulain-Corbion", éditions des Montagnes Noires, 16, 90 €, paru en avril, en vente dans toutes les librairies.

***

Dernières péripéties en vrac : 

1-une lettre au Président de Saint-Brieuc Agglomération (datée du 6 juin 2012) destinée à récuser de nouvelles accusations mensongères

2-une lettre de soutien, qui m'a été adressée ce vendredi 8 juin par Paul Recoursé, au nom des candidats du Front de Gauche de St Brieuc :

    "La question essentielle que tu poses est celle de la liberté de la recherche et des chercheurs en Histoire. Le pouvoir précécédent l'a mise à mal, spécialement en matière d'Histoire. Toute opération  visant à une version officielle de celle-ci et des conclusions définitives va à l'encontre même de la recherche.
    "L'affaire" Poulain Corbion créée par des défenseurs inconditionnels d'une thèse en est malheureusement un exemple.
Puissent ton livre, tes travaux et les débats qu'ils suscitent faire avancer la connaissance des faits et d'une période de la Révolution trop souvent passée au second plan.
    À ton écoute et ta disposition pour des chantiers citoyens et législatifs sur ces questions de culture qui rencontrent l'esprit de notre programme : "L'humain d'abord".
                                                                 Jean-François Philippe et Marie-France Dupleine.

3-un soutien de poids en la personne de Jean-Jacques Monnier, historien, qui, dans une page entière du mensuel "Le Peuple breton" de juin 2012, souligne l'ampleur et la rigueur de mon travail de recherche historique en concluant :

"Jean Kergrist s'est trouvé traîné dans la boue, diffamé par des centaines de courriels, de mails, de coups de téléphone. Pourtant le dossier est là, solide, à la disposition de tous. Il peut être confronté à d'autres sources. Une vraie démocratie ne saurait avoir peur de la liberté des historiens."

4-un interview intitulé "Mais qui veut tuer Jean Kergrist ?", en date du 9 juin, sur le site de l'Agence Bretagne Presse

5-une prise de position, intitulée "du bronze au prix de l'or", du groupe Vert - UDB de St-Brieuc dans le journal de juin de la Ville de St-Brieuc "le Griffon". Une réponse caricaturale à cet article, pourtant très nuancé, figure sur le site de l'association republicaine poulain corbion.blog. Les propos des 2 élus, signataires de l'article du Griffon, sont déformés au point de devenir méconnaissables. Le "personnage assez contradictoire", avancé prudemment sous la plume des élus pour qualifier Poulain-Corbion, devient un "suspect de prévarication", d'"enrichissement frauduleux" et de "malversation". Facile, malhonnête et totalement manipulateur de tirer ainsi à boulet rouge sur une caricature qu'on a d'abord soi-même créée de toute pièce ! C'est la technique manipulatrice dont j'ai fais les frais depuis des mois. À ce casse boite de kermesse paroissiale on gagne à tous les coups ! Cette réponse caricaturale a été publiée dans le Griffon d'octobre 2012. Lire la mise au point des élus Verts-UDB adressée aux élus de Saint-Brieuc. 

"Ils creusèrent un piège et tombèrent dedans" (livre des Proverbes)

    Une nouveauté cependant : les membres tétus de cette association, confrontés aux preuves avancées dans mon ouvrage (photos et références d'archives) ne nient plus des achats de biens nationaux par Poulain-Corbion, ni sa participation active aux expertises. Ils se lancent aujourd'hui dans des explications alambiquées - et parfois très drôles - pour les justifier... en choississant, par exemple, le seul achat - Halles aux Bouchers - pour lequel l'explication avancée devient miraculeuse : il renchérissait lors des ventes aux enchères "au nom de la municipalité". S'il achetait aussi tant de fermes (j'en ai compté 5) c'était, bien évidemment, "au nom des métayers" ! Et l'hôtel Quicancrogne, où il habitait, "au nom des futurs clients". 

    Le fameux Beslé, leur grand témoin de moralité qui avait prononcé l'éloge appuyé de Poulain-Corbion à son retour de la Constituante, éloge que j'étais accusé de passer sous silence (cf leur texte du 7 avril dernier), est désormais totalement passé à la trappe depuis que, dans mon livre (page 36) j'ai apporté la preuve que c'était un escroc, enfermé par la suite à la prison du Temple.

    Encore un effort et ils finiront par reconnaitre que leur héros Poulain-Corbion, la veille de la nuit tragique, avait fait publier une bannie demandant à la population, gardes nationaux et soldats "de ne pas sortir de chez soi après 10h du soir" (page 113 de mon livre)... belle manière d'organiser la défense de la ville ! 
(ajout au 15/10/12)

6-un texte de Mr Bodinier, prof d'Histoire à l'université de Rouen, en date du 12/06/12, sur mon ouvrage, avec ma réponse en date du 7/07/12.
Ce texte de Bodinier met l'accent sur le problème des biens nationaux, obsession de mes détracteurs. Sur ce sujet très complexe (la législation a été l'objet de multiples modifications sous la Constituante, la Convention et le Directoire), je préfère de beaucoup l'article, moins circonstanciel, donc plus impartial, plus précis, mieux documenté, d'Éric Tessyer, de l'université de Montpellier (daté de mars 2004), se terminant pas cette conclusion, que je partage totalement : "...l'intérêt des paysans qui attendaient beaucoup, et depuis 1789, des mesures agraires, a-t-il sans doute été finalement sacrifié, tant par la Constituante que par la Convention." Dans cette phrase de conclusion tout est dit. Les bourgeois, en interdisant la vente parcellaire, enterraient la réforme agraire, promise par la Révolution. Cf l'ensemble de la contribution : rives.revues
(ajout au 13/10/12)

-195-"Déboulonneur"

canard

"Quand le canard entre dans la marre, les grenouilles ne tardent pas à fermer leur gueule"
(Vieux proverbe breton)

Petite suite en complément :

    Le vendredi 1 juin 2012 à 18h, en très officielle salle du conseil de la mairie de Saint-Brieuc, l'association républicaine Poulain-Corbion s'affirme comme partenaire déterminée de la mairie en un projet qualifié désormais par elle de "municipal" (sic), en programmant une conférence sur le sculpteur du 19ème siècle Pierre Ogé (auteur de la fameuse statue contestée). Une "historienne d'art à Paris Sorbonne", Agathe Cabau, est annoncée comme conférencière. Pour la prévenir du marigot dans lequel elle s'apprête à plonger ses palmes (académiques), je lui écris une petite bafouille résumant les épisodes précédents. Je la lui expédie à son adresse courriel, trouvée sur Internet.
    Voulant aussi la lui adresser par la poste - il y en a encore une à Glomel, ouverte miraculeusement 3 jours par semaine - je téléphone à la Sorbonne. Surprise : cette éminente "historienne d'art à Paris-Sorbonne" est inconnue au bataillon des profs et intervenants extérieurs. Il s'agit d'une étudiante.
    Sympa l'étudiante : elle répond à mon courriel en me tutoyant et en me faisant des bises : "J'essaye de te tel demain. C est la course entre la conf et monumenta. Penses tu que je devrai lui repondre (un truc neutre evidemment) avt la conf ? Bises".
   À peine le temps de savourer les bises, qu'elle m'adresse un nouveau courriel car elle s'est planté dans les manips : "une mauvaise manipulation de mon téléphone est à l'origine de ce quiproquo. Nous ne nous connaissons effectivement pas."
     J'attends toujours le "truc neutre évidemment" pour lequel elle prenait conseil. Devinez auprès de qui ?

    Il n'y a pas que son téléphone à être l'objet de mauvaise manipulation !

-194-"Empalé par un pieu-mensonge"

Ormeau

Merci au Cri de l'Ormeau pour cet édito bien enlevé.

Après une telle baffe à la bêtise humaine, on respire déjà beaucoup mieux.

-193-Une vache au robinet
Autopsie d’un « accident regrettable »

article O-F

    Une vache tombe dans un étang. Et alors ? Ça peut arriver à tout le monde, même à une bagnole ! Ouais,  sauf que le conducteur s’en aperçoit généralement avant trois semaines… sauf que cet étang flemmarde à Glomel et qu’il alimente en eau potable les douches et les pastis de la région. En trois semaines la vache a eu le temps de se liquéfier. L’accident devient alors, dixit le maire dans le journal,  « regrettable » (Ouest France du 16/05/12)… tiens, tiens ! Y’aurait donc quelque chose à regretter ? Le propriétaire de la vache, qui a du mal à compter jusqu’à 50, est à l’hôpital. Pas le moment de lui chercher des regrets.
    Zieutons plutôt du côté de la mairie. Ce brave et superbe étang est l’objet d’un périmètre de protection dit « rapproché » par arrêté préfectoral en date du 7 novembre 1996. Parmi les interdictions liées à ce périmètre, article 8, celui de   « l’abreuvement par introduction directe des animaux dans le cours d’eau aux berges des étangs de « Mézouet » et du « Corong » et « l’affouragement permanent des animaux à la pâture et notamment les élevages de type plein-air, et des affouragement temporaire à moins de 50 m des cours d’eau ». Affouragement ? Un mot nouveau pour vous ? Bandes d’ignares ! Vous n’avez jamais brouté d’herbe ?
    Devinez qui est chargé « en ce qui le concerne », article 15, de l’exécution de cet arrêté préfectoral applicable et oublié* depuis plus 15 ans ? Le maire de Glomel ! Très « regrettable » en effet cet accident ! Surtout pour lui ! Sans doute la faute au Gronulle de l’environnement qui a oublié de faire obligation aux vaches d’apprendre à nager.

*à ce jour les vaches alentour de l'étang gambadent et chient toujours dans l'eau. On apprend de source bien informée que cet "accident regrettable" est le troisième depuis la promulgation du périmètre de protection.Un veau et une autre vache y sont aussi déjà passés. À qui le tour de braver ainsi impunément un arrêté préfectoral ?

Ajout au 9/06/12 : ERRATUM ! Et pan ! sur les cornes !

Après vérification sur la carte du Syndicat des eaux (affichée en mairie de Maël-Carhaix : cf. ci-dessous), "l'accident regettable" a eu lieu en dehors du périmètre de protection rapproché (zone hachurée). Le maire actuel n'y est donc pour rien (je lui ai transmis mes excuses), ni non plus son prédécesseur, chargé en 1996 d'appliquer ce périmètre.mezouet

Aussi étonnant que cela puisse paraître et contrairement à tous les usages en la matière, le périmètre de protection rapproché n'englobe pas l'ensemble des rives de l'étang. Il s'arrête à une centaine de mètres en aval de la prise d'eau (en rouge et rejet en bleu). On doit ce périmètre "sur mesure" à l'ingénieur de la DDAF qui, en 1995-96, a fait des prouessses pour exclure du périmètre de nombreuses zones sensibles (Le tour de l'étang de Mézouet, mais aussi des contournement de poulaillers, les excavations de la Damrec... etc). À l'époque, durant l'enquête publique, l'association Eau et Rivières de Bretagne était montée au créneau... en vain !


-192-Enfin casé !

ministrables

Peuple Breton avril 2012

Jusqu'ici simple sous-secrétaire d'étable aux colloques agricoles, 

l'affaire foireuse de la statue Poulain-Corbion à 97.000 € (cf. plus bas) 

à laquelle ont échappé de peu les contribuables républicains de Saint-Brieuc

(qui imaginent certainement d'autres priorités)

me vaut désormais le Ministère de la Culture. 

Mon premier décret, de nature à générer de singulières économies sur le budget de la République :

Article 1 : Au nom de la séparation de l'Église et de l'État,

les statues seront désormais payées par les seuls fidèles désireux de leur rendre un culte

Article 2 : Ce culte, quelle qu'en soit l'obédience, sera interdit sur la voie publique

mais autorisé dans les chapelles privées, entretenues avec le denier du culte de leurs pratiquants. 

Ajout au 18/05/12 : Courriel, dont je viens de recevoir copie, adressé au Président de l'association républicaine Poulain-Corbion,  (publié après accord de l'expéditeur) :

Cher Monsieur,
                        j'entends à travers votre demande d'ériger une statue à Poulain-Corbion héros de la République que vous défendiez les valeurs républicaines. Je me permets de douter fortement que ce genre de dépenses de l'ordre de 100 000 euros apportent beaucoup à ces valeurs républicaines auxquelles je suis moi aussi très attaché. La République ne serait-elle pas mieux défendue, en particulier contre ceux qui l'attaquent comme le Front National, par une attention plus grande accordée aux catégories les plus défavorisées et abandonnées ? En période de crise sociale aussi grave, quelle valeur aura une cérémonie désuète du type Troisième République pour l'érection de cette statue, très inspirée par l'esprit de la franc-maçonnerie à laquelle vous devez d'ailleurs appartenir ?
                       La République a plus besoin d'actions concrètes que de symboles d'une autre époque. En période de raréfaction des aides accordées à toutes les associations républicaines qui oeuvrent dans le social, de tels frais paraîtront déplacés pour beaucoup et risquent d'éloigner toujours plus certaines et certains des valeurs républicaines que vous prétendez défendre. 
                        Bien républicainement vôtre.

Yves-Marie Le Lay (Locquirec, 22)

-191-Rupture
 cochon-poulet  

Les casseries d’œufs sont en rupture de stock, avec redressements judiciaires à la coque.  La faute aux poules qui feraient la grève de la ponte pour protester contre la décision du Conseil Constitutionnel (5 mai 2012) de supprimer dans le code pénal le délit de harcèlement sexuel dont elles sont l'objet de la part des coqs ? 


    Non, la faute à ces salauds d’écolos. Comme toujours. Depuis janvier 2012 les « normes bien-être » européennes imposent de n'élever que 9 poules au mètre carré, avec nids et perchoirs obligatoires. Ces nouvelles normes destinées à aménager les bagnes à poules - un bien-être consistant à tenir désormais ses fesses sur un espace à peine plus grand qu’une feuille A4 ! - ont été adoptées en 1999. 13 ans donc pour se mettre en règle avec la loi ! 

Les volaillers ont traîné des ergots. Aujourd’hui 11 états européens, dont la France, sont en infraction. Bruxelles commence à sévir. À l’arrivée plus d’omelettes pour caser ses œufs. 


    Vous voulez aider les poules ? Boycottez mes frères les œufs produits en batterie ! Pour pallier la rupture de stock, la rupture de société. Attention quand même aux plaintes en diffamation des grincheux de la volaille, toujours prêts à vous sauter dans les plumes. Qu’ils aillent se faire cuire un œuf. Et roule ma poule !

poule

photo Suzanne Hamon

-190-Chant du départ

départ

-189-Lynchage
robespierre
    Je viens de lire un ouvrage récent, intitulé « Robespierre, la probité révoltante », écrit par Cécile Obligi, conservatrice à la BNF (éditions Belin, 2012). La légende, transmise par l’école, d’un Robespierre dictateur sanguinaire y prend du plomb dans l’aile. L’auteur nous montre, à coup de documents précis et de larges citations des discours de Robespierre, comment ceux qui étaient responsables des excès de la Terreur se sont lâchement déchargés sur un bouc émissaire : 
« Les gagnants du 9 Thermidor - ceux qui ont conduit Robespierre à la guillotine - se sont entendus pour nommer un bouc émissaire, un homme leur permettant de s’exempter de la responsabilité des heures noires de la terreur. Pour cela, la propagande démarre dès le 10 thermidor. C’est une belle réussite puisqu’encore aujourd’hui la supercherie passe pour la vérité historique. »
(page 141)


   
En guise de résumé du film et pour tenter de clôturer -définitivement je l’espère - cet épisode briochin nauséabond - où j’ai été traité de « négationiste, revisionniste, complice des aristos et des nazis » - je pourrais écrire, en paraphrasant mon éminente collègue,  : 

« Les pleutres de Port-Brieuc qui, la nuit du 4 au 5 brumaire an VIII, ont laissé la ville aux Chouans, se sont entendus pour brandir le meurtre de Poulain-Corbion, comme excuse à leur lâcheté. Pour cela, la propagande démarre dès le 8 brumaire an VIII. C’est une belle réussite puisqu’encore aujourd’hui la supercherie passe pour la vérité historique. »

guillotine

    Ces obtus du ciboulot sont plus dangereux qu’il n’y paraît (cf note 1). Pour tenter d’empêcher toute recherche historique qui déboulonnerait leur idole, ils sont capables de tous les coups tordus et de tous les coups de couteau dans le dos. Ils seraient prêts à débaptiser la place Général de Gaulle de Saint-Brieuc, place de la Liberté sous la révolution - là où se sont passés les événement de cette nuit tragique - pour la renommer « Place du Pilori », son nom sous l’Ancien Régime. J’y serais conduit en charrette, les mains liés dans le dos - ils adorent agir en sournois - vers le lynchage définitif de "la veuve" ou du « saint massicot ».

Note 1 (modifiée au 11/05/12 ) : Avis adressé particulièrement à mes amis du MRAP, RSF, Amnesty, LDH, Amicale Laïque, Libre Pensée, Ligue de l'Enseignement, Collectif Antiraciste, Fase 22, AFPS, ATTAC, Amis de Louis Guilloux, ... Ces associations, et quelques autres, constituent le vivier principal dans lequel recrutent ces calomniateurs... qui ratissent très large puisqu'on y trouve aussi militants UMP et FN. merci de faire suivre !


-188-Courage, Fuyons ! 

    Poulain-Corbion, célébré aujourd’hui à Saint-Brieuc comme héros républicain par quelques fans inconditionnels (cf plus bas), prévenu de l’attaque de la ville par les chouans, fin octobre 1799, avait fait publier la veille, par crieur public, une « bannie » demandant aux citoyens, aux gardes nationaux et aux militaires (qui logeaient chez l’habitant) de ne surtout pas sortir de leurs maisons cette nuit-là. Drôle de manière pour un héros républicain, commissaire du Directoire, d’organiser la défense de la ville ! 

    Le petit groupuscule qui, chaque année, lui rend un culte à l’angle de la cathédrale, n’est guère plus courageux que son idole. Invités, personnellement et par voie de presse, à me porter éventuelle contradiction, lors de ma conférence sur le sujet, le vendredi 20 avril à la bibliothèque municipale de Saint-Brieuc, ils se sont tous défilés.

    Par contre, ils ne se sont pas privés, les jours précédents, de jouer la déstabilisation à coup de missives -plus ou moins anonymes dont j'étais le seul à n'être point destinataire... toujours le courage par derrière  !- diffusées par Internet ou adressées aux élus, dont ils espèrent de substantielles subventions pour reconstruire une statue de 97.000€ à la gloire de leur héros. À la manière des méthodes de manipulation clandestines des groupuscules lambertistes du Parti des Travailleurs, ce procès d’intention « en défense de la République » (sic) utilisait raccourcis, amalgames, suppositions, insinuations, jugements de valeurs, mépris, et invectives. On allait jusqu’à m'attribuer titres et contenus d’articles de presse (pour eux la presse ne peut se concevoir qu'aux ordres). J’y étais traité de « négationniste », « d’historien de service », « ayant choisi son camp », « complice des nazis », allusion à ceux qui avaient déboulonné cette statue en 1942 pour en faire des canons, comme d’ailleurs partout ailleurs en France… ce qu’ils évitent toujours de rappeler (cf note plus bas). 

    Une lettre m’attendait sur ma table de conférence, avec cachet d’avocat à l'arrière, bardé de tous ses titres d’ancien de ceci et d’ex de cela, à la manière des bourgeois de Flaubert étalant sur leur bedaine breloques et décorations. Je l’ai parcourue après ma conférence. Elle n’était en fait qu’une simple copie d’un communiqué intitulé « Un nouveau négationisme », adressé abondamment aux rédactions les jours précédents. Elle aurait pu s’intituler « Je n’ai pas lu le livre, mais… » Encore un devin, connaissant le contenu de ces 190 pages avant même publication ! À LA POUBELLE ! Il reviendra discuter quand il les aura lues.article O-F

    Un « envoyé spécial » du groupuscule, après avoir nerveusement essayé plusieurs chaises - je viens d'apprendre qu'il se nomme Graal, du coup je comprends mieux sa quête ! - s’était placé au deuxième rang, à l’extrême opposé de la sortie. Coutumier des méthodes de manipulation des groupuscules - je les ai longuement vus à l’œuvre en mai 68 -, j’attendais le moment où il allait placer son esclandre destinée à me déstabiliser. L’occasion ne lui a été donnée qu’après une bonne heure de conférence. Supplice intenable pour lui que d’entendre dans ma bouche des mots comme « recherche historique » « privilégier les faits », « aller aux sources plutôt qu'aux commentaires », « préférer les longues analyses aux synthèses réductrices » « ne jamais induire des faits au sens » « éviter les raccourcis et les syllogismes douteux », « toujours vérifier les faits avant de les brandir en symboles » : termes auxquels il n’était sans doute pas habitué ! Soudain, au déclic du mot « Poulain-Corbion », il s’est levé tel un automate, grommelant la phrase qui lui avait sans doute été dictée « Vous avez choisi votre camp ! ». Je l’ai invité à prendre la parole pour s’expliquer, mais, comme il en était bien incapable, il s’est éclipsé en jouant les outragés.

(à droite le compte rendu de Ouest-France Saint-Brieuc, concourant pour le prix Albert Londres de l'article de presse le plus concis...)    

J’étais jusqu’ici vraiment bien naïf de leur accorder l’excuse de la bonne foi (cf plus bas l’article « Une statue à Saint Brieuc»), allant jusqu’à filmer consciencieusement leur commémoration annuelle pour leur donner la parole (cf page "à l’affiche"). Je m’étonne aujourd’hui qu’un tel groupuscule puisse obtenir, sans réticence aucune, l’oreille complaisante d’élus locaux pourtant chevronnés.

J'entends reproduire ici ces quelques mots, écrits en conclusion de ma conférence :

    Poulain-Corbion, n’est sans doute ni un héros républicain, ni un traître passé aux Chouans : homme de contradictions, jouet d’une histoire qui s’est brusquement accélérée, pétri de doutes, d’ombre et de lumière, ce qui le rend plus complexe et finalement plus humain que cette panoplie de Zorro que certains voudraient lui faire enfiler de force, avec statue reconstruite à sa gloire. La République n’a rien à y gagner. Quand le support des faits se défile, la symbolique tombe à plat. Quand le fait est erroné, la symbolique devient mensongère. À ainsi en rajouter, l’erreur historique n’en est que plus grossière. Laissons Poulain-Corbion reposer en paix.

    Modeste chercheur de vérité, peut-être aurais-je, plus jeune, admiré ceux qui brandissent l’étendard de leurs convictions sans faille. Aujourd’hui je plains plutôt leur entêtement borné. Je leur signale, à toute fin utile, que cette guerre civile, datant de plus de deux siècles, est terminée. S’ils avaient pour propos de la réactiver ou si des temps troubles revenaient, ce que, j’imagine, aucun d’entre vous ne souhaite, j’espère que personne ne songera à leur confier la clef de la poudrière.  

                                                          J.K. Saint- Brieuc 20/04/2012

Note : Les statues d'hommes bien plus célèbres que Poulain-Corbion, comme Camille Desmoulins, Voltaire, Zola, Jean-Jacques Rousseau, Claude Bernard, Charcot, Charles Fourier... ont été descendues de leur piédestal en vertu d'un décret de Vichy du 11 octobre 1941 :
    Article 1: Il sera procédé à l'enlèvement des statues et monuments en alliage cuivreux sis dans les lieux publics et dans les locaux administratifs qui ne présentent pas un intérêt artistique ou historique.

***

Marie Antonette

Ajout au 28/04/12 : Je viens de prendre connaissance fortuitement d'une lettre de l'Association "Républicaine" Poulain Corbion, adressée depuis au moins 15 jours aux élus et administratifs de l'agglomération briochine (environ 250 personnes). Elle confirme le grand courage de mes accusateurs : j'étais le seul à ne pas en avoir reçu copie, condamné dans le dos sans même connaître les griefs, sans donc pouvoir me défendre. Du vrai Kafka à la sauce moscovite ! Connaissant enfin les attendus du procès d'intention crapuleux qui m'y est dressé, je peux maintenant y répondre dans les détails. (180ko pdf à télécharger)

Ajout au 29/04/12 : un deuxième libelle en accusation, daté du 12/04/12, vient de me parvenir (toujours par la bande, le courage se confirme !) J'ai pu complété en conséquence les points 8 et 15 de ma réponse précédente.

Ajout au 30/04/12 : long article contradictoire ce lundi en page Saint Brieuc dans Ouest-France. (Merci à O-F d'en parler, car la précédente brève, rendant compte de ma conférence, était plutôt mini. Cf plus haut) ! Cependant, trois erreurs sont mises dans ma bouche :
    1- Le capitaine Denbrine n’était pas gardien de la prison (ceux qui ont lu mon ouvrage, savent qu’il s’agit du sieur Peyrode). Ce capitaine Denbrine, commandait le 8ième régiment d’artillerie à pieds, en garnison à Port-Brieuc. Le héros républicain de cette nuit tragique, mérite qu’on lui restitue sa fonction exacte, car elle était de première importance (cf page 62 de mon livre).
    2- Poulain-Corbion a acheté beaucoup des biens nationaux qu'il était chargé de vendre, mais pas le manoir de Saint-Vréguet à Saint-Alban : il en a hérité de son arrière grand père d’Argaray, propriétaire depuis 1707 (cf page 138 de mon livre).   
    3- La journaliste me fait dire : "Poulain-Corbion, bien qu'aristocrate, avait des idéaux, des lumières." Lire plutôt : ... "avait des idéaux hérités des Lumières" (avec un L majuscule).

    Sans rancune à la journaliste auteur de ce papier : assimiler en quelques minutes au téléphone un bouquin de 190 pages n'est pas un exercice facile. Merci aussi du correctif au point 2, effectué en date du lundi 7 mai 2012 en page départementale.

Ajout au 1/05/12 : On a aussi le droit d'en rigoler : c'est moi qui, en 42, passais les clefs aux Allemands pour les aider à déboulonner la statue. C'est moi aussi qui ai protégé la fuite du roi à Varennes et arrêté les arabes à Poitiers... mais je n'étais pas à Alésia. Vous en voulez encore ? Allez faire un tour sur Dilhad sul (en français "les habits du dimanche"),  le Médiapart de Bretagne Intérieure.

-187- Lettre de Sarko

Vous allez bientôt recevoir par la poste une lettre de Sarko au peuple français. Aidez-le à stimuler l'emploi dans un des secteurs qu'il a sinistré : 

RETOURNEZ CETTE LETTRE À L'ENVOYEUR 

lettre
La procédure de retour n'est pas compliquée :

1) Ne pas ouvrir le courrier

2) Inscrire en toute lettre, RETOUR À L'ENVOYEUR

3) Sans affranchissement supplémentaire,
déposer votre lettre à la poste qui se chargera de la retourner à l'envoyeur.

4) Pour un franc succès de l'opération, faites passer le message autour de vous, par téléphone, e-mail, internet etc... 

-186- Conogan

saint Conogan 

Saint Conogan, disciple de Saint Guénolé venu du Pays de Galles au 6ième siècle, a la réputation de guérir les fièvres. Cela lui a valu en Bretagne de très ardentes chapelles. Celle de Glomel surplombe un bel étang, dit de Saint Conogan. 

Au bout de l’étang, dans une excavation à ciel ouvert, la société Damrec, recherche un minerai réfractaire plutôt rare, l’andalousite. Le site de la mine se creuse et s’étend. Non sans d’énormes dégâts collatéraux. L’eau des sources du Minez-du est désormais pompée et rejetée sur autre bassin versant, coulant vers l’Ellé. Du coup l’étang s’assèche. 

Qu’à cela ne tienne, la Damrec, qui sponsorise déjà les maillots de foot de la commune, sait se faire pardonner. Fin mars 2012, son directeur a annoncé, avec photos dans le journal à côté du maire, d'un prof de philo catho retraité et d’un sculpteur attendri, qu’il allait sortir ses 12.000 € pour sponsoriser une statue de Saint Conogan. Elle fera 4 mètres de haut et sera érigée à Carnoet, sur le fameux tumulus ancestral, désormais appelé « Vallée des mille saints ». Si un tumulus peut se reconvertir en vallée, raison de plus pour qu’un patron de la fièvre se reconvertisse en patron des bulldozers. 

Business is business. Donnez-moi 12.000 € et, sans marteau-piqueur, je me reconvertis en lapin.



Belle statue en bois, sculptée pour zéro euros dans les années 1960, par mon oncle Yves, ex curé de Tréogan, à une époque ou la foi inspirait encore les artistes.

-185- Une statue à Saint-Brieuc ?

Une association briochine, dont on ne peut contester la bonne foi - dommage seulement que ses sources soient toujours indirectes et qu’elle n’ait pas jugé utile d’effectuer une réelle recherche aux archives, B A BA de tout travail historique sérieux - se démène actuellement pour faire reconstruire, place du Général de Gaulle, face à la mairie, une statue à Poulain-Corbion. Un devis de 97.000 € est avancé à cet effet, et les demandes de subventions commencent à affluer du côté des collectivités territoriales.

Qui est Poulain-Corbion ?
Poulain-Corbion
Maire de Saint Brieuc avant la Révolution
- c.a.d. désigné par le roi -, il s’est retrouvé, alors qu’il portait particule (Poulain de Corbion) et armoiries (trois roses et un lion) (voir note 1, ci-dessous),  délégué du tiers état aux états généraux de Versailles en mai 1789. Dans la foulée de la Constituante et, sans jamais intervenir à la tribune de l’assemblée, il a suivi le mouvement initié par Lafayette, en votant, comme tous les autres, en août 1789, l'abolition des privilèges, puis la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Revenu à Saint Brieuc, il est élu maire le 9 novembre 1791 par 110 voix de "citoyens actifs" sur 122 (Port-Brieuc compte 7335 habitants au recensement d'octobre 1793). Il refuse la charge de maire
(voir note 2, ci-dessous) … pour accepter, trois mois plus tard, celle de juge au tribunal de commerce. Puis à partir d'aout 1795, celle de procureur syndic. Ces procureurs ont pour fonction principale de faire l'inventaire, puis de vendre aux enchères les biens confisqués au clergé et à la noblesse. Comme beaucoup d’autres (voir note 3, ci-dessous), il va mettre à profit cette charge pour acquérir à son propre compte de nombreux biens nationaux, dont son hôtel particulier et quatre métairies autour de Saint Brieuc. (voir note 4, ci-dessous)

Son meurtre par les Chouans
Fin octobre 1799, un millier de Chouans envahissent Saint-Brieuc pour libérer les prisonniers. Prévenu de cette arrivée, Poulain-Corbion, devenu commissaire du Directoire de la ville en octobre 1797, demande, par crieur public, aux briochins de ne pas sortir cette nuit-là de leurs maisons. Il enfreint lui-même sa propre consigne et, reconnu comme ancien juge, il est pris en otage et exécuté par les Chouans. Les administrateurs de la ville, accusés par les citoyens de n’avoir rien fait pour défendre la cité, utilisent la mort d’un des leurs - seul civil à avoir été tué cette nuit-là - pour tenter de leur prouver le contraire. Poulain-Corbion est décrété par eux héros républicain, mort en criant « Vive la République ! »
statue

L’histoire revue et corrigée
Lors du centenaire de la Révolution, en 1889, la légende va connaître un nouveau rebond. Pour affermir une troisième république, encore bien fragile au sortir de la Commune, les autorités de la ville commandent au sculpteur Pierre Ogé, une statue montrant Poulain-Corbion, tenant les clefs de la ville d’une main, repoussant les Chouans de l’autre.
Cette statue, comme toutes les autres, sera enlevée en 1942 par les Allemands pour approvisionner en matière première leurs usines d’armement.

Une statue à un héros de la République ?
S’il faut une statue pour exalter les valeurs de la République, on peut, peut-être, trouver mieux. Plutôt qu’une statue à Poulain-Corbion, qui a voté les droits de l’homme, je suggère une statue à Louis Guilloux, qui les a appliqués.

Louis Guilloux
Cet écrivain briochin de renom, responsable du Secours Rouge en 1935 pour venir en aide aux chômeurs et aux réfugiés républicains espagnols, hébergeant des résistants pendant la deuxième guerre mondiale, Haut Commissaire aux réfugiés à la fin de la guerre, mérite un buste ailleurs que sur sa tombe. 

De plus cela ne coûterait pas un rond à la municipalité, ni, surtout, au contribuable : ce buste en granit existe déjà, somnolant dans les réserves du musée de la ville. La petite et superbe place des droits de l’homme, derrière la mairie, serait un lieu idoine pour l’accueillir. 

***

Note 1 : né à Quintin le 10 juin 1743, d’un deuxième lit de Pierre Poulain, alloué du duché de Lorge et sénéchal d’Avangour , avec Jeanne Suzanne Dargaray. La famille Poulain de Corbion est originaire du Rethelois, dans les Ardennes. Ses armoiries de « petite noblesse » sont représentées par un lion. Il épouse à 23 ans, le 4 février 1766, Mathurine-Catherine-Jeanne Chouennel de La Salle, de deux ans plus âgée que lui. Elle est la fille de Mathurin-Hilarion Chouennel de La Salle, échevin administrateur de L’hôpital de Saint-Brieuc et de Jeanne-Anne Jouannin de Folleville.

Note 2 : quelques historiens ont fait grand cas d'un certain Besné, franc-maçon comme Poulain-Corbion, accusateur du tribunal criminel et orateur public réputé pour son éloquence, accueillant de manière dithyrambique Poulain-Corbion à son retour de Paris... sans signaler que ce même Besné sera pris en octobre 1798 "la main dans le sac" dans une sombre histoire d'attaque de la malle poste, avec la complicité des Chouans. Besné, qui a récupéré une partie du magot, est dénoncé par ses pairs, et emprisonné à la prison du Temple à Paris. Réincarcéré à Saint-Brieuc, il finira dans l'oubli. Comme témoin de moralité, on peut trouver mieux !

Note 3 : l'adjoint de Poulain-Corbion, Vésouty, également juge, achètera jusqu’à 12 métairies dans la seule juridiction de Port-Brieuc. Port-Brieuc se fera vigoureusement chapitré par la Convention pour son retard à restituer à Paris l’argent des biens nationaux dont on a grand besoin pour défendre la République naissante.

Note 4 : pour parler clair, et sans craindre l'anachronisme, ce "héros de la République" serait aujourd'hui mis en examen pour prise illégale d'intérêt. En plus de sa grande maison bourgeoise de Saint-Brieuc, l’hôtel Quicangrogne, bien national acquis en août 1795, de son château de Saint-Vréguet dont il a hérité, de la métairie de la Petite Goublaye à Saint-Alban, acquise en juin 1799, il est aussi propriétaire, par le miracle des enchères, des Halles aux Bouchers de Saint-Brieuc, des terres de la Champagne des Pêches à Planguenoual, de la métairie des Perrières à Landehen, de la métairie des Salles et ses dépendances à Hillion. Cette dernière acquisition, faite le 28 Germinal an III, est sans aucun doute la plus risquée, car la métairie appartenait auparavant au vicomte de la Houssaye, chef chouan notoire.

En guise de conclusion : 

Tout républicain sincère et honnête ne pourra qu’adhérer à cette recherche de vérité (à la quelle je me garderai bien de mettre un point final). Les statues sont sans doute nécessaires à l'édification des foules. Par contre le culte inconditionnel de l'icone relève plutôt :

-soit de la sphère religieuse (statues de N-D de Lourdes...), 

-soit de la manipulation des masses à fin politique (statues de Staline...) 

-soit encore des deux (cf à ce propos l'écho Saint Conogan plus haut.)

***

Texte revu et complété le 6/04/12... de la difficulté de résumer en quelques lignes un livre de 190 pages, truffé de 258 références.

Voir aussi à ce sujet : le livre sur Poulain-Corbion et  le film en préparation

***

Conférence pour la sortie du livre "Qui a tué Poulain-Corbion ?"
à la bibliothèque municipale de Saint-Brieuc
le vendredi  20 avril 2012 à 18h30 (entrée libre)

-184-Saint Médard avec nous !

S’il pleut à la Saint Médard, algues vertes huit jours plus tard !bio
 
Le conseiller général PS, maire de Trébrivan (22), Joël Le Croisier, penseur agricole et grand souteneur des maternités porcines collectives sur caillebotis, dans un courrier, adressé au préfet 22, au président du conseil général, et (surtout) à la presse, fait part de son inquiétude métaphysique face à la sécheresse actuelle, se plaignant d’une
« faible pluviométrie, inférieure d'une fois et demi à plus de deux fois les normales… Je souhaitais savoir si, compte tenu de la situation actuelle et des inquiétudes pour la période estivale, des mesures réglementaires pouvaient être prises dans les semaines à venir » (O-F du 21/03/12).
 
… En août 2010, son collègue PS du département, Thierry Burlot, Conseiller Régional, se plaignait, lui aussi du beau temps, mais pas pour la même raison. Suite à la sécheresse, réduisant le lessivage des terres, son usine de Lantic, qui a coûté au contribuable la bagatelle de 3,8 millions d’euros et qui était prévue pour traiter 25.000 tonnes d’algues vertes, n’en avait reçu que 4.000 tonnes. Il se demandait « qui va payer pour ces moyens sous-employés » (La France Agricole du 23/08/10)

Tous deux veulent ardemment la pluie. L’un pour nourrir les algues vertes, l’autre pour les traiter. Belle et franche camaraderie de parti ! Vous voyez que le cerveau de nos élus, contrairement à l’usine de Lantic, est loin d’être sous-employé.

Petit ajout au 1er avril 2012 :

Si nos deux braves élus veulent utiliser la part sous-employée de leur cerveau pour se pencher sur le problème du réchauffement climatique à l’origine de cette sécheresse, je leur propose une petite équation à résoudre :
Sachant que 20% des gaz à effet de serre émis sur la planète proviennent de l’azote (5%) et du méthane (15%), que, à poids égal, le méthane est 25 fois plus néfaste que le gaz carbonique, que la Bretagne produit 60% des cochons, 40% des volailles, 20% des bovins pour seulement 7% du territoire hexagonal, que ce système est en grande partie lié à l’import (soja manioc) et qu'à l’export il utilise force énergie pétrolière … calculez pour quel pourcentage ce système agricole intensif, qu’ils soutiennent ou justifient, entre aujourd’hui dans cette sécheresse qu’ils incriminent.

Copies à rendre à la fin du mois !

-183-Un miracle

un ange passeMes bien chers frères,

    En attendant la nouvelle encyclique papale « Cochonnum rerum », qui ne saurait tarder, je me dois de vous donner quelques nouvelles du front religieux et porcin, dans lequel, au fil des chroniques, je me suis trouvé intronisé par la grâce de Dieu et des saints lecteurs.

Je ne peux vous laisser ignorer un événement qui, en l’an de grâce 2011, m’a beaucoup marqué. Le nouvel évêque de Saint Brieuc, au demeurant plutôt sympathique et propre sur lui, « touché par la crise porcine » (sic) a, récemment et longuement, visité une maternité porcine collective de 909 truies sur caillebotis à Hémonstoir (22), en compagnie du Président de la chambre régionale d’agriculture, dont le nom - Jaouen - est à lui seul un roman, même s’il ne faut pas confondre  les saints Jacques et Hervé.

    Chaque truie a eu droit à un petit mot de compassion, destiné avant tout à relever le moral des porchers en soutenant les cours du porc charcutier au marché au cadran de Plérin, paradis des cochonniers bretons.

Miracle ! Par la grâce du ciel tout est aussitôt rentré dans l’ordre car, depuis cette pieuse visite, les cours du porc à 80 kilos de carcasse, comme l'essence, n’a jamais grimpé aussi haut, dépassant allègrement les 1,5 €. Du jamais vu depuis 10 ans, Alleluia !

Le caillebotis, mes frères, a encore de beaux dimanches devant lui, même si autrefois, dit-on, le Jésus était né sur la paille. Amen !


Lettre du pote Jean aux Costarmoricains, écrite le 12 mars de l'an de grâce 2012

Ajout au 8 avril 2012, jour de Pâques :

Un autre miracle a eu lieu. Le préfet de Saint-Brieuc, aux ordres du couple Sarko-Guéant, pour gagner les voix FN à la présidentielle, a mis à la rue quatre familles de sans-papiers avec enfants. L'évêque du diocèse, ce vendredi, vient visiter les familles qui campent au quartier Saint Jouan, propose d'en héberger trois (soit 7 personnes sur les 20) dans une maison appartenant à l'évêché et laisse une enveloppe de 475 euros, fruit de la quête de la veille. Jésus commence à reconnaître les siens. "Ce que vous avez fait à l'un des miens..." Bravo père évêque !

-182-Dédé L'abeillaud

DÉDÉ PRÉSIDENT !

"semer, s'aimer, essaimer !"

aller Dédé !

Dédé

Agent de service dans un établissement d'accueil d'enfants en difficulté à Plougastel-Daoulas (Finistère), faucheur volontaire et écologiste convaincu, David 
Derrien, 41 ans, s'appuie sur les organisations professionnelles apicoles pour relayer sa candidature et démarcher les élus.

«Sans moyen autre que mon costume» et ne disposant que d'un simple blog, il défend sa devise électorale, «semer, s'aimer, essaimer», en dénonçant principalement la main mise des firmes agro-chimiques sur l'agriculture.

Mr Beau-dard, maire de Mûrs-Érigné, qui a interdit les produits phytosanitaires dans sa commune, soutient Dédé. 

ddlabeillaud

-181-Méthanisation

couverture Télérama   

Une tête de cochon jouant les vedettes à la couverture de Télérama ! C’était début février 2012, pour annoncer en très gros titres notre « énergie de demain » : la méthanisation. En Bretagne, on en rigole encore. Le demain des « Bretons à la pointe » (sic) risque d’être longtemps lié à la fuite en avant vers la concentration des grosses exploitations agricoles, le hors-sol et les algues vertes. Ces dernières, qui font si gentiment joujou avec les plages, les chevaux, les sangliers et les conducteurs d’engins de ramassage - Thierry Morfoisse, morituri te salutent !-, ne sont sans doute qu’un simple dégât collatéral dans le paysage futuriste de Télérama. En effet, l’auteur du reportage chez Géotexia, l'usine de méthanisation de Saint-Gilles-du-Mené, n’y a pas consacré une ligne. 


    Pas besoin pourtant d’être Lavoisier pour savoir que la méthanisation n’abat pas un gramme d’azote. CH4, qui fait tourner les chaudières au lisier de cochon, ne contient aucun N, comme nitrate (NO3) ou nitrite (NO2), ces gentils sous-produits libéré dans le sol, l’air et l’eau qui nous valent les algues vertes.


    Pas de bol pour les scientifiques de Téléramoche : fin janvier, suite à une grosse fuite dans une cuve défectueuse de cette même usine de méthanisation, 50 tonnes de lisier pur porc se sont déversées dans le Lié. La station de pompage d’eau potable de Plémet a dû être fermée par la SAUR. Le PDG du site, prévenu par les pompiers, a qualifié cette rupture « d’incident » et la pollution de la rivière de « mineure » (O-F 30/01/12). De l’intérêt de choisir soi-même ses qualificatifs. 

Dormons tranquilles braves lecteurs, grâce aux journalistes « à la pointe » nous sommes bien informés.

robinet

PS : Les remarques exprimées ci-dessus ont été adressées, en temps voulu et en vain, au courrier des lecteurs de Télérama. Quand le prix de l'hebdo augmente, l'espace consacré au courier des lecteurs, hélas, diminue et l'autocritique y est rarement pratiquée. Les critiques publiées, si possible avec de bons mots, ne concernent, la plupart du temps, que les autres médias. La journaliste auteur de l'article s'est, certes, courtoisement fendue d'une réponse, mais je ne vois pas pourquoi je la publierais sur ce site. Donnant, donnant.

-180-Nuit des lettres d'amour

aqua

Merci Alain (Goutal) de ce dernier embrasement de nos cœurs

C'était à Glomel ce samedi 11 février 2012, avec tous les talents de Bretagne intérieure réunis

pour lire les lettres d'amour primées : voir bientôt le site de l'association Bagne

Et que revienne le temps des cerises !

-179-Représailles
marine

"Produit en Bretagne", soutient à fond la relocalisation… ce qui n’empêche pas Armorlux, un de ses partenaires privilégiés, de façonner l’essentiel de sa production… en Tunisie. 

Encore mieux : l’association s’est offert en janvier une publicité dans le Télégramme avec des petites phrases de candidat-e-s à la présidentielle soutenant «enfin la relocalisation» : François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon… et Marine Le Pen. Bizarrement Eva Joly n’est pas citée. Dans un communiqué du 27/01/12 les Verts ELLV y voit l’effet d’avoir à plusieurs reprises « dénoncé le fait que Produit en Bretagne ne se préoccupe en rien de la qualité des produits labellisés (et notamment concernant la présence d’O.G.M), ni des conditions de travail des salarié-e-s de ses entreprises partenaires. » Des représailles « produites en Bretagne » ou en Tunisie ?

-178-Neige
neigeEn période électorale, la télé en raffole. Voilà un sujet consensuel ! Le CSA ne vérifie que rarement le temps de parole des flocons. Sur France 3, vendredi 3 février au journal du soir, un envoyé spécial attendait la neige en direct à l’Est de Paris. Grand reporter au désert des Tartares, il nous égrainait en détail, frémissant des vocalises, tout ce qui était susceptible de nous tomber sur le râble : l’épaisseur de la couche, les embouteillages, les sableuses et les accidents. À l’entendre, les Prussiens de 1870 étaient prêts à envahir la capitale. 

Autrefois, quand l’ex-ORTF interrompait la nuit ses programmes, la neige sur l’écran nous faisait rêver. À l’époque quand ils n’avaient rien à dire, les journalistes savaient fermer leur gueule.

-177-Enterrement

La Damrec, qui extrait sur Glomel un minerai réfractaire au plus haut point stratégique - en bénéficiant donc de nombreux passe-droits, dont une autorisation datant de… Chaban-Delmas ! - s’apprête à étendre sa zone d’excavation sur une zone humide alimentant l’étang de Glomel, ceci à l’intérieur du périmètre de protection rapproché de la prise d’eau de Mézouet. 1 million de mètres cubes vont être détournés par pompage vers le bassin versant de l'Ellé. Autant d'eau de source qui n'alimentera plus le Bavet et l'étang. Le résultat : baisse en quantité, mais aussi en qualité, car les eaux de ruissellement, avec leurs effluents agricoles, ne seront plus diluées par des eaux de source.

Le dossier d’enquête publique, mis à disposition du public en novembre, comportait des études d’impact très fouillées, avec recensement exhaustif de dizaines d’espèces animales et végétales, dont certaines très rares... vouées à disparition. Le jour de son enterrement le disparu se voit toujours paré de toutes ses qualités.

-176-AAA CONCOURS LITTERAIRE

GLOMEL entend conserver son AAA + : Amour, Affection, Amitié.


    À cet effet, l’association BAGNE (Breizh Association Glomel Nature Environnement) organise, à l’occasion de la St Valentin 2012, un grand concours littéraire sur le thème des « lettres d’amour ». Nous tenons ainsi à apporter notre modeste contribution à la construction d’un monde plus fraternel.

    Les concurrents devront écrire une lettre, SMS ou mail, d’un maximum 3.000 signes (une page ou deux), adressée à une personne réelle ou fictive, vivante ou disparue, individuelle ou collective.
    Ces lettres seront lues en public au cours d’une grande soirée, intitulée « Nuit des lettres d’amour », organisée à la salle du lac de Glomel, le samedi 11 février 2012 à 20h30

    coeur

    Durant les lectures, le dessinateur Alain Goutal, laissera courir son inspiration. Ses dessins seront projetés sur écran tout au long de la soirée. D’autres artistes chanteront ou mettront en musique certaines de ces lettres. Lors Jouin, Soïg Sibéril, Hervé Bellec, Marlu et Erwan Chotard ont déjà donné leur accord pour intervenir au cours de cette soirée.

    Un jury littéraire, composé d’écrivains, sous la présidence d’Hervé Bellec, couronnera la lettre qui lui semblera la plus pertinente, originale ou émouvante.

    Le premier prix consistera en une nuit pour deux en chambre d’hôtes à Canal Chouette (Glomel), avec vue sur le canal de Nantes à Brest.

    Les lettres contenant injures ou diffamation seront écartées du concours.

    Tous les participants seront personnellement avertis de leur sélection. Les lettres seront lues par des comédiens ou des comédiennes, mais ceux qui souhaiteraient lire eux-mêmes leur contribution pourront évidemment le faire.

    Les lettres sont à adresser à l’association BAGNE, soit par courrier à Kergérard 22110 Glomel, soit par courriel à bagne@orange.fr  avant le 1er février 2012.

À vos plumes !

-175-Dette

La dette expliquée à ceux qui n'y comprennent rien :
 
Une journée maussade dans un petit bourg humide au fin fond de l’Irlande…ou de la Grèce ou de l'Italie, ou de l'Espagne ou de la France ...!   Les rues sont désertes, car les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit  Là-dessus arrive un touriste Allemand ( ou Suisse, ou Luxembourgeois, ou Monégasque...)  bref , un riche. Il arrête sa belle voiture devant le seul hôtel de la ville et il entre.  Il pose un billet de 100 €sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.  Le propriétaire de l’établissement lui donne les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.  billet
Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 100 €, file chez le boucher voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.  Le boucher se rend immédiatement chez l'éleveur de porcs à qui il doit 100 € et rembourse sa dette.  L’éleveur à son tour s'empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.  Le directeur de la coopérative se précipite au pub régler son ardoise.  Le barman, glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.  La fille, qui occupe à crédit les chambres de l’hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez l’hôtelier.  L’hôtelier pose le billet sur le comptoir là où le touriste l’avait posé auparavant. 
Là-dessus le touriste descend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s’en va.  Personne n’a rien produit, personne n’a rien gagné, mais plus personne n’est endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur…  C’est ainsi que fonctionnent les plans de sauvetage au profit des pays de l’Europe en difficulté !
 
La dette : quelle belle invention , l'argent n'a aucune valeur mais il dicte tout ...

-174-Saint Lisier

sans commentaire

FluideGlacial

Fluide Glacial Novembre 2011

-173-Décision de justice

Le TRIBUNAL ADMINISTRATIF de Rennes me donne gain de cause en annulant une décision du Conseil Général du Morbihan.

    En 2004, pour mon spectacle « Bagnards en cavale », joué l'été le long des voies fluviales de Bretagne (cf photo), j’avais acheté d’occasion une pénichette de 9,50 mètres. Elle était amarrée au port de Rohan (56). péniche

    Le 19 décembre 2008, la commission permanente du Conseil Général 56 décidait, à l’unanimité des présents et sans débat, sans avertissement ni discussion préalable avec les plaisanciers, d’instaurer une nouvelle « redevance pour services complémentaires » (de 170€) au port de Rohan, dépendant de sa juridiction. La taxe d’amarrage ordinaire se trouvait ainsi augmentée de 100% sans aucune justification.
Ces « services complémentaires », invoqués pour justifier cette nouvelle taxe, étaient, en effet, déjà inclus dans la taxe initiale.


    Après avoir tenté, début 2009, un recours amiable auprès du Président du CG 56, puis vainement fait appel à certains membres de la commission permanente que je connaissais, puis au médiateur de la République, désespérant d'être entendu, j’ai dû me résoudre à porter l’affaire devant le Tribunal Administratif de Rennes. Ceci sans avocat. L’Association Bretonne de Plaisance Fluviale (ABPF) s’est jointe à mon recours.

    Après deux années et demie de procédure, ponctuées par 3 mémoires en réponse, succédant à trois mémoires en défense, l’audience publique s’est déroulée à Rennes ce 20 septembre 2011. Le Rapporteur public a conclu son intervention en adoptant mes conclusions et en demandant au tribunal d’annuler cet arrêté du Conseil Général 56.
    Le jugement du tribunal, prononcé en date du 18 octobre 2011, vient de me parvenir. Il est conforme aux conclusions du Rapporteur. L’arrêté litigieux du CG56 est annulé. Cette annulation vaut pour tous, même si, comme je l'avais demandé, les autres plaisanciers amarrés à Rohan ne peuvent récupérer leur trop versé.

    Je ne peux évidemment que me réjouir de cette décision. Les élus ne sont pas au-dessus des lois, même si, dans la rafale des dossiers présentés en commission permanente, on leur fait parfois voter n’importe quoi. En démocratie, un citoyen peut encore se défendre en justice. Même sans avocat.

        
        Glomel, le 21 octobre 2011

-172-Sortir du nucléaire

manif Rennes

CE 15 OCTOBRE 2011 : Manifs partout en France pour réclamer la sortie du nucléaire.  

À Rennes (photo Philippe le Sauze, avec le sous secrétaire d'étable sur la gauche), l'accent était mis sur l'EPR de Flamanville. Il a déjà doublé de prix (6 milliards annoncés au lieu de 3 au départ) avec 4 ans de retard. Areva se heurte à des problèmes techniques et de sécurité insolubles. La construction ne continue que parce qu'elle est subordonnée à de gros contrats à l'exportation. Autant de fonds qui ne seront pas consacrés aux énergies renouvelables. Comme pour le surrégénérateur de Malville : 20 ans de construction, 20 ans de déconstruction : pas un kilowatt produit au compteur.

Autre catasrophe prévisible : Fessenheim. La centrale est sur les genous après 40 ans de fonctionnement. Mais elle vient d'obtenir l'autorisation de repartir pour 10 ans avec une petite piquouze de 600 millions d'euros dans les réacteurs, destinée à la faire tenir debout.

Reportage France 3 Bretagne bretagne.france3.

-171-La honte !
Ils ont osé. La Bretagne ne croulait pas encore assez sous les fientes et lisiers.

lisierLe décret assouplissant les règles d'épandage agricole vient de sortir au JO ce 11 octobre. Le député UMP Marc Le Fur, qui poussait les feux derrière ce décret scélérat, mérite la palme des algues vertes et des cyanobactéries.

Toutes les surfaces agricoles de l'exploitation (et non plus seulement les surfaces épandables) vont désormais servir pour calculer la charge nitrate de l'exploitation. Ceci le même jour où le même ministère rendait pulic le coût induit des nitrates dans l'eau pour les citoyens : 54 milliards par an. 522 milliards si on y ajoute la dépollution des eaux souterraines.

Pour couronner le tout : devinez qui va maintenant former les commissaires enquêteurs affectés aux enquêtes publiques concernant les installations agricoles classées (ICPE) ? La chambre régionale d'agriculture ! Autant dire tout de suite la FNSEA. (info publiée dans la lettre Contact n°54-1 du syndicat SYGMA-FSU )

Comme si les automobilistes étaient maintenant appelés à former les gendarmes et les chasseurs les gardes chasses.

-170-Chiche ?

Derniers soubresauts d'une histoire abracadabrantesque

tribunal

Je me suis rendu au tribunal de St Brieuc, le jeudi 22 septembre (cf photo ci-contre), porter au procureur la liste des 4 033 personnes (une centaine d'autres signatures sont arrivées depuis) qui, en cas de poursuites, devraient logiquement subir le même sort que moi, puisqu'ayant signé un texte identique à celui qui m'était reproché par le maire de Glomel (cf plus bas : plainte)

Dès le lendemain, le procureur, silencieux depuis 3 mois, se fendait d'une lettre pour m'annoncer que "l'examen de la procédure ne justifie pas de poursuite pénale, au motif que l'infraction ne paraît pas suffisamment constituée". L'affaire semblait donc close.

C'était sans compter sur l'esprit revanchard du maire de Glomel qui, dès le mardi suivant, 27 septembre, gonflait les pectoraux dans Ouest-France en déclarant que cette décision du procureur ne le satisfaisait pas et qu'il "n'excluait pas de faire assigner directement Jean Kergrist au tribunal"

Dans la foulée, il se permettait d'avancer un gros mensonge à mon encontre, me faisant affirmer que l'installation contestée se trouvait à 5 mètres du canal de N à B, alors qu'elle se trouve "à 110 mètres, derrière un talus". Ce talus, nouveau bouclier de protection contre les émanations toxiques -525.000 mètres cubes / heure annoncés dans le dossier soumis à enquête- a beaucoup fait rire dans les chaumières... surtout qu'à l'endroit où se trouve le poulailler actuel il ne fait pas un mètre de hauteur.

Hélas pour lui, 3 jours plus tard, Ouest-France rectifiait ce gros mensonge -en terme de justice, cela s'appelle une diffamation, une vraie celle-là- concernant la distance ! N'étant ni bigleux, ni menteur, j'ai toujours bien parlé de "5 mètres du site historique et public de la grande tranchée de Glomel", et non, comme il l'affirmait, 5 mètres du canal de N à B. sur la plage

J'attends donc avec impatience le nouvel épisode du feuilleton : ma citation directe devant le tribunal. Chiche ! On pourra alors tout déballer sur la table. On sortira les photocopies du permis de construire, comportant oublis et fausse domiciliation du demandeur, ainsi que le constat d'huissier concernant l'enlèvement du panneau d'interdiction aux poids lourds sur la voie communale menant à l'usine à fiente. On prendra aussi un décamètre pour vérifier les distances. 

Pas fini de rigoler !

Vraiment excellent ce maire !

Je n'exclus pas de faire un grand numéro clownesque avec lui.

-169-Fouesnant

RASSEMBLEMENT CONTRE LES MARÉES VERTES, LE 18/09/11

Quelques bribes du discours du sous-secrétaire d'étables aux colloques agricoles, s'adressant aux "intégristes" et aux "végétariens extrémistes" (voir aussi l'excellente vidéo de Fanny Chauffin) :

À Crozon, en juin dernier, le président nous a assuré que la solution contre les algues vertes existait : le ra-mas-sage, avec les dents et les pattes de derrière. Dans ramassage il y a ramage, et si votre ramage est égal votre plumage, c’est vous, mes amis, qui serez plumés. Mais dans le message du ramassage il y a aussi l’évocation du massage et je vois déjà les coquins et les coquines que vous êtes s’exciter en se frottant aux ulves… initiative de nature à faire frémir le marché.

sur la plage


    Il nous a aussi assuré que la méthanisation nous débarrasserait de l’azote excédentaire. Après recherche très fouillée, nous n’avons trouvé aucune trace d’azote dans l’hélicoptère présidentiel. Plus fort que le magicien David Copperfield, qui, lui, avait réussi à faire disparaître un train ! Gloire à toi président, grand timonier, plus fort que tous les autres magiciens ! Bientôt, comme Jésus, tu vas nous transformer l’azote en vin. Ce qui devrait rassurer le marché.
podium
    

    Dans cette affaire des sangliers, mon ministère et tous mes services administratifs ont joué la transparence. Nous avons été tellement transparents, que nous en sommes devenus invisibles. Suite à ces morts en série, je puis assurer, à ceux qui nous le reprochent, que nous n’avons négligé aucune piste. Le gaz, le poison, l’étranglement, le dépit amoureux, le suicide collectif d’une secte apocalyptique, le crime passionnel ? Ont-ils été euthanasiés par le docteur Bonnemaison ? Ou embauchés par Madame Bettencourt ? Transportaient-ils vers l’Élysée des mallettes bourrées de billets de banques? Toutes les pistes devaient être inventoriées, de manière à rassurer le marché.

 

    Je vous signale d’ailleurs que l’enquête sur les bêtes est toujours en cours. (Bettencourt… ah ah !) Car avant de prendre les décisions, nous enquêtons toujours sans relâche. C’est dire notre sérieux. Oui, nous attendons incessamment les résultats des analyses… Nous sommes prêts à les attendre très longtemps. Que dis-je, nous les attendons depuis plus de trente ans. C’est dire notre constance à travailler dans le durable. Donnez nous encore trente ans et nous saurons tirer des conclusions sans failles… sans compter qu’en trente ans, en vertu de l’espérance de vie, cela nous fera toujours quelques emmerdeurs en moins. (En a parte) il a quel âge Ollivro ? et Le Lay ?
Céline
    N’oublions pas non plus, dans ce rapide récapitulatif de l’année écoulée, le match de foot international mémorable qui, sur la plage de Morieux, encombrée d’algues vertes, a opposé, en août dernier, la FDSEA à la FDSEA. Devinez qui a gagné ? La FDSEA ! Bravo, comment avez-vous deviné ? Je suis formel : aucun ballon utilisé ce jour-là sur la plage n’a crevé. Ce qui prouve bien que les scientifiques sont tous des écolos, les écolos tous des menteurs et les marcassins tous des mauviettes… ce qui devrait rassurer le marché.

    Quant aux sangliers disparus, rassurez-vous , nous les remplacerons. Mais dans le cadre de la limitation des cheptels d’élevage, que vous réclamez tous, nous ne remplacerons qu’un sanglier sur deux partant à la retraite, ce qui devrait rassurer le marché.

Photos : Madeleine Ropars et (celle du milieu) Christian Pierre

Masques et  mise en espace : Compagnie BOCOCO (principalement Erwan Chotard et Sylvie Gourdon)

-168-Locomotive

Pour appeler à la grande manif régionale anti-marées vertes de Fouesnant (18 septembre, 15h) une pré-manif était organisée, ce vendredi 9 septembre, en gare de Carhaix avec la compagnie BOCOCO et le sous-secrétaire d’étable aux colloques agricoles. Les voies fluviales, empruntées l’an passé à même époque pour la manif de Ste Anne la Palud, étant aujourd’hui trop dangereuses, pour cause de cyanobactéries, pas question cette fois d’y aller en barge. Une locomotive à vapeur (photo) a donc été réquisitionnée par l’Ankou et ses 36 marcassins. Le sous-secrétaire d’étable, de son porte-voix du haut de la locomotive, a annoncé une activité pharaonique à cette locomotive, « lâchement abandonnée, sans nourriture ni affection » en gare de Carhaix :

locomotive

« Nous allons, avec l’aide du SMATAH, qui a grande expérience en ce domaine, débarrer le canal de Nantes à Brest. Puis nous y installerons des rails. Cette locomotive pourra alors tirer des wagons bourrés de fientes et lisiers, aussi unis que Sambre et Meuse, du Kreizbreizhkistan vers la mer, puisque c’est toujours là qu’ils vont. Cela permettra, au passage, d’épargner nos rivières. »


   
Il a aussi donné des nouvelles d’une plainte récente, qui fait toujours beaucoup couler de salive :
« Le maire d’une commune du Kreizbreizhkistan vient d’être agressé par un individu louche, dans la suite 2806 du Sofitel de Glomel. Ce malotru a été arrêté à l’aéroport de Guiscriff, alors qu’il s’apprêtait à violer l’espace aérien breton. Il sera bientôt jugé et enfermé dans un camp ouvert sur la grande tranchée de Glomel : un immense bagne à poules, bourré de fiente, le camp de Guanta-guano. »

Masques et  mise en espace : Compagnie BOCOCO (principalement Erwan Chotard et Sylvie Gourdon)


(ce lundi 12/11/11, la pétition -cf plus bas- en est à 3.250 signatures)

-167-Plainte

bouéeSuite de manif imprévue en brigade de Rostrenen (cf plus bas la manif "Bagne à poules") : 

une plainte du maire de Glomel

...et, comme la surveillance d'Internet (sport international très en vogue dans certain pays dictatoriaux !) plait beaucoup à notre cher élu local, je lui dédie ce petit court métrage. Il ne sera pas déçu, car on y voit de très beaux poulaillers, dont le + grand, le + beau, situé sur la commune d'à côté, appartient au même industriel que le méga bagne à poule (+ usine à fiente) en construction à Glomel  résistance

Cette plainte a maintenant donné lieu à pétition de soutien qui sera bientôt transmise au procureur. Vous pouvez la signer sur le site de cyberacteurs
ou encore faire circuler la pétition papier

Attention : tous ceux qui signent, seront comme moi, susceptibles de poursuites. Ce 3 septembre, déjà 2.800 futurs inculpés en puissance. La fête continue. Du boulot pour le procureur ! C'est ça qui va créer des emplois ! Avec réouverture de tous les tribunaux de proximité. D'une poule deux œufs ! Merci les potes !

Ci-dessous à gauche, le clin d'oeil de Nono, signataire de la pétition de soutien, dans le Télégramme du 12/08/11

dessin de Nono

pour faire bonne mesure, Ouest-France n'est pas en reste : Hervé Lossec, qui y conjugue tous les jours ses bretonnismes, a aussi signé.

Dans cette liste, beaucoup d’inconnus et aussi des noms prestigieux : des artistes, des journalistes, des scientifiques, des écrivains, des paysans, des fonctionnaires, des historiens, des psychiatres, des élus régionaux, un amiral, les président (e) s de la totalité des associations de protection d’environnement de Bretagne et d'ailleurs (pas de ratons laveurs).

 Cette solidarité provient de tous les coins de l’hexagone (aucun département ne manque à l'appel)… comme autrefois ces forçats, creusant, dans la sueur et les larmes, cette Grande Tranchée du canal de Nantes à Brest, aujourd’hui mise à mal par une décision de gribouille. C’est aussi pour le respect symbolique de leur mémoire que je me bats.

Le maire ayant qualifié "d'idéologique et politique" le soutien dont j'étais l'objet (Télégramme du 22/08/11), un des signataires s'est fendu d'une lettre au maire de Glomel, dont il m'a adressé copie : 

                                         Monsieur le Maire,
                                        
                                         Ai-je bien lu ? Une journaliste de votre presse régionale prétend que vous
         attribuez une « nature idéologigue » à la signature qui atteste mon soutien à votre concitoyen Jean Kergrist. J'ai ainsi soutenu, trop mollement et tardivement, je l'admets, les quelques dizaines de sangliers qui nous ont pété dans les plumes sur les côtes de votre département...
    Vous imaginez bien que, dans cette affaire, je ne m'incline également que par errance idéologique.
                                        Le Maire d'une si belle commune que la vôtre ne peut être un imbécile, et si vous confirmez avoir ainsi désigné ma signature, il faudra bien que vous me précisiez à quel idéologue vous me réduisez ; car vous m'avez réduit à bien peu, admettez-le, méprisant édile.
                                        Depuis la fin des années soixante, je suis familier de Glomel, au point d'évoquer la tranchée des bagnards à l'ouverture d'un livre que j'ai consacré, en 2002, à Danielle Collobert, écrivaine née à Rostrenen, votre voisine.
                                         La tonalité excessive de vos déclarations me blesse - à moins que vous ne les contestiez - et j'imagine qu'aujourd'hui une grande partie de vos administrés doivent se sentir bien misérables d'avoir consenti à votre mandat.
                                          Vous vous souvenez sans doute que, tout comme vous, le Président du Conseil Régional de Bretagne s'en était pris à ceux qui prétendaient que des algues vertes souillaient nos côtes (j'ai, si vous le souhaitez quelques photos toutes récentes à votre disposition), avant de retirer sa plainte tant il risquait le ridicule.
                                           N'agissez pas de même, Monsieur le Maire de Glomel, soyez ferme !     
Ne m'ôtez pas le plaisir de témoigner, contre vous et ce que Jean Kergrist appelle le « bagne à poules », en compagnie d'idéologues de toutes plumes...

                                           Veuillez croire, Monsieur le Maire, à mon respect différé.

Jean Pierre Nédélec, 29100 Tréboul

Si d'autres écrivains, amateurs ou pro, se fendent de missives de ce genre - ni injurieuses, ni diffamatoires, mais humour non exclu - n'oubliez pas de m'en adresser copie. L'association BAGNE compte organiser, l'an prochain, un festival des "lettres à mon maire". Nous nous ferons un plaisir de les lire en public.

Et tous à FOUESNANT le dimanche 18 septembre 2011, 15h, pour la manif anti marées vertes. La compagnie Bococo et le sous-secrétaire d'étables y seront.

Une pré manif est aussi prévue devant la gare de Carhaix vendredi 9 septembre à 18h, avec détournement d'une locomotive à vapeur.


-166-Marcassins, l'hécatombe

sous titre : En attendant l'analyse

Drame en plusieurs actes 

marcassinsActe 1 - Défaut d’oxygène
Le 7 juillet 2011, la plage de Morieux (près de Lamballe, 22) était déserte d’estivants pour cause d’algues vertes. Deux marcassins en ont profité. On les a retrouvés morts. Dès le lendemain, le maire interdisait la plage. Dans la foulée Le préfet des Côtes d’Armor, chaussant ses mocassins officiels, organisait une conférence de presse pour annoncer, rapport d’autopsie à l’appui, que les animaux étaient morts « par étouffements et non par asphyxie ». Ne pas confondre les deux. Et les algues vertes ? « Juste une concomitance ». Une affaire d’oxygène qui n’arrive plus jusqu’aux poumons. 20 jours plus tard, l’hécatombe atteignait le chiffre de 31 marcassins. Une simple affaire d’arrêt cardiaque... ...comme auparavant le ramasseur d’algues Thierry Morfoisse, les chiens d’Hillion et le cheval de St Michel en Grève. Circulez !

Acte 2 - Prestidigitation
Ce même 7 juillet, où agonisaient les premiers marcassins sur la plage de Morieux, un hélicoptère battait des ailes au-dessus de Crozon. Notre président en descendait, protégé par 450 gendarmes, pour stigmatiser, devant un aréopage agricole bien choisi, « les intégristes de l’écologie ». Fort de l’approbation de son auditoire, il évoquait ses deux solutions miracles pour la chasse aux nitrates : le ramassage des algues (sur deniers publics, bien entendu !) et la méthanisation. 
Lavoisier  ("rien ne se perd, rien ne se créée, tout se transforme") lui avait soufflé à l’oreille la formule idoine du méthane : CH4. Aucune trace du méchant N, coupable des marées vertes dénoncées par les « intégristes » ? La méthanisation ne fait donc disparaître aucun atome d’azote ! Juste un transfert pour prestidigitateur. Plus fort que David Copperfield. Du grand art !

Acte 3 - Transparence
En août 2009, la mort par algues vertes du cheval de St Michel en Grève avait déplacé le Premier Ministre ; l’hécatombe de marcassins sur la plage de Morieux seulement le Président de Région. Ce 27 juillet, zappant à pieds joints sur le modèle productiviste régional (60% des porcs et 40% des poulets sur  seulement 7% du territoire national), Jean Yves le Drian s’est montré très ferme concernant le résultat des analyses :  « J'appelle à la plus grande transparence sur les causes de cette mortalité brutale et surprenante » (AFP 27/07/11). Cette transparence n’allait donc pas de soi ? Quelqu’un s’apprêtait-il à mentir ? On veut des noms !

Acte 4 - Un problème mondial
Ce 30 juillet, on compte un 36ième cadavre. Trois hypothèses sont désormais officiellement envisagées : asphyxie par l’hydrogène sulfuré émanant des algues vertes en décomposition, intoxication par les cyanobactéries présentes dans le lit du Gouessant ou, enfin, empoisonnement intentionnel. Un professeur de Rennes 1, Luc Brient, mesure les cyanobactéries du Gouessant avec un « florimétre » de son invention. Pour lui, « le problème est mondial, pas seulement breton ». Les porchers du coin, les élus et le préfet, au bord de l’asphyxie, respirent. Toujours pas de résultats officiels d'analyses... sauf celles de Sauvegarde du Penthièvre et Sauvegarde du Trégor, qui on trouvé
sur la plage  des doses d'hydrogène sulfuré à décorner des sangliers.

Acte 5 - Un ragondin
Alors qu’un ragondin vient de subir le même sort que les sangliers, le secrétaire général de la préfecture commente, début août, le résultat des analyses faites sur 6 sangliers… en évitant toutefois de les communiquer. Cinq marcassins sont morts suite à la respiration d’hydrogène sulfuré. Le sixième « ne  présente aucune trace de ce gaz ni dans son sang ni dans ses poumons ». Il conclue donc : « Pour le moment, ces résultats ne permettent de tirer aucune conclusion ». Les représentants de la FDSEA s’engouffrent aussitôt dans la brèche, avec conférence de presse à l'appui, le 4 août, pour entonner leur habituel « les paysans en ont ras le bol d’être montrés du doigts » et aussi « stop au discours intégriste ». Le discours du président à Crozon a bien été entendu.

La tragédie grecque se limitait à 5 actes. Impossible, cette fois, de s'y tenir.
 ... à suivre donc ...

Acte 6 - Un renard
Un renard a été jeté dans la cour d’André Ollivro, président de l’association « Sauvegarde du Penthièvre » qui se démène avec Yves-Marie le Lay ("Sauvegarde du Trégor") pour contrer le déni préfectoral. Le 5 août, 5 scientifiques, dont le Docteur Lesné, demandent "que toutes les informations des rapports d'expertise soient rendues publiques, sans restriction". Eva Joly, sur la plage de Morieux, déclare que les paysans ne sont pas à stigmatiser. « Ils ont fait ce qu'on leur demandait et nous allons, avec eux, changer de modèle ». La responsabilité étant clairement placée du côté de l’état, le soir même la préfecture rend les armes en annonçant que, d'après les labos de l'école vétérinaire de Lyon, "les seuls résultats significatifs portent sur le H2S". Les analyses continuent néanmoins. Résultats en fin de semaine.

Acte 7 - Une mise au poing
Mardi 9 août, la Ministre de l’Environnement NKM tape du poing sur la plage : « L’agriculture a une part importante dans les nitrates qui sont produits en Bretagne et se retrouvent dans les rivières. Cela fait vingt ou trente ans que ça dure… un jour il faut que ça s’arrête ».(Télégramme 9/08/11) La Ministre avait sans doute été oubliée dans l’hélicoptère lors de la visite présidentielle de Crozon (cf acte 2). Un gros boulot de  mise à niveau l’attend à l’Élysée.

Acte 8 - Ballon rond
Le président de la Chambre Régionale d’Agriculture a trouvé les propos de la Ministre « profondément révoltants et particulièrement insultants ». Pour entonner, de manière plus originale, son désormais fameux refrain : « LA profession en a marre d’être montré du doigt », quelques militants de la FDSEA et JA des Côtes d’Armor (qui s'arrogent aussi le titre de "LA" profession) ont, en fin de semaine, bravé l’interdiction municipale de la plage de Morieux pour un rapide match de foot médiatique. Le discours s’est enrichi d’une affirmation à la sauce Buson : les algues vertes ne sont pas dangereuses... et, en matière d’écologie, les scientifiques sont tous des militants et les militants tous des menteurs (Télégramme du 13/08/11). La preuve : aucun ballon n’a crevé sur la plage. 

Dessin d'Alain Goutal

-165-Bagne à poules

à Glomel, un immense bagne à poules est en projet près des remblais historiques de la grande Tranchée du Canal de Nantes à Brest. 

L'association BAGNE (Breiz Association Glomel Nature Environnement : site de Bagne) lutte depuis l'été 2009 contre un immense bagne à poules pondeuses (75.000) doublé d'une usine à fiente, en projet à moins de 5 mètres des remblais de la Grande Tranchée. Il s'agit d'une extension qui prévoit de dégager, par d'immenses ventilateurs, 550.000 mètres cubes/heure (c'est le chiffre avancé dans le dossier) de saloperie diverses : ammoniac, virus, toxines, bactéries, particules diverses et surtout le fameux gaz d'hydrogène sulfuré (mortel). 

Après le sol et l'eau, maintenant c'est l'air qui sert de terrain d'épandage.panneau

En plus d'être une aberration économique (en Allemagne aujourd'hui aucune grande surface n'accepte de mettre en rayon des œufs produits en batterie), ce projet met en cause l'atout historique (évocation d'une étonnant bagne militaire sous la Restauration), sportif (un centre de canoé kayak juste à côté), touristique (des milliers de visiteurs tous les ans) et environnemental (zone d'intérêt floristique et faunistique) de ce patrimoine exceptionnel. 

l'appel à manifester

Plein la gueule pour pas un rond ?

Non ! il va nous falloir, en plus, payer notre empoisonnement.

Car le gros bulldoozer de l'agrobiss, constitué par des connivences et des intérêts divers et énormes (Glon Sanders, filiale de Sofiprotéol, est derrière ce dossier), s'est mis en route pour bousiller ce patrimoine remarquable. Tous les coups tordus sont bons pour arriver au but, en particulier l'enlèvement par le maire des panneaux d'interdiction aux poids lourds sur une petite route communale menant à l'élevage. La remise des panneaux d'interdiction constituait l'objet de cette petite manif du samedi 25 juin (photo de droite).

gros cul


dessin d'Alain Goutal, signataire de la pétition de soutien (cf plus haut)


-164-Blason du cochon breton
Ce mois de juin 2011, le Comité Régional Porcin a lancé une nouvelle campagne publicitaire très subtile, destinée à redorer le blason du cochon breton : le-slogan-qui-va-redorer-le-blason-du-porc-breton
blason
 « Il grogne, il pète : sain, sûr, bon et breton ».
À l’appui de la démonstration, l'éleveur de Plouvorn (29) posant sur l'affiche, déclare: « Nous sommes des gens normaux… moi je pars au ski tous les hivers pendant une semaine » (Télégramme 10/06/11). Et les étés ? Plouvorn n’est pas très loin de St Michel en Grève. Il pourrait
skier facilement en fartant ses skis aux algues vertes. 

Car le cochon ne fait pas que grogner et péter, il chie et pisse aussi… et c’est bien là le problème.


Pour lui faciliter la glisse, on est en train de lui concocter dans les ministères un aménagement des règles d’épandage du lisier : on ne touche évidemment pas aux 170 unités azote aujourd’hui autorisées à l’hectare… avec les beaux résultats que l’on connaît sur les plages et aussi sur les plans d’eau... car algues vertes et algues bleues, ou cyanobactéries, se tiennent tendrement enlacées.

On va tout simplement prendre en compte, dans le calcul des surfaces dites « épandables », toutes les surfaces agricoles de l’exploitation… sans défalquer surfaces en pente, marais, forêts, terres à proximité des tiers… qui, jusqu’ici, étaient, logiquement, exclues du calcul. Cette mesure astucieuse va permettre, selon les cas, d’épandre de 20 à 30% de lisier en plus.

cf : le "tsunami environnemental" annoncé par Eau et Rivières de Bretagne

De quoi en effet redorer le blason du cochon breton !

-163-Fukushima

Alors le clown atomique ? On ferme sa geule sur ce qui se passe au Japon ?

Que vous apprendre que vous ne sachiez déjà... sinon quelques petits échos par la bande pour vous montrer à quelle intox nous sommes aujourd'hui soumis. Rien de changé depuis le début des années 70. Les nucléocrates contrôlent toujours infos et décisions... même si c'est du genre parfois contradictoire : "on va faire un audit transparent de nos centrales, mais rassurez-vous chez nous il n'y a aucun pb". Sur les 58 réacteurs français, 32 sont construits en zones sismiques et 17 en zones innondables. Quelques-uns ont droit au cumul des deux. Tout baigne ! Sans oublier, en Bretagne, la petite centrale de Brennilis (70Mgw), fermée depuis 1985, dont le réacteur ne peut toujours pas être approché, ni les anciennes mines d'uranium de Berné-Lignol (56) dont la radiocativité, d'après les mesures du Criirad en avril 2008, était décelée 20 fois supérieure à la normale.

fukushimaÀ titre d'anecdote concernant cette omerta, suite à une pleine page d'un interview du revenant VGE dans le Monde du 25/03/11 (avec 2 interviewers à son chevet, tellement ce VGE pèse encore son pesant de suffisance !), j'ai adressé au courrier des lecteurs du Monde ce courriel :

« VGE, l’atome tranquille » (Le Monde du 25/03/11). Vous auriez pu titrer « VGE, l’atome agressif », tant notre maquignon du nucléaire, équipé, sur cette photo de 1977, de sa blouse de marchand de vache et accompagné de son complice Boiteux, profère de contre vérités pour vendre sa camelote. Il vous aurait fallu un troisième interviewer et un numéro spécial pour les relever toutes, tant elles parsèment chacune des phrases de ses affirmations péremptoires. Juste une seule, pour ne pas alourdir ce courrier des lecteurs : VGE fait comme si sa « source d’énergie nationale » qui ne dépend en rien « des importations de l’étranger » n’était pas grevée par l’uranium du Niger. Si ce numéro du Monde tombe dans les mains de nos otages africains d’Areva -les 4 enlevés en septembre dernier, car ceux tués en janvier n’ont plus la possibilité de lire- ils auront le choix entre rire ou pleurer.
        Jean Kergristvge

Cette lettre, qui n’était ni injurieuse ni diffamatoire, n’est évidemment pas parue au courrier des lecteurs du Monde -style sans doute trop décoincé pour un journal qui se veut « de référence », c.a.d avant tout sérieux, donc si possible tristounet. Comme dans « Au nom de la rose » d’Umberto Eco, l’humour est une injure faite à Dieu ! ».

Mais figurez-vous que dans l’édition de ce vendredi 1er avril (vive le gros poisson !), le courrier des lecteurs rajoute une couche à ce même interview de Giscard, en publiant la lettre d’un pro nucléaire du Val de Marne, reprochant à VGE dans cet interview ahurissant… de ne pas avoir assez rendu hommage au Général de Gaulle, notre sauveur atomique d’après guerre !
Tant qu’à m’abonner à un journal de droite (il est indispensable à chacun de connaître les arguments de l’adversaire), j’hésite désormais entre Le Monde et le Figaro.
                                                                                                        J.K. 2 avril 2011

pace"PLOGOFF"
J'en profite pour vous signaler que le Clown Atomique (cf photo) a repris du service à l'invitation de  Korriged Is, cercle de Douarnenez, qui vient de monter un spectacle endiablé (60 personnes sur scène) intitulé "Plogoff", avec danseurs, chanteurs, groupe rock, groupe de percussions sur bidons et extraits du film "Des pierres contre des fusils" de Nicole et Félix le Garrec.

Ça pulse, ça éclate, ça rebondit à un train d'enfer. Y'a du tendre et du rugueux. C'est du pro qui ne se coince pas la tête avec subventions vaselines ou dramaturges à la mords moi le nœud et qui ose afficher son plaisir de jouer. Plus besoin d'images du Japon pour comprendre comment les nucléocrates nous roulent dans leur farine radioactive.

photo Fabienne Bescou

Ce spectacle joyeux, comédie-tragédie musicale à la Hair ou West side story qui dure 2h, devrait être impérativement programmé partout.
VITE INVITEZ-LES , vous en aurez pour vos picaillons !
Contact :
gildas.sergent@bbox.fr  tel : 0298522319
ou
clebozec@free.fr

extraits vidéo : plogoff-an-arvest

Prochaînes dates :
-9 avril 2011 en soirée à Pacé (35)
-12 juin 2011 à 15h à Cavan (22)
cf ci-dessous : Plogoff_revu

autres photos du spectacle prisent à Pacé : HISTORIQUE-!!!

écoutez aussi Jean Lebrun, sur France Inter ce lundi 4 avril à 13h30, évoquer Plogoff dans sa "Marche de l'Histoire"

lisez, enfin, "Plogoff, l'apprentissage de la mobilisation sociale" de Gilles Simon, aux Presses Universitaires de Rennes, 410 pages, 22€

ET SARKO ?
Quant à notre président, il s'enfonce tous les jours un peu plus, comme un réacteur en fusion devenu incontrôlable
. Il a sorti, ce 5 avril dernier, un slogan fleurant bon les années 70 : "Je me battrai pour défendre le nucléaire, parce qu'il n'y pas d'énergie alternative en l'état actuel des choses, sauf à dire aux Français qu'ils vont maintenant se chauffer et s'éclairer à la bougie".
Se chauffer à la bougie ? Après tout pourquoi pas, si on peut s’éclairer au radiateur.

(11/04/2011)


-162-Guerlédan : UN VIEUX  PROJET REFAIT SURFACE 

En quoi consiste ce projet de STEP et d’où vient-il ?
   Un projet de transfert d’énergie par pompage (STEP) consistant à pomper l’eau du lac Guerlédan (22) aux heures creuses vers une retenue collinaire, pour ensuite la turbiner aux heures de pointe, refait aujourd’hui surface en Bretagne :
UDB
Vivarmor
guerlédan
    Cette technique n’est pas en soi une aberration. Elle existe ailleurs en France et peut s’avérer très pertinente quand elle est mise en œuvre au plus près de la source de courant....ce qui n'est pas le cas à Guerlédan, où il faudrait faire venir l'électricité de très loin pour alimenter les pompes. 
    Dans le cas présent, le projet a été initié par EDF, il y a plus d’une trentaine d’années. Il était étroitement lié à l’accroissement du parc nucléaire faisant suite au choc pétrolier de 1974 (dont le projet avorté de Plogoff). Il était destiné à compenser le manque de souplesse des centrales nucléaires, construites en anticipant les pointes de consommation, mais totalement inopérantes aux heures creuses, car ne pouvant être arrêtées. La question était alors : « que faire du courant excédentaire fourni par ces centrales ?»  D'où  les nombreuses aberrations qui ont suivi : l'exportation à tout va à prix cassé vers les pays voisins ainsi que la propagande acharnée d’EDF pour doper la consommation des particuliers en les incitant à adopter le chauffage électrique.
 


    Cette gabegie commerciale organisée, liée à un parc énergétique dimensionné en prévision des pointes hivernales, aboutit à ce qu’aujourd’hui RTE (gestionnaire du réseau de transport) avance, à grand renfort de constats fatalistes, la nécessité d’installer en Bretagne une centrale thermique d'appoint, projetée un temps à Ploufragan (200 Mgw), puis maintenant du côté de Guipavas (400 Mgw).

STEP
Pourquoi des réserves à son propos ?  
 
    Ce projet de pompage à Guerlédan qui, en théorie, pourrait fournir 700 Mgw, avait été, à l’époque, l’objet d’une forte contestation des habitants ainsi que des associations de protection de l’environnement. Le ressortir aujourd’hui, sans consultation des élus locaux, ni des habitants, ni des associations écologistes, semble pour le moins imprudent, d’autant plus qu’il n’est accompagné d’aucune étude d’impact, en particulier celui provoqué par le marnage incessant (variations du niveau du plan d’eau) sur la flore, la faune et les activités diverses… ce marnage bi-quotidien devant se conjuguer l’hiver avec les baisses obligatoires de niveau, liées à la fonction anti-crue du barrage. L’utilisation des eaux du lac de Guerlédan a, en effet, été conventionnée par un accord entre les différents utilisateurs (Départements, État et EDF) équilibrant tourisme, activités nautiques, production de courant, fourniture d’eau potable, fonction anti-crue. Remettre en cause unilatéralement ses différents usages ne peut que ranimer les tensions.

cf ci-contre la carte des interconnexions démentielles proposées par l'UDB : faire venir du courant (thermique, donc modulable aux heures de pointes) de Cordemais !

Y a-t-il d’autres solutions ?
    Le courant le moins cher c’est celui qu’on ne consomme pas. Le meilleur gisement énergétique consiste à commencer par isoler toutes les maisons, locaux commerciaux et industriels, par bannir le chauffage électrique des constructions nouvelles, (une aberration technique consistant à transformer la chaleur en électricité pour la retransformer ensuite en chaleur avec parfois jusqu’à 50% de perte en réseau cf principe de Carnot ), par utiliser des ampoules basse consommation (à Genève des "ambassadeurs" ont fait du porte à porte auprès des particuliers (O-F du 23/02/11) et la consommation a baissé de 13,5%).
    En plus de faire appel massivement aux énergies renouvelables, EDF devrait obligatoirement proposer
aux  particuliers, comme autrefois, l’installation systématique de compteurs Tempo permettant la modulation des tarifs de pointe (période rouge, bleue ou blanche). 

Les 400MgW, qui, aux dires de RTE, manqueraient l’hiver, en Bretagne, aux heures de pointe, seraient alors vite trouvés. Nous éviterions ainsi cette fuite en avant vers la consommation électrique avec, comme corollaire, la création d’une ligne à très haute tension sur l’axe Saint Brieuc/Lorient, pour alimenter de l’extérieur, avec d’énormes pertes, ce pompage consommant plus d’énergie qu’il n’en produirait. 25/02/2011

-161-Logos

Quand l'image prend le pas sur la réalité et la forme sur le contenu, tout se résume à une question de com et au choix du logo magique, celui qui fera le mieux vendre aux gamins que nous sommes la belle image du catéchisme officiel. Il engage parfois des budgets faramineux. La Région Bretagne vient de consacrer 250.000 € (400.000€ si on tient compte des enquêtes préliminaires : cf à ce propos agencebretagnepresse) à la création (par une boîte lyonnaise !) de ce logo lourdingue, monolithique, triste et sans mouvement, enfermant la Bretagne derrière les barreaux de ses E.

Bretagne 

ce ne sont pas pourtant les logos qui manquaient. 

en voici quelques-autres :

ex-Bretagnecelui là est exclu : c'était l'ancien logo de la Région Bretagne sous la droite.

régionBZHCelui-ci est le logo actuel de la Région. Il ne manque pas d'élan

produit en Bretagnece dernier, bien didactique, a le mérite au moins d'être lisible.

 -160-Métro

afficheFNELes affiches «algues vertes » de France Nature Environnement, souhaitant aux Parisiens "bonnes vacances"  dans la salade des plages bretonnes parfumées à l’hydrogène sulfuré, ne seront finalement pas apposées dans le métro, car jugées par Métrobus (la régie publicitaire de la RATP) «  trop violentes et agressives ». 

Pistolets, femmes à poils, bidoche sanguinolente,whisky et p'tites pépées… pourront, par contre, y avoir toujours droit d’affichage, car émanant des grandes firmes agroalimentaires nous assignant à consommer. 

Le partage du territoire publicitaire est ainsi fait : aux seuls groupes céréaliers –Sofiprotéol-Glon-sanders contrôlant aujourd’hui la FNSEA- le droit de nous agresser par 900 placards de 4m x 4m posés sur les grands axes de Bretagne et bourrés de gros mensonges ventant la filière porcine -c’était en juin 2010, cf plus bas-. 

Chacun à sa place : aux grands arnaqueurs le grand public, aux associations de protection de l’environnement la confidentialité de leurs feuilles de choux ! *


    Et l’inénarrable « député cochon » Le Fur de réclamer à la ministre Kosciusko-Morizet de sucrer les subventions de la FNE. Par contre nos céréaliers, cités plus haut, à l’origine de presque tous les dossiers de création des porcheries et poulaillers bretons, pourront continuer à pomper impunément 60% des 11 milliards de subventions versés par Bruxelles aux « agriculteurs » français (Montant 2010, annonçé dans le Canard du 16/02/11). 

La Cooperl, trônant à la Mecque du cochon à Lamballe, pourra récupérer le magot des 650.000 euros que lui a voté Le Drian (commission permanente de la Région Bretagne, le 15/07/10). Et ce même le Drian d’assigner en justice  la FNE pour « atteinte portée à l’image de la Bretagne ». L’atteinte à l’image est évidemment plus importante que l’atteinte à la qualité des plages et à la santé des bretons.

*cf en particulier l’excellent détournement récent fait par Eau et Rivières de Bretagne d’une campagne de pub du désherbant Elumis
 Hélas ERB n’aura jamais les moyens de l’afficher dans le métro, ni même dans les journaux locaux offrant, à pleine page, la pub initiale !

Additif au 17/02/11 : Gérard Alle, pennsardine de renom, me fait remarquer à juste titre le détail qui tue : "sur ces affiches, le mot Bretagne n'est jamais employé, ni le mot agriculture. Et pourtant, "ils" se reconnaissent ! Magnifique aveu de leur culpabilité !"
Comme le disait mon père paysan "qui se sent morveux se mouche".

Additif au 21/02/11: Une photo, publiée récemment dans Ouest-France, circule beaucoup sur le web. On y voit une maitresse d'école créative mais un peu inconsciente. Elle n'a pas du voir les panneaux "danger", désormais apposés sur plus de 80 plages bretonnes.... à moins qu'elle ne soit embauchée par la Région Bretagne pour contrer la méchante campagne de la FNE.

ronde

Additif au 24/02/11 : Katia Ivanoff-Aumaître, chargée de communication de Métrobus y va avec le dos de la pelleteuse : « la direction de Métrobus a considéré que ces affiches dépassaient le principe de neutralité qui simpose au secteur public, comme la RATP… de la même façon, nous n’affichons pas de pub pour le tabac, ou pour des campagnes politiques, ou encore pour les religions, dans les couloirs du métro. »
Le fléau des algues vertes assimilé à celui du tabac et des religions ! bravo la RATP ! La réflexion progresse à grands pas. Après les paysans, se sont les curés qui vont monter au créneau !

-159-Salons

salons2                                                                                                                                                                                                                                                         Encore une invitation à un salon du livre! L’auteur devrait sauter de joie. Mais pourquoi accepterait-il de n’être que la variable d’ajustement des salons, éditeurs, libraires et autres organisateurs ?

Le paiement des frais serait-il réservé à quelques vedettes parisiennes destinées à attirer le chaland médiatique lors des « grands » salons ? Pourquoi devrait-il considérer comme une faveur de se voir proposer un linéaire d’exposition gratuit… belle entourloupe permettant de mieux faire l’impasse sur les frais réels. Pourquoi l’auteur devrait-il, avec ses 8 à 10% de droits, touchés un an plus tard -si l’éditeur n’a pas fait faillite avant- subventionner organisateurs, libraires et éditeurs en jouant les Bernard Palissy de la littérature enfournant dans le réservoir de sa bagnole ses maigres kopecks. Pourquoi un auteur serait-il moins considéré qu’un maçon, un fonctionnaire ou un voyageur de commerce qui, tous, se voient rembourser repas et frais de déplacement quant ils naviguent loin de leur port d’attache ? 

salon1
    Un jour -« vas-y pépé raconte ! »- je me suis retrouvé à perpette les oies, dans un salon du bord de mer -c’était la côte ouest- en train de signer entre un paraplégique en pleine forme, dont la mère avait écrit un opuscule du genre « moi aussi j’écris », et un peintre du dimanche, ventant ses croûtes paysagères à deux sous, tandis qu’une palanquée de gamins, sous l’œil attendri de leurs géniteurs, barbouillaient de hiéroglyphes absconds de grandes feuilles de papier peint. La résonance médiatique locale avait été superbement orchestrée les jours précédents et nos artistes du dimanche déplacèrent la foule des parents, admirateurs et amis. Bravo pour eux! Toute la journée, les quelques auteurs jaloux, égarés dans cette kermesse colorée, entendirent les cris du paraplégique ébahi, avec l’humiliation de ne pouvoir vendre, dans un tel capharnaüm, un seul de leurs bouquins dans lesquels ils essayaient de privilégier écriture et construction romanesque. 

J’ai quitté ce salon en me promettant de ne plus y remettre les pieds, secouant, comme prophète de l’ancien testament, la poussière maudite accrochée à mes godasses.
    Ce cirque des villes a, depuis peu, gagné les champs, offrant aux badauds sa triste exhibition d’auteurs humiliés, singes savants destinée à faire mousser sans frais l’animation locale. N’allons pas nous étonner ensuite de la faillite des éditeurs et du peu d’attrait des gens pour les bouquins.

   

-158-Dindon

reveillon

La cuisine inspire décidément nos poètes. Une publicité des éleveurs de porcs bretons -signée « cochon de Bretagne »- parue dans la presse régionale en fin d’année, nous incite à arrêter de « fourrer la dinde » pour nous convertir -avec Jésus- au cochon de Noël. Ce transfert audacieux ne précise pas qui, dans l’affaire, restera le dindon.

-157-Pics

Electricité : zéro pointé pour la France
 
 Le pic de consommation d'électrons en France a fait des heureux ce mercredi 15 décembre 2010. Mais ce ne sont ni la planète ni les contribuables.

94,2 milliards de watts produits ce 15 décembre ! Comme chaque année, le record de puissance électrique est battu, cette fois-ci avant même l’arrivée officielle de l’hiver. Un « record » dont on se passerait volontiers car à chaque fois que la bise vient, la fée Electricité se retrouve fort dépourvue. Elle est ainsi obligée d’importer au prix fort du courant et de construire de nouvelles centrales au gaz afin de subvenir aux usages de pointe : au niveau de la production, en amont de nos appareils de chauffage électrique, il y a de plus en plus de gaz russe ou de lignite allemande.
pylone
Les perdants de ce « record » sont multiples : la planète par accroissement des émissions de gaz à effet de serre, la collectivité qui finance le surdimensionnement des infrastructures, les consommateurs qui paient au prix fort cette électricité de pointe, enfin les contribuables couvrant le coût social de la précarité énergétique qui en découle. Et même les producteurs, à commencer par le premier d’entre eux – EDF – avec un parc nucléaire dont la productivité est faible. Une conséquence de cette curieuse exception française sur un parc très majoritairement nucléaire (adapté à la base) et un très fort taux d’équipement en chauffage électrique (utilisé en pointe).
 
Quels sont « in fine » les vrais gagnants de la pointe ? Les traders qui jouent et spéculent sur l’électricité, les promoteurs de logements « tout électrique » (les occupants paieront la note plus tard) et les pays producteurs qui nous vendent du gaz. Des producteurs stupéfaits mais ravis de nous le vendre pour produire avec un médiocre rendement (40% au mieux) de l’électricité pour chauffer nos logements. Alors qu’en utilisant directement ce même gaz pour se chauffer on diviserait par 2,5 les importations et les émissions correspondantes de CO2 !

Chaque nouveau « record » de la pointe électrique est donc une très mauvaise nouvelle pour la France, conséquence structurelle du développement sans frein du chauffage électrique : 75% des constructions neuves en sont équipées. Une mauvaise nouvelle qui nous éloigne un peu plus du trio gagnant de la démarche négaWatt « sobriété, efficacité, renouvelables ». Et qui nous rappelle qu’en matière de pointe électrique, la France mérite… un zéro pointé !
 
SERGE ORRU Directeur général du WWF France

Et en Bretagne ?

La moitié du parc de chauffages électriques européen est en France. En France 30% de l'habitat existant (7,8 millions de logements) est chauffé uniquement à l'électricité. En Région Bretagne c'est pire: 35%. Or, dans les nouvelles constructions le chauffage électrique, c'est 75% des installations de chauffage. Donc le phénomène s'aggrave. Et comme la Bretagne est un territoire en forte croissance démographique, 25 à 30.000 habitants supplémentaires chaque année, c'est la "double peine".

hessel

-156-Sales Gamins !

Plus moyen de faire confiance aux jeunes !

gamin

"Tout le socle des conquêtes sociales de la Résistance est remis en cause. On ose nous dire que l'État ne peut plus assurer les coûts des mesures citoyennes. Mais comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée? Sinon parce que le pouvoir de l'argent, tellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'État."

Stéphane Hessel, 93 ans, "Indignez-vous", 3€ chez votre libraire

-155-Bococa à la giga-manif de Plouray

Avisss au bon peuple des badauds !

L’auguste, l’ineffable et très odorante
compagnie BOCOCA (bouc, coq, caïman)
de retour d’Abidjan (À-fric occidentale)
Participera au giga rassemblement organisé par NPCB (Nature et Patrimoine Centre Bretagne)
à Plouray le samedi 13 novembre 14h
(place de la bascule)


Monsieur GDE (Gros Désastres Environnementaux)
Chaperonné par le SSEPR (Sous-Secrétaire d’Etables aux poubelles du royaume),
Délégué Génial du GE (Gronul de l’Environnement),
cherchera un PCT (Petit Coin Tranquille)
pour faire un max de fric avec sa GC (Grosse Crotte)

Son navire poubelle PK (Probo Koala)
accostera ensuite aux rives de l’Ellé
vers 15h30 GMT (Greenwich Mean Time)

-Tout ceci ne serait-il pas un peu trop énoorme, père Ubu ?
-La réalité est encore bien plus piire, mère Ubu. Notre avenir ne tient qu’à une corde.
-Faudra que je la choisisse bien costaud.
Plouray = Plogoff

DISCOURS du Sous secrétaire d'étable et ÉCHOS PHOTOS signées Éric Legret  autres photos de la manif

visible en vidéo sur le site Agence Bretagne Presse

Electeurs, électrices électriciens
    En ma qualité de sous-secrétaire d’étable aux poubelles du royaume de Petite Sarkosie, sénéchal en chef du Gronul de l’Environnement, j’ai l’insigne honneur de vous présenter un nouveau venu dans notre paysage rural, qui manquait jusqu’ici un peu d’animation, car les poudjas, du côté de Kerguzul, ça finit par devenir un peu monotone : je veux parler de mon maître et ami GDE, que voici.
(GDE, cigare, chaîne en or, gros bide et haut de forme, le tient au cou par une corde)
    GDE : un sigle que certains d’entre vous, mal intentionnés, traduisent par Gros Dégâts Environnementaux. Ce qui le peine beaucoup, hein Guy ? GDE : il s’agit de Guy Dauphin Environnement.
    GDE ici présent, accompagné aujourd’hui de son petit navire.
(Navire poubelle à tête de mort)

        début

    Oui GDE, qui sait naviguer, ou du moins vous mener en bateau, veut vous aider à protéger votre environnement. S’il n’aimait pas l’environnement, soyez certains qu’il n’aurait pas inscrit ce E dans son sigle. Il se serait, par exemple, au lieu de GDE, appelé DGM comme Dauphin Grosse Merde. Ce qui aurait fait, ma foi, très mauvais effet.

    Surtout du côté d’Abidjan où son joli bateau poubelle le Probo Kaola que voici, avec son commandant, que voilà, a déjà plusieurs macchabées sur le dos (Il chante avec le commandant « il était un petit navire qui n’avait ja-ja-jamais pollué »)
-Tout va bien commandant ?
-Rien à signaler !
-Pas d’iceberg à l’horizon ?
-Rien à signaler
    Guy a fait de la taule en Afrique, mais faire de la taule en Afrique n’empêche pas de faire du fric en taule.
 … Il est vrai que la dizaine de macchabées consécutifs au déchargement des produits toxiques à Abidjean, étaient tous Africains… faut bien qu’ils meurent d’une façon ou d’une autre, ces Africains. Si c’est pas avec les déchets toxiques, ce serait en crevant de faim en mer, dans des embarcations de fortune, en fuyant l’avancée du désert lié au réchauffement climatique. Vous croyez que c’est mieux ? Autant donc qu’ils meurent utiles, en nous prévenant de la dangerosité de certains déchets toxiques, chose que mon ami Guy ne pouvait pas deviner à l’avance… comme au Moyen âge, pour vérifier que la nourriture du châtelain n’est pas empoisonnée, il faut bien d’abord la faire goûter au chat.

    au micro

    Y’en a qui dise que 150 hectares de décharge c’est quand même beaucoup et qu’avec ça on pourrait avoir une jolie ferme. Vous croyez qu’un grand gaillard comme Guy n’est pas capable de tenir une ferme ? La ferme, il connaît, d’ailleurs il va vous le dire lui-même :
-(Guy, sortant son pistolet) « La ferme » !
    Vous voyez qu’il peut faire un bon paysan !

    Y’en a qui disent : Va y avoir des incendies. Et alors ? Vous n’avez jamais entendu parler des pompiers ? Guy peut même vous faire un pompier gratuitement…(plus bas)  et même vous enculer si vous voulez !

    Y’en a qui disent : ça suffit ! c’est assez ! Cétacé parfaitement, ce Dauphin fait partie de la famille des Cétacés.

    Y’en a qui disent ouais…bon… et puis alors… et ceci et cela etc etc. Je réponds non !

    Y’en a qui disent que ça va éloigner les touristes, alors qu’un Dauphin dans l’Ellé ça devrait plutôt de les attirer. Regardez à côté de chez vous le Zoo de Pont Scorff.

    Y’en a qui disent que ça va être la pollution permanente. Faux ! Avec Guy ce sera la protection périodique. Il s’en tamponne, mais il sait tirer les ficelles.

    Y’en a qui disent : on a déjà le tout à l’égout. Avec Guy, en plus du tout à l’égout,  vous aurez le tout à l’Ellé, ce qui est quand même du niveau au-dessus.

    Y’en a qui disent qu’il va y avoir plein de camions sur les routes. Vous voulez qu’ils circulent où les camions ? Dans les chemins creux ? Alors fallait pas commencer par les bousiller, bandes d’ignares !
marche
    Y’en a qui disent : pas de Dauphin au pays du roi Morvan ! Mais qui dit roi, dit forcément dauphin. Faudrait tirer la leçon de l’histoire. Louis 2 était bien le dauphin de Louis 1, qui lui-même était le Dauphin de Louis zéro. Louis 3, le dauphin de Louis 4. Louis 11 le dauphin de Louis 10. Et ainsi de suite. Dites-moi n’importe quel chiffre et je vous trouve aussitôt son dauphin.

    Y’en a qui disent : va y avoir des huiles usagées à Plouray. Et alors ? Vous avez déjà Michel Morvan, une huile qui en est à son 5ième mandat. Avec les huiles, vous pourrez toujours faire des frites et comme les poulets Doux sont juste à côté : poulets frites tous les jours, ce qui vous changera de l’andouille de Guéméné.

    Mais les gens sont comme ça : ils veulent toujours plus. On leur donne l’huile, ils veulent les frites. On leur donne les frites, ils veulent le poulet. Et quand on leur donne rien, ils en veulent un peu. Retraite à 60 ans et compagnie.

    Faut bien savoir que si vous mettez la batterie en charge, faut bien un jour qu’elle décharge et qu’on la jette à la décharge. Pas de charge sans décharge. Et réciproquement le contraire. Comme la clôture électrique pour les vaches. Seul conseil pendant la décharge : ne pas pisser sur le fil électrique.
   
    Qui dit pollution, dit dépollution. Qui dit merde dit démerde. Y’a du fric à faire des deux côtés. Surtout du côté de la merde, car personne n’en veut et ça fait monter le prix du water.


    Vous seriez vraiment trop bêtes de refuser cette merde que GDE vous offre à l’œil, sous prétexte qu’elle sent mauvais. Comme disait ma grand-mère : « Quand on donne à manger au chat, faut bien s’attendre aussi à ce qu’un jour il fasse sa crotte… et qu’il l’enterre ensuite avec les pattes de derrière. »

flotte


    Sur son lit de mort, ma grand-mère disait aussi (Il sort un papier de sa poche)  « La meilleure façon d’éliminer les déchets, c’est de ne pas en pro… en pro… en pro… » 

Elle n’a pas pu finir sa phrase. Elle a clamsé avant la fin du mot. Depuis je cherche en compulsant les dictionnaires. 

Pro… téger ? Pro…spérer ? Pro…specter ? Pro… fiter ? Pro… state ? Pro… stituer ? 
    (S’adressant au premier rang) Vous avez une idée ?

    (GDE le bâillonne pour le faire taire et le fait descendre du podium avec sa corde puis la manif se met en route sous la pluie vers le site convoité par GDE en bordure d'un affluent de l'Ellé)

Autres échos visuels et sonores : site ABP

-154-Détournement

Le détournement d'images est un art. Déjà, en 1968, les situationnistes s'y étaient attelé.

retraites

    Sur le web, en ces temps de manifs et de déroute sarkosienne (cf cette photo de manif, prise en Vendée), le film "La chute" inspire avec bonheur l'humour féroce des artistes du détournement. Bruno Ganz, réfugié dans son bunker élyséen, fait merveille à organiser la riposte du pouvoir ou a faire vendre par ses ministres les CD de Carla ...

bunker élyséen

Carla :

les CD de Carla

... tandis qu'un éminent professeur chinois nous dit tout le bien qu'il pense des larbins français :

professeur kouign aman

24/10/2010

-153-Embarquement immédiat

La Compagnie BOCOCO, de Bretagne Intérieure,
dépasse les bornes !

port-carhaix


    Elle rame depuis quelques jours avec persévérance sur le Canal de Nantes à Brest pour rejoindre Douarnenez, capitale de la sardine, afin de participer au grand rassemblement régional contre les algues vertes et bleues du 19 septembre 2010 à Sainte Anne La Palud.


    Elle a franchi la frontière des Côtes d'Armoc'h et du Finistère le vendredi 10 septembre à 2 heures du matin GMT et fait escale sur le coup de 14 heures à Port-de-Carhaix pour embarquer vivres, eau potable (le peu qui en reste), la bannière de Saint Nitrate de Lisier, l'abbé Ollivro des Algues, bientôt cardinal, venu du Grand Nord pour bénir l'embarcation, un apothicaire pour soigner le foie d’un matelot ainsi que l'urticaire d’un cochon tombé dans les algues bleues lors d'une manoeuvre, un porcelet évadé d'une maternité porcine industrielle que l'équipage a décidé de nourrir au biberon pour le soustraire à l'élevage concentrationnaire, une fosse portative mais néanmoins septique, un pan de talus sauvé du remembrement, un bouc, une fourche, deux coqs, une pleureuse, une mairie annexe, un radeau, deux méduses, quelques bons mots et une grosse surprise.

    Mr Algues Bleues et Vertes, placé par le gouvernement à la barre de l’arche de Noé, espère conduire l'expédition à bon port. Le bon peuple des badauds a été invité à encourager l’équipée ce vendredi 10 septembre 2010 à 14.00 heures précises à l’embarcadère de Port-de-Carhaix.

Photo : Après l'embarquement, l'équipage au complet vogue vers Douarnenez. Masques et  mise en espace : Compagnie BOCOCO (principalement Erwan Chotard et Sylvie Gourdon) 

Manif contre les algues vertes à Ste Anne la Palud le 19 septembre 2009 :

voir la vidéo de Fanny Chauffin

et aussi les nombreuses autres photos sur le site d'Eric Legret : http://actualites.ericlegret.fr/index.php?topic=59.0


-152-Le Fur no futur

Le 16 juin, l’Assemblée Nationale a cédé une fois de plus devant l’offensive des organisations professionnelles du cochon. À la demande de députés bretons, emmenés par M. Le Fur (UMP), un amendement relève désormais le seuil d’autorisation, pour les porcheries de 450 à 2000 places, et pour les poulaillers, de 30 000 à 40000 places. L’État se priverait ainsi d’un moyen de contrôle de la production de lisier, et ouvrirait encore plus le robinet de la pollution. 

Lamballe

Manif ce samedi 26 juin 2010 devant la permanence du député Marc le Fur. Dépôt d'algues vertes et serment des manifestants de ne plus consommer de cochon industriel.

À l’heure où les marées vertes envahissent nos plages, où les algues bleues ( cyanobactéries) prolifèrent dans nos rivières, cette Loi du Lisier Maximum serait une trahison des engagements pris par le gouvernement pour lutter contre ces pollutions, et une capitulation en rase-campagne devant les pollueurs.
Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à rejoindre les associations signataires, à s’opposer à cette décision en signant la pétition demandant son retrait : http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=119

le Fur

Plus que jamais nous avons besoin d’elles et d’eux pour s’adresser en leur nom aux parlementaires, pour leur dire que la Bretagne n’est pas une porcherie, que c’est vers la qualité et non la quantité qu’il faut se tourner, qu’il faut diminuer le nombre de cochons ( 600 au km2 en Côtes d’Armor pour une moyenne nationale de 50), et non permettre son augmentation clandestine.

Organisons la résistance pour que l’eau de nos rivières n’ait plus l’odeur de lisier, et nos plages celle des algues vertes en décomposition.

Si cette mesure n’est pas retirée (elle est mise au vote de l'assemblée le 30 juin), nous demanderons à l’Europe de sanctionner la France, devenue alors un véritable État voyou en matière d’environnement.

Devant la porte de la permanence Le Fur, le représentant des cochons bretons sur paille propose un "amendement Bettencourt" : le transfert sur une île des Seychelles de tous les cochons industriels excédentaires.

Petit avantage collatéral de cet amendement le Fur : les dégâts à l'environnement tournant en Bretagne -60% des cochons de l'hexagone pour seulement 7% du territoire- à la catastrophe économique : tourisme en berne, mais aussi impasse d'une agriculture ne tenant debout qu'à coups de subventions et d'aides à l'export, écologique (coût faramineux du ramassage des algues) et sanitaire (mort des chiens, du cheval, du transporteur d'algues vertes...) un nouveau scandale identique à celui de l'amiante et du sang contaminé va finir par éclater devant les tribunaux. 

Le travail des enquêteurs sera largement facilité pour remonter la piste des coupables. L'adresse de la permanence lamballaise du député Le Fur dans cette "mecque du cochon" : 8 rue des Augustins. Signe distinctif : pas de boîte aux lettres sur la porte, ce qui est un comble quand on se veut représentant du peuple !

(photos André Morice) 

-151-Blum et Mandel

Petite diversion aux histoires de cochons : le plaisir de remonter sur scène en compagnie de Jean Lebrun

Première lecture-spectacle publique de la pièce de théâtre
« L’UN DE NOUS DEUX »
de Jean Noël JEANNENEY
(Edition Portaparole novembre 2009)

avec
Jean Lebrun dans le rôle de Mandel
Jean Kergrist dans le rôle de Blum

    Jean Noël Jeanneney a confié à Jean Lebrun, Directeur-adjoint de France culture, le soin d’une lecture publique de sa pièce de théâtre récemment éditée. Jean Lebrun,
 avec qui j'anime l’émission de télévision mensuelle d’Armortv, «Les Frères Jean » se glissant dans la peau de Mandel, m'a proposé de de lui donner la réplique dans le rôle de Léon Blum. Après plusieurs répétitions à Saint Brieuc, sur une terrasse dominant la vallée du Légué (cf photo ci-dessous), le travail, esquisse sobre d’une mise en scène future, vient d’aboutir. À l’invitation du député-maire, la lecture-spectacle a été proposée au public de Saint Dizier, pas très loin de Colombey-les-deux-églises, pour fêter la réouverture du théâtre à l’italienne de la ville, récemment restauré.

    Blum


LA PIECE
    Il s’agit d’un dialogue imaginaire, les 27 et 28 juin 1944, entre Léon Blum et Georges Mandel, livrés par le régime de Pétain aux Allemands, et emprisonnés dans une petite maison proche du camp de concentration de Buchenwald. Ils y sont demeurés ensemble près de quatorze mois à partir du printemps 1943.
    Apprenant l’exécution de Philippe Henriot, ministre de l’information de Vichy, par la Résistance le 28 juin 1944, ils pressentent que l’un d’entre eux va être éliminé en représailles. C’est finalement Mandel qui est renvoyé en France, livré à la Milice, et assassiné en forêt de Fontainebleau, le 7 juillet. Léon Blum, après s’être attendu constamment à subir le même sort, survivra.
    Les deux hommes, au fil des péripéties de leur angoisse et de leur espoir, confrontent leur vision du monde et de la politique, en se référant aux deux grands hommes dont ils se veulent les disciples : Jean Jaurès pour Blum, Clemenceau pour Mandel, si bien que leur dialogue paraît souvent s’élargir à quatre voix.

le programme des festivités :
-Dernière répétition en public à Blumeray (Haute Marne), le 18 juin 2010
-Première lecture-spectacle pour l’inauguration du théâtre de Saint Dizier (52), le 19 juin 2010
-Reprise à l’atelier Picasso (Grenier des Augustins, Paris 6e) le 28 juin 2010 à 20h
... puis peut-être à Brest début décembre (festival Longueur d'ondes)

-150-Nouvelle Résistance

Ce 13 juin 2010 à Trédudon le Moine (29) plus d'un millers de militants se sont regroupés pour un pique-nique résistant.  Les premiers maquis bretons avaient vu le jour en 1940 dans ce hameau des Monts d'Arrée.
Il s'agissait de commémorer, comme sur le plateau des Glières, le programme du Conseil National de la Résistance (protection sociale, retraites, liberté de la presse...), aujourd'hui remis en cause par l'internationale du capitalisme financier, contraignant les états à sacrifier sans scrupules leurs citoyens.
Beaucoup plus revigorant que les apéros géants ! Résistons !

resistance

en avant, avec les moyens du bord,  pour la nouvelle résistance !

benne

"Les cochons parlent aux cochons" : du haut d'une benne de tracteur le délégué des cochons sur paille, lance son appel à la résistance.

Les cochons industriels vont-ils rejoindre le maquis ?

-149-C'est qui qui ?

qui ?

900 panneaux publicitaires de 4m2, commandés par le comité Régional Porcin de Bretagne, ont fait leur apparition, début juin, sur les grands axes de 4 départements bretons. On y apprend, à coup de cœurs et de flèches, que les 31.000 emplois de la filière porcine sont « directs et non délocalisables » , « investis dans l’environnement et le durable»… 

...aussi peu délocalisables que les poulets Doux, qui se sont fait la malle au Brésil, plus près du soja et de la main d'œuvre corvéable à merci

...et aussi durables, hélas, que depuis trente ans les algues vertes et bleues !

7 juin 2010

-148-Appel du 9 mai du Général Ubu à Truie-Brivan

 La Compagnie BOCOCO prend le maquis en cette fête de Jeanne d'Arc

Arrivée du Général Ubu sur son char Patton, tirant la papamobie agricole du grand prêtre Ollivro, précédé de l'écuyer de Jeanne d'Arc

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L'appel solennel du 9 mai à bouter les cochons industriels hors de Bretagne, bénédiction par le grand prêtre Ollivro

et remise de son bâton à merdre à Jo Boulic, sénéchal de Truie-Brivan, puis dévoilement de la plaque de la nouvelle mairie.

(photos Madeleine Ropars)

QUELQUES EXTRAITS DU DISCOURS DU GÉNÉRAL UBU (et n'engageant que lui) :

        ... "Vengeons Jeanne d’Arc, brûlée vive sur le bûcher à Rouen par l’évêque Cochon. Appelons une nouvelle croisade pour bouter hors de Bretagne cette merdre infâme ruisselant de partout, asphyxiant nos sols et nos poumons, polluant nos rivières et nos plages, nos lacs et nos esprits.
       Comme Jeanne d’Arc, qui, à Domrémy, gardait les moutons biologiques de plein air -Jeanne d’Arc avait sa carte à la Conf- sauvons ce vieux continent devenu incontinent, cette vieille Armorique, dont les couches géologiques sont aujourd'hui transformées en couches culottes. Entendons le cri du ver de terre qu’on égorge, croulant sous la merdre, englouti sous le flot de lisier. Boutons dehors les Glons, Sanders, Coopagri, Gouessant Cooperl, Ceccab... pilleurs du Tiers monde et de ses cultures vivrières pour leur seul profit. Qu'ils arrêtent de nous bassiner avec les emplois, car ils ne songent qu’à les détruire. Qu’ils arrêtent de nous faire croire qu’ils nourrissent la terre, alors qu’ils ne font que l’affamer. Que le préfet de ce département, qui a aujourd’hui le culot de s’abriter derrière le parapluie de ses chefs de service, aille donc lui-même, avec son petit seau en plastique et son râteau, ramasser les algues vertes sur les plages. Qu’il vienne à Glomel faire du canoë Kayak pour frotter sa peau poupine aux algues bleues. Que Jo Boulic, sénéchal du canton, arrête de croire, ou de nous faire croire, qu’il est paysan, alors qu’il n’est qu’un larbin au service des grosses boîtes d’aliment." ...

Masques et  mise en espace : Compagnie BOCOCO (principalement Erwan Chotard et Sylvie Gourdon)

-147-Rideau

6 mai 2010 : la culture en rideau

Depuis la mise en place du Conseil de la Création Artistique -sous la main directe du président de la République et avec la complicité d’anciens maos arrivistes, dont Jacques Blanc du Quartz de Brest (… que sont mes amis devenus !)- jusqu’aux dernières réformes des directions culturelles (Sarko va maintenant jusqu’à nommer les directeurs de chaînes), le démantèlement du ministère de la Culture est aujourd’hui opérationnel.
Parallèlement, la réforme des collectivités, pour leur retirer la clause de « compétence générale », alors qu’elles sont les premières à financer les activités culturelles, vise avant tout à saigner la création artistique ainsi que la vie associative.

Le grand élan d’après guerre, avec Malraux aux commandes, est aujourd’hui totalement sabordé par des affairistes. De la privatisation culturelle à la primatisation des citoyens, il n’y a qu’un pas. Ils veulent faire de nous des bœufs, le nez rivé sur leur volant, la parole en berne et les pieds englués dans les algues vertes pour le profit de quelques-uns.

Ne nous planquons pas dans le terrier du chacun pour soi. Ne nous laissons pas écraser individuellement au fond du trou. Il nous reste le lien de la parole. Il nous reste l’héritage des mots. Il nous reste le cri et le rire.

En solidarité avec tous les artistes réunis ce jeudi 6 mai partout en France -et à Saint Brieuc à la Passerelle- pour dire non à cet enterrement programmé, prenez le maquis.
Il y a mille manières de le faire.
La mienne, dérisoire mais déterminée : ce jeudi 20h30, dans la petite librairie Cairn, rue Olivier Perrin à Rostrenen (22), je lirai des textes jusqu’à plus soif et en parlerai. 

Faites de même, partout où existent encore des espaces de parole. Jouez hautbois, résonnez musettes ! Ouvrez vos fenêtres !
Sortons de nos trous à rats !

« Si les vaches pouvaient parler entre elles, l’abattoir n’en aurait plus pour longtemps » Bertolt Brecht.

-146-Fontaine

Ce 1er mai 2010, après un chantier commencé le matin, les membres du BAGNE (Breizh Assocition Glomel Nature Environnement) ont inauguré le sentier conduisant à la fontaine républicaine des bagnards du Camp de Glomel, débarrassée de ses broussailles. Autre manière de dire non au bagne à poule qu'on voudrait nous imposer, juste à côté, à seulement 20 mètres des remblais de la Grande Tranchée, au mépris de nos narines, de nos yeux, de nos poumons et de notre patrimoine.

À 18h les officiels (Compagnie Bococo) ont coupé le ruban à l'entrée du chemin et devant la fontaine républicaine.

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...en souhaitant que l'eau qui coule de cette fontaine arrive en bon état à l'estuaire !

(photos : Suzanne Hamon et Émilie Resmond)
Masques et  mise en espace : Compagnie BOCOCO (principalement Erwan Chotard et Sylvie Gourdon)

-145-Larbins

(« De necessitas larbinis » Cicéron)

    Portes valises des puissants, tels de gentils caméléons, les larbins mettent toute leur é